Service de garde
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Thème: Service de garde Ordre

Les parcs avec aménagement naturel sont propices au jeu libre et actif des enfants

En matière de parc et de terrain de jeux pour les enfants, la tendance actuelle vise à créer des aires de jeu dynamiques, incluant de la végétation et plusieurs composantes naturelles.

Le mieux-être des jeunes Autochtones du Nord: miser sur leurs atouts

Le Conference Board du Canada publie un rapport qui apporte un nouvel éclairage afin d’aider les communautés autochtones du Nord à contribuer au mieux-être de leurs jeunes.

Améliorer la qualité de l’alimentation des jeunes enfants: une initiative française

Cinq associations françaises de la région des Pyrénées-Orientales proposent des projets innovants pour améliorer la qualité de l’alimentation servie aux jeunes enfants à la maison et à la garderie.

Bulletin Investir pour l’avenir: un numéro dédié à la famille et la petite enfance

Dans sa plus récente édition, le bulletin national d’information Investir pour l’avenir, publié par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, se penche sur les enjeux entourant la promotion des saines habitudes de vie auprès des enfants et leur famille.

Favoriser le développement moteur des tout-petits à la garderie

Résumé

Les faits Les tout-petits sont maintenant de plus en plus sédentaires. Cette sédentarité peut nuire à leur développement moteur et entraîner des problèmes d’obésité et des troubles d’apprentissage. Des pistes d’actions Plus d’activité physique au programme De l’espace pour bouger à l’intérieur et à l’extérieur Plus de temps pour le jeu libre

3 heures de télé par jour chez les tout-petits nuiraient à leur développement

Les tout-petits qui passent plus de 3 heures par jour devant la télévision auraient un risque accru de souffrir d’un retard de croissance physique et intellectuel, ainsi qu’à être victimes d’intimidation, selon une étude québécoise publiée dans le journal Pediatric Research.

Priorité à l’amélioration des habitudes de vie des jeunes Québécois

En cette période de campagne électorale, un enjeu de santé et d’économie important doit être mis de l’avant : l'amélioration des habitudes de vie des jeunes Québécois.

Donner des outils aux parents pour améliorer la littératie physique des enfants

Les intervenants engagés dans le développement des enfants devraient outiller les parents pour les aider à améliorer le savoir-faire physique des enfants.

Pour combattre l’obésité: le Brésil se donne un nouveau guide alimentaire

Le Brésil présente un plan simple pour faire reculer l’épidémie d’obésité dans un nouveau guide alimentaire mettant l’accent sur les repas complets et non sur les nutriments.

Le taux d’obésité chez les 2-5 ans a-t-il vraiment diminué de 43% aux États-Unis?

En février 2014, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis annonçaient une baisse significative de 43 % des taux d’obésité chez les jeunes Américains de 2 à 5 ans depuis les 10 dernières années.

Colloque «Santé et petite enfance: comment soutenir les saines habitudes de vie en contextes éducatifs»

Dans le cadre de son 82e congrès, l’ACFAS présente le colloque « Santé et petite enfance : comment soutenir les saines habitudes de vie en contextes éducatifs? ».

Saine alimentation des tout-petits: une responsabilité à partager

Selon un sondage récent, les parents tiennent beaucoup à ce que leur enfant mange sainement et s’attendent à ce que le milieu de garde lui offre une alimentation modèle. Mais le sondage révèle aussi que les parents ont du mal à poursuivre cette responsabilité à la maison…

Compte rendu de la conférence de Marie Marquis, Ph. D., vice-doyenne, Faculté des études supérieures et postdoctorales, professeure titulaire, Département de nutrition, Faculté de médecine, Université de Montréal.

