Faits saillants de la recherche - Québec en Forme

Ces publications de Québec en Forme présentent l'état actuel de la recherche sur les politiques et les facteurs environnementaux associés à un mode de vie physiquement actif et une saine alimentation chez les jeunes.

Le jeu libre à l'extérieur, indispensable au développement des jeunes
Ce document explique comment jouer librement à l’extérieur peut contribuer à augmenter l’activité physique chez les jeunes. (Québec en Forme, Faits saillants de la recherche, Numéro 9, mars 2012)

Saine alimentation chez les jeunes: modifier l’environnement bâti
Voici une revue des différentes stratégies utilisées au Québec et aux États-Unis pour améliorer la saine alimentation dans les collectivités. (Québec en Forme, Faits saillants de la recherche, Numéro 8, juillet 2012)

L’influence de l’environnement bâti sur les choix alimentaires des jeunes
Cette synthèse explique l’importance de s’intéresser à l’environnement bâti qui peut améliorer l’alimentation des jeunes. (Québec en Forme, Faits saillants de la recherche, Numéro 7, février 2012)

L’aménagement pour l’activité physique de loisirs
Cette fiche résume la situation entourant les environnements favorables à l’activité physique et offre des pistes d’actions pour les professionnels de la santé, des loisirs et de l’aménagement. (Québec en Forme, Faits saillants de la recherche, Numéro 6, avril 2011)

L’école à pied et à vélo, activité physique et résultats en matière de santé
Ce document explore les facteurs qui encouragent la marche et l’utilisation du vélo pour se rendre à l’école, ainsi que l’effet positif du transport actif sur la santé des jeunes. (Québec en Forme, Faits saillants de la recherche, Numéro 5, avril 2011)

Les bénéfices économiques des espaces verts, des installations de loisirs et des aménagements urbains favorables à la marche
Les espaces verts, les aires de loisirs et les aménagements favorables à la marche ont, non seulement un effet positif sur la santé, mais ils présentent également des bénéfices économiques pour les municipalités. (Québec en Forme, Faits saillants de la recherche, Numéro 4, mars 2011)

Parcs, terrains de jeu et mode de vie physiquement actif
Cette synthèse démontre de quelle façon les parcs et terrains de jeux, lorsqu’ils sont revitalisés, peuvent réduire la sédentarité chez les jeunes et peuvent offrir plus d’occasions d’activités physiques. (Québec en Forme, Faits saillants de la recherche, Numéro 3, mars 2011)

Une demande croissante pour des communautés qui mettent l’accent sur la santé
Les citoyens demandent de plus en plus des quartiers avec des sentiers pédestres, des sentiers de vélo, des accès faciles au transport collectif et d’un noyau central composé de magasins et de bureaux à proximité des résidences. (Québec en Forme, Faits saillants de la recherche, Numéro 2, février 2011)

La création d’environnements favorisant un mode de vie physiquement actif chez les enfants
Ce sommaire présente des idées et des changements prometteurs pour influencer l'environnement bâti pour augmenter l'activité physique chez les jeunes. (Québec en Forme, Faits saillants de la recherche, Numéro 1, janvier 2011)

 

Colloque Alimentation et santé des jeunes de l’ITHQ

Voici une série de 17 comptes rendus réalisés lors du colloque, Alimentation et santé des jeunes : connaissances et innovations pour lutter contre les tendances non désirées, de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), tenu à Montréal les 3 et 4 octobre 2011.

Lors de ce colloque, les principaux intervenants ont discuté des liens complexes entre l’alimentation et la santé et de l’importance de transmettre de saines habitudes alimentaires de l’enfance jusqu’à la fin de l’adolescence.

Donc, dans cette optique, quel est le rôle des professionnels de l’alimentation dans cette transmission de saines habitudes alimentaires? Quelles actions peuvent-ils entreprendre?

L’ITHQ a d'ailleurs lancé, en janvier 2010, le projet La santé au menu, qui donne des moyens aux professionnels de la restauration (cuisine et gestion) pour créer des environnements favorables à une saine alimentation.

Le poids et l'alimentation des jeunes: la situation au Québec

Améliorer les habitudes alimentaires des jeunes Français

Une mauvaise alimentation chez les jeunes: des risques réels pour leur santé

Les ados ont « des alimentations » multiples et multiculturelles

Saine alimentation: les entreprises ont-elles une responsabilité?

Un environnement favorable à une saine alimentation: pourquoi et comment?

Comment offrir des aliments plus sain dans les arénas, les écoles, les restos

Saine alimentation des tout-petits: une responsabilité à partager

Choix santé dans les machines distributrices: l'exemple du CHU Sainte-Justine

Restauration scolaire: quand l'industrie aide les cuisiniers des cafétérias

L'environnement alimentaire des jeunes: comment faire des interventions efficaces?

Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée: la création d'un consensus

Marketing alimentaire à la télé: nos enfants sont-ils protégés?

Comportements alimentaires des jeunes: manger n'est pas un jeu!

L'éducation alimentaire: une approche historique

Menus santé à la cafétéria de l'école: favoriser des plats simples

Alimentation et santé des jeunes: quel avenir?

 

Saine alimentation: les entreprises ont-elles une responsabilité?

Les entreprises ont avant tout une responsabilité économique, mais elles devraient aussi avoir une responsabilité sociale. Pourquoi? Parce qu’elles sont coresponsables des problèmes de santé publique et qu’elles ne devraient pas miner la crédibilité ni la légitimité des interventions gouvernementales. Des outils pour y arriver : l’éducation, la régulation et l’autorégulation.

Décider d’allouer une responsabilité sociale aux entreprises agroalimentaires dans les tendances non désirées en alimentation soulève deux enjeux philosophiques : la légitimité démocratique et une certaine opposition idéologique des entreprises à l’égard des pouvoirs publics et des interventions gouvernementales.

MY Neron

Compte-rendu de la présentation donnée par Pierre-Yves Néron, chercheur postdoctoral au Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal (CRÉUM) et du Groupe de recherche interuniversitaire en philosophie politique (GRIPP) à Montréal.

1. Responsabilité sociale des entreprises : deux questions principales

La première question : Quels devraient être le rôle et la responsabilité des entreprises dans la lutte contre les tendances non désirées en alimentation?

« La réponse attendue, dit Pierre-Yves Néron, est de dire que la responsabilité des entreprises est d’abord d’essayer de maximiser les profits de leurs actionnaires. »

La deuxième question : Ces entreprises agroalimentaires ont-elles une responsabilité sociale? Par exemple, améliorer l’offre ou relever leurs critères?

« On serait tenté de répondre “non”, s’il n’y a pas de demande et si cela ne contribue pas au rôle premier des entreprises, qui est de faire fructifier les profits des actionnaires. Ces entreprises n’ont pas à assumer une telle responsabilité », indique Pierre-Yves Néron.

Mais, il est possible de donner une réponse positive à ces deux questions en allant puiser dans les discours entourant la responsabilité sociale des entreprises, c’est-à-dire :

  • le discours moral et éthique. La façon dont les entreprises devraient se comporter et les attentes légitimes que la société est en droit d’avoir sur ces dernières;
  • le discours politique. Pour que les entreprises soient à même de rendre des comptes à l’ensemble de la société et non pas au seul groupe des actionnaires;
  • le discours d’affaires. Il est utilisé par bon nombre d’entreprises et même par des gouvernements pour mettre en place des mesures d’aide aux entreprises ou des programmes de responsabilité sociale de l’entreprise de développement durable.

2. Qu’est-ce que la responsabilité sociale des entreprises?

« Au-delà de la simple recherche du profit pour les actionnaires dans le respect des lois et des régulations, il faut également être capable d’attribuer les responsabilités non purement économiques, mais également sociales et environnementales aux entreprises », répond Pierre-Yves Néron.

Pour la tentative d’attribuer un rôle un peu plus social, au-delà d’un rôle simplement économique des entreprises, Pierre-Yves Néron propose de se pencher sur quelques outils dont on pourrait disposer dans la lutte contre les tendances non désirées en alimentation :

  • l’éducation, qui permet de procéder à certaines modifications des préférences individuelles. Un outil séduisant, selon lui, mais qui risque d’être miné par des effets systémiques; de bonnes interventions gouvernementales par l’intermédiaire d’une bonne régulation des bonnes pratiques commerciales et par l’interdiction de toute une gamme de pratiques commerciales, par exemple;
  • l’autorégulation de la part de l’industrie avec des programmes, des mesures de responsabilité sociale qu’elle va s’imposer à elle-même, des critères plus élevés, même si la régulation gouvernementale ne le fait pas.

3. Responsabilité sociale des entreprises : les principaux arguments

Selon Pierre-Yves Néron, l’argument que l’on peut avancer pour attribuer un rôle proactif de responsabilité sociale aux entreprises consisterait à dire que les entreprises agroalimentaires sont coresponsables des problèmes de santé publique.

« Mais si nous voulons régler un certain nombre de problèmes de santé publique liés aux pratiques et aux habitudes alimentaires, il me semble que nous devons constamment garder l’œil ouvert et agir de telle manière que les interventions des entreprises n’auront pas pour effet de miner la crédibilité et la légitimité de certaines interventions des pouvoirs publics », explique Pierre-Yves Néron.

Carole Boulé pour Québec en Forme

Ce reportage a été rendu possible grâce à Québec en Forme avec la collaboration de l’ITHQ.

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