Le transport actif vers l’école: une occasion en or de faire bouger les jeunes!

Le transport actif vers l’école: une occasion en or de faire bouger les jeunes

Résumé

Les faits

  • En 2010, 62 % des jeunes canadiens de 5 à 17 ans utilisaient uniquement des moyens de transport inactif pour se rendre à l’école.
  • Les parents s’inquiètent de la sécurité de leurs enfants sur le chemin de l’école.

Des pistes d’actions

  • Mobiliser et faire collaborer tous les acteurs du milieu afin de produire des plans de déplacements actifs.
  • Aménager des trajets sécuritaires pour les piétons et les cyclistes.

Table des matières

Qu’est-ce que le transport actif?

Le transport actif, c’est toute forme de transport où l’énergie est fournie par l’être humain – la marche, la bicyclette, un fauteuil roulant non motorisé, des patins à roues alignées ou une planche à roulettes. Il existe de nombreuses façons de faire du transport actif, que ce soit marcher jusqu’à l’arrêt d’autobus ou se rendre à l’école/travail en bicyclette[1].

Agence de la santé publique du Canada

Des faits

Moins d’un tiers des écoliers vont à l’école à pied

Au Canada et au Québec, comme en Australie, aux États-Unis et au Royaume-Uni, la proportion d’enfants allant à l’école à pied ou à vélo a diminué au cours des dernières décennies[2].

À l’échelle du Québec, on estime que 30 % des élèves du primaire se déplacent à pied et 2 % à vélo entre la maison et l’école comparativement à environ 30 % en automobile[3].

Institut national de santé publique du Québec

Au Canada, en 2010, 62 % des jeunes de 5 à 17 ans utilisaient uniquement des moyens de transport inactif pour se rendre à l’école et 14 % combinaient des moyens de transport actif et inactif[4]. Ainsi, seulement 24 % utilisaient des moyens de transport actifs pour se rendre à l’école.

Le pourcentage d’enfants canadiens qui marchent ou se déplacent à vélo pour aller à l’école atteint un sommet à l’âge de 10 ans, soit près de 35 %, puis décline à 15 % à l’âge de 16 ans[5].

En Scandinavie, la majorité des écoliers marchent
En Suède, 63 % des enfants de 11 à 15 ans marchent ou pédalent sur le chemin de l’école[6]. Cette proportion s’élève à 75 % chez les jeunes de 10 à 12 ans en Norvège[7].

Moins d’un tiers des écoliers vont à l’école à pied
Photo : Société canadienne du cancer

Les parents s’inquiètent de la sécurité des enfants sur le chemin de l’école…

Les craintes des parents concernant la sécurité de leurs enfants, le risque d’intimidation[8], le manque de temps et la motorisation croissante des ménages font partie des obstacles aux déplacements actifs vers l’école[9]. Aussi, plusieurs études montrent que les parents considèrent le volume et la vitesse du trafic ainsi que le manque de trottoirs comme un frein au recours de leurs enfants au transport actif pour se rendre à l’école[10][11][12].

Parmi les autres obstacles figurent :

  • L’étalement urbain et l’aménagement de milieux de vie peu propices à la marche ou au vélo, qui nuisent aussi aux déplacements actifs des enfants et des adolescents[13]. (Pour en savoir plus au sujet de l’influence de l’environnement bâti sur le mode de vie actif, consultez notre fiche Environnement bâti et mode de vie actif.)
    Ainsi, une étude publiée en 2014 indiquait que la majorité des abords des écoles canadiennes n’étaient pas favorables au transport actif des jeunes, particulièrement en milieu rural[14]. La situation est semblable au Québec : le potentiel piétonnier et cyclable autour des écoles publiques est nettement plus favorable en milieu urbain qu’en milieu rural[15].
  • Les écoles situées dans des milieux défavorisés, qui sont souvent aux prises avec des enjeux considérés plus prioritaires que le transport actif vers l’école. Pourtant, en général, plus de jeunes se déplacent à pied ou à vélo vers l’école dans ces quartiers, et ce, dans des conditions souvent beaucoup moins sécuritaires qu’ailleurs[16]. Un point confirmé par certaines études qui « démontrent que le risque accru de blessures dans les quartiers défavorisés est lié à un environnement routier moins sécuritaire (rues et intersections moins bien aménagées, par exemple) et à une plus grande exposition (enfants plus nombreux à marcher, par exemple)[17]. »
  • Les changements de direction dans les écoles, l’arrivée de nouveaux élus ou le roulement de personnel dans les groupes communautaires engagés dans un plan de déplacement actif, qui sont autant de facteurs pouvant entraîner l’arrêt ou le retardement d’un projet en cours[17].