Au programme :

Les parents et la saine alimentation Le rôle du service de garde en matière d’alimentation, selon les parents Responsabilités ou compétences liées à une saine alimentation Sujets et thèmes sur lesquels les parents aimeraient recevoir de l’information Les sources d’information des parents

Bien nourrir son enfant est toujours un défi en 2011. C’est ce qui ressort d’un sondage mené auprès d’environ 700 parents, dont 93 % de mères, essentiellement des parents de milieux privilégiés, dans le cadre du projet Offres et pratiques alimentaires revues dans les services de garde du Québec. Dirigé par Marie Marquis, Ph. D., ce projet cherche avant tout à aider les services de garde à améliorer leur offre alimentaire. Mais, pour avoir un portrait plus complet de la situation, il était essentiel de sonder aussi l’attitude des parents.

 1. Les parents et la saine alimentation 

Les parents se sont dits entièrement d’accord (62 %) et d’accord (28 %) avec les principes de la saine alimentation énoncés par le gouvernement du Québec1. Plus encore, 97,5 % était d’avis que le service de garde doit être un modèle en matière d’offre alimentaire.

« Les parents sont très exigeants à l’égard de l’alimentation offerte en service de garde. Mais ont-ils la même rigueur à la maison? Les habitudes de consommation des enfants nous révèlent que l’alimentation des enfants au Québec est à texture molle, grasse, salée et pauvre en fibres. Ce n’est pas ce que l’on veut trouver en service de garde, mais il semble que c’est ce que l’on retrouve dans les paniers d’épicerie », observe Marie Marquis.

2. Le rôle du service de garde en matière d’alimentation, selon les parents

97 % des parents ont affirmé que les services de garde devraient offrir des repas et des collations répondant aux besoins nutritionnels des enfants. « Par ailleurs, on sait qu’une grande partie des enfants ne mangent pas assez de fruits et légumes, de produits laitiers, de fibres. Les parents souhaitent-ils que les services de garde comblent ces apports non couverts à la maison? », poursuit-elle. 94 % des parents ont dit vouloir être informés des comportements alimentaires de leur enfant qui méritent une attention. 85 % des parents souhaitent que les services de garde réalisent des activités éducatives en lien avec la nutrition, qu’ils aident les enfants à développer de bonnes manières à table (64 %) et qu’ils proposent de nouveaux mets ou aliments à leur enfant (54 %). 83 % des mères accordent à l’éducatrice un rôle aussi important que le leur dans l’éducation alimentaire de leur enfant. « Les enfants passent 5 jours au service de garde. Ils y prennent généralement un repas et deux collations. L’éducatrice est alors le substitut de la maman et les mères en sont conscientes », commente Marie Marquis.

« Est-ce que mon enfant a bien mangé? »

Les parents s’adressent essentiellement aux éducatrices lorsqu’il est question de l’alimentation de leur enfant. Rarement, ils s’adressent à la direction ou à la cuisinière. « Ce sont pourtant les cuisinières qui voient aux repas. Est-ce en raison des horaires? On peut aussi s’interroger sur la nature des questions et des réponses qui ont cours dans ces échanges entre les parents et les éducatrices », note la chercheuse.

3. Responsabilités ou compétences liées à une saine alimentation 

Ces compétences tournent autour de 3 pôles :

Qu’est-ce qu’on mange? Quand le mange-t-on? Où le mange-t-on?

Malheureusement, déplore Marie Marquis, plusieurs parents n’ont pas appris ces compétences. Elle souligne que ces responsabilités sont les mêmes qui incombent à l’éducatrice en service de garde.

Qu’est-ce qu’on mange?

« Éducatrices et parents ont, par exemple, la responsabilité de planifier les repas, de s’assurer d’offrir des aliments sains en quantité suffisante et dans une variété intéressante. Ils ont aussi le devoir d’accompagner l’enfant dans sa quête d’autonomie alimentaire, sans le restreindre ou l’obliger à manger. J’ajouterais qu’ils ont la responsabilité de cuisiner, et même de cuisiner devant l’enfant, afin de réduire leur dépendance à l’industrie alimentaire et permettre à l’enfant d’apprendre », résume-t-elle.

Quand et où le mange-t-on?

Côté organisation, le parent, comme l’éducatrice, doit imposer une régularité autour des repas et des collations pour donner à l’enfant un cadre de vie. Cela signifie non seulement d’avoir une heure donnée pour les repas, mais aussi de restreindre les autres activités qui entrent en conflit avec la préparation et l’heure des repas. De même, il importe que ces repas se passent de façon harmonieuse, sans conflit, sans télé et à table!

 Apprendre à l’enfant à devenir responsable de son alimentation?

Selon Marie Marquis, l’un des aspects les plus souvent escamotés lorsque l’on parle de l’alimentation chez les jeunes, c’est la responsabilité qu’ils doivent eux-mêmes acquérir en vieillissant.

Des exemples :

respecter l’aliment; respecter le privilège de manger; respecter la personne qui a cuisiné.

4. Sujets et thèmes sur lesquels les parents aimeraient recevoir de l’information

La très grande majorité (84 %) veut des conseils sur la préparation de repas rapides et sains, des idées de collations nutritives (78,5 %) et savoir comment modifier une recette pour en améliorer la valeur nutritive (70 %). « Ce n’est pas parce que l’on manque d’information. Il y en a juste trop! Les parents sont perdus dans une cacophonie d’information! »

67 % exprime une grande préoccupation à l’égard des portions et 65 % à propos des  comportements alimentaires difficiles des enfants, comme les refus ou les caprices. 60 % veut savoir comment développer le goût chez l’enfant et 55 %, comment imposer des règles et des routines alimentaires. La moitié cherche des trucs pour faire manger plus de fruits et de légumes aux enfants. 41 % des parents souhaiteraient être capables de mieux lire les étiquettes et 38 % d’entre eux aimeraient comprendre le lien, s’il y en a un, entre l’hyperactivité et l’alimentation. Moins du tiers (30 %) souhaite avoir des conseils pour prévenir l’excès de poids chez l’enfant.

Selon Marie Marquis, la conclusion qui s’impose est qu’il faudra répéter les messages. Et vraisemblablement, il faudra les simplifier davantage.

5. Les sources d’information des parents 

Lorsqu’ils cherchent de l’information concernant l’alimentation de leur jeune enfant, les parents consultent d’abord les écrits, suivis du médecin, et des parents et amis.

Concernant l’information qui vient d’autres personnes, « elle n’est pas nécessairement inexacte, mais il se véhicule encore beaucoup de mythes alimentaires. Par exemple, que c’est le fromage qui constipe l’enfant! », prévient Marie Marquis.

Voici leurs principales sources d’information :

les livres : 68 % les sites web : 63 % les magazines : 62 % les publications du gouvernement : 52 %  le médecin : 48 % les émissions de télévision : 40 % les amis : 37 % les parents et grands-parents : 36 % les parents d’enfants : 32 %

6. Quelques principes de La vision de la saine alimentation mis de l’avant par le gouvernement du Québec :

Une alimentation saine est constituée d’aliments diversifiés et donne priorité aux aliments de valeur nutritive élevée sur le plan de la fréquence et de la quantité.

En plus de leur valeur nutritive, les aliments véhiculent une valeur gastronomique, culturelle ou affective.

La saine alimentation se traduit par le concept d’aliments quotidiens, d’occasion et d’exception, de même que par des portions adaptées aux besoins des personnes.

Les divers milieux doivent présenter une offre alimentaire en concordance avec leur mission, où la proportion des aliments quotidiens, d’occasion et d’exception pourra varier.

Pour en savoir plus 

Nos petits mangeurs

Tout le monde à table

La présentation de Marie Marquis

Le cas des services de garde et des responsabilités parentales de Québec en Forme

 

Priorité: prévention de l’obésité, exigent la Coalition Poids et plus de 80 médecins

Dans une lettre cosignée par plus de 80 médecins, la Coalition Poids demande aux futurs élus de s’engager à mettre la prévention de l’obésité au sommet des priorités nationales.