…mais leur insécurité contribue à créer un cercle vicieux

L’insécurité, ou la perception de l’insécurité, entraîne un accompagnement motorisé accru qui déclenche un cercle vicieux, comme l’illustre la figure suivante :

L’insécurité, ou la perception de l’insécurité

Source : Safety on the streets for children. Bristol, Sustrans, 1996. Traduction et mise en forme : Direction de santé publique. Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (2006). Le transport urbain, une question de santé. Rapport annuel 2006 sur la santé de la population montréalaise[18].

Pourtant, au Québec, de 2003 à 2007, plus de la moitié des élèves du primaires blessés lors des heures habituelles de déplacements entre la maison et l’école étaient des occupants d’une automobile; 30 % étaient des piétons et 17 % des cyclistes. Dans la plupart des cas, il s’agissait de blessures légères[19].

Les jeunes ne font pas assez d’activité physique

Seulement 12 % des jeunes satisfont aux directives canadiennes en matière d’activité physique[20].

Ne pas aller à l’école à pied ou à vélo prive les jeunes d’une occasion de faire de l’activité physique de manière quotidienne. Ainsi, au Québec, 30 % des jeunes du secondaire rapportent un volume d’activité physique de loisir et de transport combinés leur permettant d’atteindre, durant l’année scolaire, le niveau recommandé (actif) par les autorités de santé publique. Environ 16 % peuvent atteindre ce niveau grâce aux loisirs actifs seulement, et environ 6 % avec le transport actif seulement[21]. Ces résultats, à eux seuls, laissent entrevoir la contribution non négligeable des déplacements actifs dans l’atteinte du niveau d’activité physique recommandé.

Des pistes d’actions

Deux programmes au Québec

Deux programmes sont bien établis au Québec, en matière de transport actif sur le trajet de l’école.

À pied À Vélo

L’organisme Vélo Québec promeut depuis 2005 le transport actif sur le trajet de l’école en mettant au point des plans de déplacement, et en proposant des activités de sensibilisation et d’éducation. Depuis 2012, l’approche école par école a été abandonnée, au profit du programme À pied, à vélo, ville active dont la vision est plus large, car elle vise les municipalités et l’ensemble des écoles sur leur territoire. Ce programme est actuellement présent dans 1 208 écoles primaires et secondaires de 17 régions administratives du Québec[22].

Le programme Trottibus de la Société canadienne du cancer, lancé en 2010, est présent dans plus de 60 écoles primaires du Québec[23]. Le modèle consiste à former un comité au sein de l’école pour établir un trajet sécuritaire, puis à recruter et former des bénévoles afin qu’ils accompagnent les enfants à l’école le matin.

Trottibus

Note. Quelques écoles et municipalités du Québec ont mis sur pied et financé des initiatives indépendamment de ces deux programmes (Sainte-Julie, Cowansville, par exemple).

En août 2015, un partenariat entre la Ville de Sept-Îles, la Commission scolaire du fer et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a permis la mise en place de corridors scolaires sécuritaires afin d’inciter les élèves à marcher pour se rendre à l’école[24].

Dans le reste Canada, c’est le programme Écoliers actifs et en sécurité, mieux connu sous le nom de Safe Routes to School Canada, qui est implanté dans les communautés.

Que disent les études?