Jeunes pousses offre des formations pour ses programmes

L’organisme Jeunes pousses offre du transfert d’expertise pour ses deux programmes « Un trésor dans mon jardin » et « Éducation sensorielle au goût ».

Le poids et l’alimentation des jeunes: la situation au Québec

La prévalence du surpoids chez les jeunes a augmenté en flèche au cours des dernières années. Bien que les causes soient diverses et complexes, on a tendance à considérer que c’est la transformation du mode de vie qui est en cause. Portrait de la situation nord-américaine.

 

Compte rendu de la présentation de Lyne Mongeau, professeure adjointe de clinique à l’Université de Montréal et coordonnatrice du Plan d’action gouvernemental de promotion de saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids pour 2006-2012, Investir pour l’avenir, au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.

La hausse de l’embonpoint et de l’obésité chez les jeunes Québécois est-elle alarmante? Les données présentées par Lyne Mongeau permettent de prendre toute la mesure du problème.

Déjà un fardeau pour le système de santé, cet accroissement des problèmes de poids chez les jeunes aura vraisemblablement des conséquences encore plus importantes lorsque ceux-ci atteindront l’âge adulte, en augmentant leurs risques de maladies chroniques.

« L’obésité infantile accroît le risque d’obésité à l’âge adulte. On sait qu’une fois l’excès de poids établi, il est difficile de le perdre. Une bonne partie de ces jeunes n’y parviendra pas, d’où l’importance de la prévention. De plus, il ne faut pas oublier le fardeau psychosocial qui est associé au surpoids dans un monde qui valorise autant la minceur », souligne Lyne Mongeau.

1. Le surpoids des jeunes en chiffres au Québec, au Canada et aux États-Unis

Le taux de surpoids chez les enfants de 2 à 5 ans est plus bas aux États-Unis (16 %) qu’au Canada (21 %) et qu’au Québec (26 %). La tendance se renverse chez les 6 à 11 ans : le surpoids atteint 30 % aux États-Unis, 26 % au Canada et 18 % au Québec. Partout, le surpoids chez les 12 à 17 ans est à la hausse et atteint 32 % aux États-Unis, 29 % au Canada et 24 % au Québec.

Certains facteurs sociodémographiques semblent liés au poids : la scolarité du ménage, le revenu, le lieu de résidence (rural/urbain).

Pour le Canada, les taux combinés de surpoids et d’obésité ne sont pas différents dans les milieux à revenu faible ou élevé. C’est dans la classe moyenne que l’on retrouve le pourcentage le plus élevé d’excès de poids.

Au Québec, par contre, ce sont les enfants provenant de famille à revenu élevé qui présentent le moins de problèmes de surpoids. Constat général : au-delà des différences entre les pays, pratiquement le quart des enfants présente maintenant un problème de surpoids. « Il y a 25 ans, le surpoids chez les enfants était pratiquement absent », indique Lyne Mongeau.

2. La préoccupation excessive à l’égard du poids

De 35 % à 42 % des jeunes expriment un désir de maigrir dès l’âge de 13 ans, selon des études3menées aux États-Unis, au Canada et au Québec. Cette proportion augmente avec l’âge : à 15 ans, plus de 55 % des jeunes aux États-Unis souhaitent maigrir, contre 44 % au Canada. Au Québec, 37 % des jeunes de 16 ans aimeraient aussi perdre du poids. Même s’ils ont un poids normal, environ 30 % des jeunes sont insatisfaits de leur poids et de leur image corporelle.