Les effets bénéfiques du transport actif vers l’école sont documentés par de nombreuses études scientifiques. Toutefois, presque toutes ces études ont été effectuées à l’extérieur du Québec ou du Canada. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie sont les principaux pays ayant financé ces recherches.

Augmentation du transport actif sur le trajet de l’école

Safe routes to school

Plusieurs études menées aux États-Unis montrent une augmentation de la pratique de la marche et du vélo sur le trajet de l’école après l’implantation du programme Safe Routes to School (SRTS).

  • Une étude publiée en 2014 indique que le programme américain SRTS a fait augmenter la proportion d’élèves ayant recours au transport actif dans 55 écoles situées en Floride, au Mississippi, à Washington et au Wisconsin: la marche est passée de 9,8 % à 14,2 %, et la bicyclette de 2,5 % à 3 %[25].
  • Une autre étude publiée en 2014 porte sur 801 écoles situées à Washington DC, en Floride, en Oregon et au Texas. Les résultats montrent qu’avant l’implantation du programme SRTS, le taux moyen de la pratique de la marche et du vélo sur le trajet de l’école était de 18 %. Après 5 ans, ce taux avait augmenté à 32,2 %[26].
  • Au niveau national, un rapport indique qu’entre 2007 et 2013, le programme SRTS américain a fait croître la proportion d’élèves marchant vers l’école le matin de 11,9 % à 15,2 %[27].
  • À Atlanta, le programme SRTS a fait augmenter de 18 % (2008) à 42 % (2010) la proportion d’élèves allant à l’école à pied le matin, dans une école primaire comptant 658 élèves[28].

Note. Le programme SRTS a été instauré en 2005 aux États-Unis. Contrairement aux programmes en vigueur au Canada et au Québec, il a bénéficié entre 2005 et 2012 d’un investissement fédéral de 1,2 milliard $ US. La majeure partie des fonds a été consacrée à l’amélioration des aménagements urbains.

14 % d'augmentation

Selon un rapport d’évaluation, le programme À pied, à vélo, ville active profite particulièrement aux enfants de 9 ans et plus demeurant entre 0,5 et 1 km de l’école et dont les parents ont l’habitude de se rendre au travail en voiture. Dans ce groupe d’âge les auteurs du rapport constatent une hausse des déplacements actifs de l’ordre de 14,2 % dès la première année d’implantation du programme[29].

Augmentation de l’activité physique

Augmentation de l’activité physique
Photo : Vélo Québec

  • Une synthèse de 68 études indique une association positive entre le recours au transport actif sur le trajet de l’école et l’augmentation du niveau d’activité physique chez les jeunes, et que ceux qui voyagent à vélo vers l’école bénéficient d’une meilleure santé cardiovasculaire[30].
  • Au Québec, une étude menée en 2010 auprès de 1 200 enfants durant 3 ans a montré que ceux qui marchaient sur le trajet de la maternelle ou de l’école primaire avaient un plus faible indice de masse corporelle que leurs camarades transportés par autobus scolaire ou par automobile[31].

Diminution des accidents avec blessés

  • À New York, en 2009-2010, l’instauration du programme SRTS a fait chuter de 44 % le nombre d’écoliers blessés autour des écoles participantes, durant les heures habituelles de déplacement, par rapport à la période de 2001 à 2008. Le taux d’accidents avec blessés n’a pas changé autour des écoles non participantes[32]. Des chercheurs ont chiffré les économies globales de ce programme en matière de coût de santé à 230 millions $ US[33].
  • Une étude menée à Toronto montre que l’augmentation de la pratique de la marche et du vélo sur le trajet de l’école n’est pas associée à une augmentation des accidents impliquant des élèves-piétons[34].

Rentabilité pour la collectivité

  • Une étude publiée en 2014 a révélé qu’aux États-Unis, l’implantation du programme SRTS peut offrir un excellent retour sur l’investissement[35]. En effet, des économies sont possibles en en réduisant le transport par autobus scolaire et en aménageant des corridors scolaires sécuritaires. Par exemple, en 2014, la ville d’Austin a investi 750 000 $ US dans la construction d’une passerelle piétonnière au-dessus d’un ruisseau, afin de relier un quartier défavorisé à son école primaire, réduisant ainsi la distance qui les séparait. Cette opération a permis des économies annuelles en transport par autobus scolaire de 130 000 $ US.

Transport actif vers l’école = moins de congestion routière, d’émissions de CO2 et d’accidents

Auckland Transport

La ville d’Auckland (1 300 000 habitants), en Nouvelle-Zélande effectue un suivi serré des effets de son programme Travelwise School. Celui-ci a entraîné, en 2012[36] :

 

  • une augmentation de 6,7 % des déplacements actifs vers l’école et une réduction de 6,5 % des déplacements en auto;
  • 11 000 déplacements en auto en moins vers l’école le matin;
  • une diminution du nombre de kilomètres parcourus en véhicule (-3,5 millions);
  • une réduction de la congestion routière et de ses coûts (-20,35 millions $ NZD, soit environ 16 millions $ CAN);
  • une réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) (en indice) de 1 150 tonnes.
  • une réduction de 58 % des accidents impliquant des piétons et cyclistes de 5 à 13 ans autour des écoles participantes.
  • En 2012, 319 des 500 écoles d’Auckland participaient au programme Travelwise School et le rapport coût-bénéfice était estimé à 6,9.

Les conditions gagnantes pour implanter un programme de transport actif

1. La concertation et la mobilisation du milieu pour établir un plan de déplacement 

La mise en place d’une « culture » du transport actif des jeunes sur le trajet de l’école demande du temps, ainsi qu’une grande concertation entre les milieux municipal, scolaire et communautaire. Il s’agit de trouver des partenaires et de les mobiliser à long terme[37].

La mobilisation de la municipalité est facilitée si celle-ci participe déjà à un projet priorisant les transports durables ou actifs : Quartier 21; Quartiers verts, actifs et en santé (Centre d’écologie urbaine de Montréal); Municipalité active (Kino-Québec); Prendre soin de notre monde (Réseau québécois des villes et villages en santé); mise au point d’un plan de mobilité durable ou de mobilité active; etc.

Les municipalités qui adhèrent au programme À pied, à vélo, ville active, doivent s’engager formellement à débloquer des fonds ou à libérer des ressources techniques (cartographie, par exemple) pour soutenir concrètement la mise au point d’un plan de déplacement[17].

Annick St-Denis, Vélo Québec

J'embarque dans le mouvement

La mobilisation de la commission scolaire est facilitée si le transport actif fait partie de ses priorités. Ainsi, en 2012, lorsque la Commission scolaire de Laval (CSDL) a fait passer la distance d’admissibilité au transport scolaire de 1,2 km à 1,6 km pour les écoles primaires, et de 0,5 km à 0,8 km pour le préscolaire, elle a lancé l’opération J’embarque dans le mouvement. Soutenue dans son initiative par de nombreux partenaires, elle s’est donné pour mandat de favoriser les déplacements actifs, les saines habitudes de vie et la mise en place d’un climat sécuritaire aux abords de ses écoles primaires. La CSDL estime que ce programme a permis l’ajout de 2 200 nouveaux marcheurs au préscolaire et au primaire en 2012-2013, par rapport à 2011-2012[38], soit une augmentation de près de 17 %.

La mobilisation de l’école est facilitée si celle-ci compte déjà des projets éducatifs reliés à la santé de ses élèves ou à l’environnement : École en santé, École verte Bruntland, etc.

En milieu rural

Les communautés rurales font face à des défis particuliers en matière de transport actif des élèves (grandes distances, absence de trottoir, voies rapides). À titre d’exemples, la mise en place d’un débarcadère à environ 500 m de l’école et la réduction du nombre d’arrêts des autobus scolaires sont deux façons simples et peu coûteuses de favoriser le transport actif des élèves. Pour en savoir plus, consulter notre article : Transport actif sur le trajet des écoles en milieu rural : des pistes d’action.