Un facteur de surpoids

Les personnes qui se perçoivent trop grosses essaient souvent différents moyens pour maigrir, qui peuvent être inappropriés et même dangereux. Au final, elles reprennent fréquemment plus que leur poids initial. Cela contribue, dans une certaine mesure, à l’épidémie d’obésité. « Comme société, on n’a jamais été aussi gros et, en même temps, on n’a jamais autant essayé d’être minces. Cela nous montre une autre dimension de la complexité du problème », observe Lyne Mongeau.

3. La consommation alimentaire

Il y a une association significative entre une consommation quotidienne de fruits et légumes et le poids. Au Canada, plus du quart des jeunes de 2 à 17 ans qui consomment moins de 5 portions par jour a un excès de poids. Chez ceux qui en consomment 5 et plus, cette proportion est plutôt de 1 sur 5. Les boissons gazeuses sont très populaires chez les 14 à 18 ans. Un peu plus de 40 % des jeunes disent en boire quotidiennement. Aux États-Unis, ce pourcentage est encore plus élevé4, soit environ 68 %. La consommation d’aliments provenant de la restauration rapide est courante chez tous les groupes d’âge et la proportion augmente avec l’âge. Ainsi, lors d’une enquête, près de 20 % des enfants canadiens de 4 à 8 ans en avaient mangé la veille, contre environ 12 % au Québec. Chez les 9 à 13 ans, au Canada, c’est plus de 1 enfant sur 5 qui avait fait de même, contre 16 % au Québec. Sans surprise, les 14 à 18 ans en sont les plus grands consommateurs : près de 35 % dans tout le pays, contre 28 % au Québec.

« De façon générale, les jeunes qui s’alimentent régulièrement de restauration rapide consomment plus de calories, ont un apport plus élevé en gras et en gras saturés, et ont un moins bon apport en calcium. C’est, en quelque sorte, un indicateur de la qualité de l’alimentation. Quant aux boissons gazeuses, c’est devenu une normalité d’en boire fréquemment. Or, une majorité d’études ont trouvé un lien entre leur consommation et le surpoids », note Lyne Mongeau.

4. La sédentarité : des chiffres à la hausse

Au Canada et aux États-Unis, les jeunes de 6 à 19 ans consacrent environ 6 heures et plus par jour à des activités sédentaires (télévision, jeux vidéo, ordinateur). De façon générale, on ne voit pas de différence entre les jeunes de poids normal et ceux en surpoids relativement au nombre d’heures d’activités sédentaires par jour. Paradoxalement, des données canadiennes de 2004 indiquent une relation entre les activités sédentaires et le poids. À 10 heures et moins par semaine d’activités sédentaires, le taux de surpoids des 12 à 17 ans est d’environ 23 %. De 10 à 20 heures, il passe à environ 29 %. De 21 à 30 heures, il dépasse les 30 %. Finalement, il atteint 35 % à 30 heures et plus. À titre explicatif, cette différence de résultats pourrait avoir été introduite par la méthode de collecte des données. Mais il est aussi possible que le temps passé devant un écran de télé soit plus dommageable que le temps passé devant un autre type d’écran, à cause de l’incitation à manger suscitée par la publicité alimentaire

La sédentarité augmente avec l’âge

Chez les 6 à 10 ans, au Canada, 7,4 heures sont allouées quotidiennement à des activités sédentaires, contre 6,1 aux États-Unis. Chez les 11 à 14 ans, le total grimpe à un peu plus de 8,8 heures au Canada, contre 7,5 aux États-Unis Les jeunes de 15 à 19 ans y consacrent 9,5 heures au Canada, contre 8 heures de l’autre côté de la frontière.