La mobilisation du milieu est nécessaire non seulement pour interpeler les autorités municipales, mais aussi pour accompagner les écoliers selon un trajet, des arrêts et un horaire prédéterminés. Dans le cas du pédibus de Vélo Québec, les accompagnateurs sont des parents; dans le cas du Trottibus, ce sont des parents ou des bénévoles (souvent des retraités) qui accompagnent les enfants le matin.

Par exemple, à l’école aux Milles-Ressources (Saint-Alphonse, Gaspésie), c’est un parent qui a commencé à accompagner les enfants à l’école en mai 2013. Depuis septembre 2014, c’est le programme Trottibus de la Société canadienne du cancer qui a pris la relève. Trois parents bénévoles se sont engagés, et 25 élèves sur 42 marchent avec le Trottibus[39].

Le Centre d’écologie urbaine de Montréal a produit un guide intitulé L’urbanisme participatif : aménager la ville avec et pour ses citoyens. Ce document « vise à outiller les intervenants de divers secteurs et les citoyens en leur fournissant une vue d’ensemble des étapes à suivre, des acteurs à inclure, ainsi que des outils et des ressources à leur disposition ».

La mobilisation des enfants est assurée par des ateliers d’animation sur le terrain et des campagnes de communication.

En moyenne 43 % des enfants qui utilisent le Trottibus pour se rendre à l’école ne marchaient pas pour s’y rendre avant la mise en place du programme[23].

Véronique Gallant, Société canadienne du cancer

Les parties prenantes d’un programme À pied, à vélo, ville active

Les parties prenantes d’un programme À pied, à vélo, ville active

Source : Piette, Stéphanie (2014). Du plan à la mise en œuvre. Étude exploratoire sur les opportunités et les obstacles à l’implantation de mesures d’apaisement de la circulation, Mémoire de maîtrise en urbanisme, Université de Montréal, p. 35.

Par exemple, à Sutton (4 500 habitants), en Montérégie, la mise sur pied de la démarche Ma municipalité à pied, à vélo s’est amorcée à la suite d’une pétition citoyenne en 2010. En 2012, une subvention du Pacte rural a permis de démarrer le projet. Celui-ci a demandé la participation de la municipalité, de Nature-Action (le mandataire régional de Vélo Québec), du Centre de santé et de services sociaux La Pommeraie, de l’Agence de la Santé et des services sociaux de la Montérégie et de Jeunes en Mouvement Brome-Missisquoi, un regroupement financé par Québec en forme[40][41]. Le développement de corridors scolaires sécuritaires a été la première recommandation retenue par le comité menant ce projet.

À Chibougamau (7 600 habitants), le lancement de corridors scolaires sécuritaires a eu lieu en septembre 2013, grâce à la collaboration d’un comité formé de parents d’élèves, ainsi que de représentants des écoles, de la santé publique, de la Sureté du Québec et de la municipalité[42].

Le transport actif a beaucoup d’effets positifs pour les enfants. Ils arrivent à l’école plus concentrés. Ils ont eu le temps de jaser avec leurs amis. Ils sont dans un état d’esprit différent quand ils arrivent à l’école que quand ils sont amenés en voiture par leurs parents[29].

Caroline Dignard, CISSS de la Côte-Nord

En Abitibi-Témiscamingue, en plus des partenaires classiques, les services d’un bureau privé d’architectes et la collaboration de Kino Québec ont permis de produire, jusqu’à présent, les plans de déplacement de 14 écoles.

2. L’aménagement de trajets sécuritaires par la municipalité

Vélo Québec, ou son mandataire régional, sert de catalyseur pour produire le plan de déplacement d’une municipalité, mais celle-ci doit par la suite passer à l’action. L’inclusion d’un budget spécifique pour l’apaisement de la circulation dans le programme triennal d’immobilisation (PTI) constitue un levier économique essentiel. Cela permet aussi de réaliser des économies d’échelle, par exemple, en faisant un appel d’offres pour l’ensemble des saillies de trottoir[43].

Les résultats d’une étude menée aux États-Unis montrent que l’amélioration des infrastructures, en vue de favoriser le transport actif, permet d’augmenter la proportion d’élèves qui marchent ou pédalent vers l’école de 18 %.

30 km/h dans mon quartier

La réduction de la vitesse est un des moyens à la disposition des municipalités pour sécuriser les transports actifs des écoliers et de la population en général. Ainsi, en 2015, plusieurs arrondissements de Montréal ont réduit la vitesse à 30 km/h dans la majorité des rues de leur territoire, notamment celles aux abords des parcs et des écoles.

Plusieurs mesures peuvent être mises en place par les municipalités, lorsque les écoles sont à distance de marche ou de vélo du domicile. En voici quelques-unes, recommandées par le ministère des Transports du Québec pour les trajets des élèves fréquentant l’école primaire[44] :

  • Pour ralentir la circulation : marquage de la chaussée, installation de dos d’âne allongés, réduction de la largeur des rues et de la vitesse permise.
  • Pour réduire le risque d’accident : réglementer ou interdire le stationnement aux abords des écoles.
  • Au moment de la construction d’une nouvelle école : prévoir des aménagements favorables au transport actif des élèves.

Note. Toutes ces améliorations bénéficient à l’ensemble des piétons et des cyclistes qui fréquentent ces secteurs scolaires.

Des exemples de mesures peu coûteuses. L’arrondissement du Sud-Ouest (Montréal) a innové en utilisant un ensemble d’outils peu coûteux pour améliorer le comportement des automobilistes sur son territoire : balises de sensibilisation, balises à chevron, afficheurs de vitesse et balises de priorité aux piétons.

Des exemples de mesures peu coûteuses.

Des exemples de mesures peu coûteuses.

3. L’éducation et la sensibilisation

Des campagnes de sensibilisation et des activités ponctuelles auprès des parents, des enfants et des automobilistes permettent de modifier progressivement les perceptions qui nuisent au transport actif des écoliers. À cet égard, les interventions dans les écoles doivent être fréquentes et continues.

Sur la route des dragons

En mai 2014, les services de garde de 175 écoles du Québec ont participé à la campagne La rue pour tous, une activité organisée par Vélo Québec, qui incite à partager la rue courtoisement, à respecter le Code de la sécurité routière et à réduire les déplacements en auto au profit de la marche et du vélo.

Pour sensibiliser les parents et les enfants, Vélo Québec distribue le magazine jeunesse L’aller-retour deux fois par année dans les écoles participantes. Il est aussi consultable en ligne.

La Société de l’assurance automobile du Québec fournit du matériel éducatif aux écoles maternelles et primaires. Par exemple, Sur la route des dragons vise à sensibiliser les jeunes aux risques associés aux déplacements vers l’école et à leur faire connaître les comportements sécuritaires à adopter à pied et en autobus scolaire.

Des initiatives différentes

Bien que les programmes À pied, à vélo, ville active, Trottibus, et Safe Routes to School continuent à gagner du terrain, d’autres initiatives existent.

Le programme Park and Walk : lorsque l’école n’est pas à distance de marche, les parents stationnent leur voiture à un endroit désigné (épicerie, église, centre communautaire) qui sert de point de rencontre chaque matin. Parents et enfants peuvent ensuite marcher ensemble pour se rendre à l’école[45]. Cette initiative permet également de diminuer le trafic automobile autour des écoles. Ce programme peut être implanté autant dans les milieux urbains que dans les communautés rurales.

Walking Buddies : selon Safe Kids Canada, un enfant peut marcher seul vers l’école à partir de 9 ans. Avant cet âge, le programme Walking Buddies permet à un enfant plus jeune d’être accompagné par un élève plus âgé.

Le S’Cool Bus en France

 

Le S’Cool Bus en France : un nouveau et ingénieux mode de transport actif. Lancé en 2015, il s’agit du premier vélo-bus scolaire à circuler en France grâce à la force motrice des écoliers qu’il transporte.

Comment ça marche?