5. Les habiletés culinaires des jeunes

Grâce au projet « Tout le monde à table », on a pu observer à quelles tâches les jeunes de 2 à 12 ans du Québec participent à la maison. Leurs réponses indiquent que :

67 % cuisinent; 33 % font l’épicerie; 38 % mettent la table; 6 % nettoient la table; 13 % lavent la vaisselle; 34 % participent à la préparation des aliments; 1 % fait le service; 7 % ne font aucune tâche. Les enfants ont envie de cuisiner : 79 % disent qu’ils aimeraient le faire plus souvent. Une grande proportion (56 %) dit ne pas cuisiner régulièrement avec leurs parents. Intérêt pour cuisiner à la baisse. Lorsqu’ils n’ont pas la chance de mettre la main à la pâte, les jeunes disent perdre l’intérêt pour la cuisine. Cet intérêt diminuerait vers 8 ans. Les filles cuisinent davantage : 49 % contre 39 % pour les garçons. Elles sont aussi plus nombreuses à dire qu’elles aimeraient cuisiner davantage : 84 % contre 74 % chez les garçons.

6. Quelles solutions pour l’avenir?

Devant ces constats, Lyne Mongeau affirme qu’il faudra répéter les messages pour :

Augmenter la consommation de fruits et de légumes; améliorer les compétences culinaires; Améliorer les choix faits dans les restos à service rapide, notamment en diminuant les boissons sucrées; diminuer le temps passé dans les activités sédentaires.

Cependant, répéter le message n’est pas suffisant. Des changements devront impérativement être apportés à l’environnement des jeunes. Par exemple, il faudra s’assurer que les aliments nutritifs sont accessibles physiquement et économiquement dans la vie de l’ensemble des jeunes, qu’ils soient appétissants, « cool » et qu’ils goûtent bons!

Cela passe, entre autres, en instaurant des politiques alimentaires. « Ces politiques sont un instrument efficace pour améliorer l’alimentation de la population. Le Québec a déjà fait plusieurs efforts en ce sens pour encadrer certains milieux institutionnels, comme les écoles et les services de santé. Mais il doit continuer à le faire. Peut-être pourrions-nous, à court terme, viser aussi les services de garde », suggère Lyne Mongeau.

Claudia Morissette pour Québec en forme

Ce reportage a été rendu possible grâce à Québec en Forme avec la collaboration del’ITHQ. 

Pour en savoir davantage

Le poids et l'alimentation des jeunesPlan d’action gouvernemental – Investir pour l’avenir1. Les enquêtes ont été réalisées en 2004 pour le Québec et le Canada, et entre 1999 et 2002 pour les États-Unis. Toutes ont utilisé des données mesurées.

2. La scolarité est déterminée par le plus haut diplôme obtenu par l’un des parents. Quant au lieu de résidence, urbain ou rural, il n’y a pas de différence significative au Québec concernant la prévalence de problèmes de poids chez les jeunes (2 à 17 ans). Ce n’est pas le cas chez les adultes cependant. En ville, où l’on dépend moins de l’automobile pour ses déplacements, les problèmes de poids sont moins nombreux.

3. Il y a l’embonpoint (IMC de 25 à 30 chez l’adulte et les valeurs correspondantes selon l’âge et le sexe chez les jeunes) et l’obésité (égal ou supérieur à 30). L’excès de poids ou le surplus de poids est l’addition des 2, donc tous ceux qui sont au-dessus d’un poids normal.

4. Les études ont été menées en 2001 et 2002 au Canada et aux États-Unis, et en 1999 au Québec.

5. La définition de la catégorie « boissons gazeuses » est plus large aux États-Unis qu’au Canada. Ils s’y retrouvent donc une plus grande variété de boissons, ce qui peut en partie expliquer la différence entre les pourcentages. Par ailleurs, les données ont été récoltées entre 1994 et 1998.

6. Les données ont été recueillies grâce à un accéléromètre. Il s’agit d’un capteur porté par la personne qui enregistre l’activité physique quotidienne réelle. Les données canadiennes ont été recueillies en 2007-2009 et celles des États-Unis en 2003-2004.

7. Les données proviennent du projet « Tout le monde à table » (2010-2011), pour lequel 5000 jeunes ont été interrogés sur leurs habiletés et habitudes en cuisine.

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