Selon le modèle de Vélo Québec, le déploiement d’un plan de transport actif comprend 7 étapes qui sont réalisées en un an :

modèle de Vélo Québec

Source : Piette, Stéphanie. Du plan à la mise en œuvre. Étude exploratoire sur les opportunités et les obstacles à l’implantation de mesures d’apaisement de la circulation, Mémoire de maîtrise en urbanisme, Université de Montréal, hiver 2014, 91 p.

Pour implanter un Trottibus,plusieurs étapes sont aussi nécessaires : former un comité, établir les trajets, faire la promotion auprès des enfants et des parents, recruter les bénévoles accompagnateurs, faire l’horaire de marche des bénévoles et s’assurer que la sécurité et le plaisir sont au rendez-vous[23].

Programmes de sécurité à bicyclette

Selon des données colligées à Montréal, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières, les jeunes cyclistes du primaire sont nettement plus à risque que les jeunes marcheurs sur le chemin de l’école[46].

Différents outils sont offerts pour sensibiliser et éduquer les jeunes à la sécurité à bicyclette. En voici quelques-uns :

Les énigmes de Génivélo. Cette trousse a été conçue par la Société d’assurance automobile du Québec pour permettre aux jeunes de 7 à 12 ans d’apprendre à se déplacer prudemment à vélo.

Certificat cycliste averti. Ce projet pilote de Vélo Québec vise à transmettre aux élèves de 5e et 6e années primaires les compétences nécessaires afin de se déplacer à vélo de façon sécuritaire et autonome dans leur environnement.

En Belgique, l’organisme Pro Vélo offre plusieurs activités destinées à favoriser les déplacements à vélo chez les écoliers, dont le Brevet du Cycliste® et la Formation d’accompagnateurs vélo.

Outils en ligne

Outils en ligne

Le magazine jeunesse L’aller-retour est publié deux fois par année par Vélo Québec.

Un exemple d’un plan de déplacement : École de l’Assomption, Commission scolaire du Val-des-Cerfs, Ville de Granby, mars 2014.

Le guide du ministère des Transports du Québec : Redécouvrir le chemin de l’école. Guide d’implantation de trajets scolaires favorisant les déplacements actifs et sécuritaires vers l’école primaire.

L’Institut National de Santé publique du Québec a publié en 2012 un guide intitulé Promotion du transport actif et sécuritaire à l’école primaire, qui donne, entre autres, des informations sur le nombre et le type de blessures touchant les enfants sur le chemin de l’école.

Dans le cadre du programme À pied, à vélo, ville active, Vélo Québec propose aux écoles des outils pour faire le suivi du plan de déplacement afin de s’assurer que les recommandations du plan seront réalisées. Parmi ceux-ci figure la fiche intitulée L’art d’influencer les décideurs dans les enjeux de transport actif.

Écoliers actifs et en sécurité (Active & Safe Routes to School Canada). Trousse Planification du transport scolaire.

Projets dans la communauté


Projet Description Groupe d'âge Région Thèmes

À pied, à vélo, ville active!

À pied, à vélo, ville active! cherche à bâtir une culture du transport actif au coeur des municipalités afin d’améliorer la santé, l’environnement et le bien-être des citoyens.

+-

Vélo Québec se positionne depuis 2005 comme intervenant incontournable auprès des municipalités et des écoles du Québec afin de faire la promotion du transport actif.

 Vélo Québec pilote deux programmes : À pied, à vélo, ville active et l’Opération vélo-boulot.

 Le programme À pied, à vélo, ville active facilite les déplacements actifs des enfants et de leurs parents sur le trajet domicile-école-travail. Le programme vise une concertation des milieux scolaires et municipaux pour créer des environnements sécuritaires afin de favoriser le transport actif pour l’ensemble des citoyens.

L'Opération vélo-boulot propose une foule de trucs, conseils et services aux employés et employeurs désirant promouvoir l’utilisation du vélo pour se rendre au travail.

Info

Site web : www.velo.qc.ca 

Téléphone : (514) 521-8356 ou 1 800 567-8356

Tous
Toutes les régions
Aménagement et urbanisme, Transport actif

Le Trottibus

Le Trottibus est un service d’autobus pédestre qui encourage les jeunes du primaire à marcher jusqu’à l’école.

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Le projet national Trottibus est piloté par la Société canadienne du cancer. Il encourage les jeunes du primaire à marcher jusqu’à l’école en leur offrant un service d’autobus pédestre.

Chaque autobus pédestre est encadré par des bénévoles formés, et suit un trajet sécuritaire prédéterminé avec des arrêts planifiés.

Info

Site Web : www.cancer.ca

Téléphone : 514 255-5151

Courriel : trottibus@quebec.cancer.ca

6-12 ans
Toutes les régions
Transport actif

Quartiers verts, actifs et en santé (QVAS)

Le projet national Quartiers verts, actifs et en santé (QVAS) propose une nouvelle approche pour revoir l’aménagement de l’espace public afin d’encourager la marche et le vélo, surtout auprès des enfants et des jeunes.

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Quartiers verts, actifs et en santé est un vaste projet d’urbanisme participatif amorcé en 2008 par le Centre d’écologie urbaine de Montréal. Cette démarche a été expérimentée dans quatre quartiers.

L’objectif de QVAS est de redonner aux résidents des quartiers montréalais la qualité de vie qui leur revient. La démarche de planification comporte trois phases :

  • Comprendre son quartier et ce qui limite les déplacements actifs.
  • Explorer les solutions d'aménagement pour le quartier.
  • Bâtir ensemble l'avenir de son quartier. 

En somme, QVAS désire contribuer au développement de quartiers plus accueillants et sécuritaires, plus particulièrement pour les jeunes, ainsi que rehausser la sécurité et la qualité de vie avec les populations concernées. 

Dans les différents quartiers montréalais, QVAS a contribué par exemple à l’aménagement de saillies de trottoirs vertes, à l'aménagement de pistes cyclables, à l’installation de placettes publiques, etc.

Info

Site web : www.ecologieurbaine.net

Téléphone : 514 282-8378

Courriel : info@ecologieurbaine.net

Tous
Toutes les régions
Transport actif, Aménagement et urbanisme

Vivre en ville

Vivre en Ville contribue, partout au Québec, au développement de collectivités viables, œuvrant tant à l'échelle du bâtiment qu'à celles de la rue, du quartier et de l'agglomération.

+-

Vivre en Ville stimule l'innovation et accompagne les décideurs, les professionnels et les citoyens dans le développement de milieux de vie de qualité, prospères et favorables au bien-être de chacun, dans la recherche de l'intérêt collectif et le respect de la capacité des écosystèmes.

Vivre en Ville travaille sur les enjeux suivants :  urbanisme, mobilité, verdissement, design urbain, politiques publiques, efficacité énergétique, etc.

  • Recherche des meilleures pratiques : approfondir les connaissances à travers une veille scientifique, des échanges avec des experts et la participation à des colloques et conférences.
  • Formation et sensibilisation des acteurs de changements : développer une série d’activités et d’outils de formation afin de transmettre à la clientèle concernée les questions d’aménagement, les résultats de ses recherches.
  • Mobilisation et accompagnement des collectivités prêtes à s’engager dans le changement : organiser des activités de réseautage afin d’établir un dialogue favorable à l’atteinte du développement durable. Un service d’accompagnement des collectivités est également compris.

Info

Site web : vivreenville.org

Téléphone
Montréal : 514 394-1125 
Québec :  418 522-0011
Gatineau : 819 205-2053

Courriel : info@vivreenville.org

Adultes
Toutes les régions
Transport actif, Aménagement et urbanisme

Rédaction : Veille Action

Révision terrain : Mathilde St-Louis Deschênes, conseillère en mode de vie physiquement actif, Québec en Forme

Révision scientifique : Nabila Bachiri, PhD, aménagement du territoire et développement régional

Fiche créée le : 11 novembre 2012

Fiche révisée le : 8 septembre 2015

Références

Bibliographie

Notes

1.
Agence de la santé publique du Canada. Qu’est-ce que le transport actif? [Consulté le 29 juillet 2015] 
2.
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