L'éducation à la saine alimentation à l’école

En résumé

Des pistes d’action

  • Intégrer des ateliers culinaires en classe, au service de garde ou en parascolaire
  • Offrir des ateliers d’éducation et d’exploration sensorielle
  • Mettre en place et développer des activités de jardinage à l’école
  • Intégrer des notions de saine alimentation en classe
  • Organiser des activités éducatives et promotionnelles en nutrition et des sorties scolaires

Table des matières

Des faits

Les jeunes et leurs parents ont des connaissances alimentaires et des compétences culinaires limitées

Il n’existe pas de données québécoises précises permettant de mesurer la perte de compétences culinaires et du manque de connaissances en saine alimentation. Toutefois, ce problème préoccupe les autorités de santé publique non seulement au Québec, mais également ailleurs dans le monde.

Quelques faits, provenant d’enquêtes et de sondages réalisés dans différents pays :

  • 43 % des Canadiens affirment ne pas cuisiner régulièrement des repas équilibrés pour eux-mêmes ou leur famille[1].
  • 56 % des enfants québécois disent ne pas cuisiner régulièrement avec leurs parents, mais 79 % d’entre eux aimeraient le faire plus souvent[2].
  • 20 % des élèves américains savent qu’il est recommandé de manger au moins 5 portions de fruits et légumes par jour[3].
  • en France, 52 % des moins de 25 ans soutiennent que le manque de connaissances techniques est le principal obstacle à faire la cuisine[4].
  • 28 % des parents québécois, préoccupés par la perte de compétences culinaires chez les enfants, souhaitent le retour des cours d’économie familiale dans le cursus scolaire[5].
  • 67 % des parents de jeunes enfants souhaitent l’élaboration de programmes d’éducation en nutrition destinés aux enfants en milieu de garde comme stratégie de prévention de l’obésité[6].

Compétences alimentaires : de quoi parle-t-on exactement ?

Selon une définition établie par le Réseau pancanadien de santé publique du Canada[7], l’expression « compétences alimentaires » regroupe les notions suivantes :

  • les connaissances (relatives à l’alimentation, la nutrition, la lecture des étiquettes, la salubrité, etc.);
  • la planification (organisation des repas, budget alimentaire);
  • la conceptualisation (utilisation créative des restes, adaptation des recettes);
  • les techniques (hacher, couper, etc.);
  • la perception des goûts, des odeurs, des textures et autres aspects des aliments.

Parmi les causes de cette perte des compétences alimentaires[8] figurent :

  • le manque de temps (travail, activités, etc.);
  • la diminution des occasions d’apprentissage à la maison ou à l’école;
  • l’offre d’aliments bon marché qui sont transformés, pré-préparés, et prêts à manger.
  • l’amélioration des technologies d’entreposage, de préparation et de cuisson des aliments.

Moins de compétences culinaires et de connaissances alimentaires = moins bons choix alimentaires

Plus les compétences culinaires d’un individu sont grandes, moins il consomme de mets prêts-à-manger. L’inverse est aussi vrai : les gens qui ont des compétences culinaires limitées consomment davantage de plats prêts-à-manger[9].

Différentes études indiquent que :

  • les personnes qui ont des compétences culinaires limitées consomment moins de fruits et légumes[10].
  • les personnes qui cuisinent souvent à la maison consomment moins de malbouffe, plus de grains entiers, plus de fruits et légumes et moins de gras[11].
  • les enfants mangent plus de légumes lorsqu’ils participent à la préparation des repas avec leurs parents[12].
  • lorsque les adolescents participent à la préparation des repas, ils consomment moins de calories provenant des gras et plus de fibres. Les filles boivent moins de boissons gazeuses et mangent plus de fruits et légumes. Les garçons mangent moins d’aliments frits et plus de fruits[13].

Un lien avec l’insécurité alimentaire. La perte de compétences culinaires a également un effet négatif sur la sécurité alimentaire des ménages :

Achat d’aliments prêts à consommer : 61,7 % du panier d’épicerie

Au Canada, les familles mangent de plus en plus de produits « prêts à manger » (produits congelés, surgelés, précuits, etc.). Mesurées sur plusieurs décennies, les statistiques sont éloquentes. Entre 1938 et 2001, dans le panier d’épicerie des Canadiens[15] :

  • la proportion des calories provenant des ingrédients culinaires a diminué de 37 % à 12,7 %;
  • la proportion des calories provenant des produits prêts à consommer est passée de 28,7 % à 61,7 %.
  • la part calorique des aliments ultra-transformés (formulations composées de substances dérivées d’aliments et contenant peu ou pas d’aliments complets), est passée de 24,4 % à 54,9 %;
  • la part des aliments ultra-transformés et sucrés (boissons gazeuses, friandises, jus emballés, etc.) a bondi de 1 % à 24 %.

Il est à noter que les données présentées n’incluent que les aliments achetés à l’épicerie pour être consommés à la maison, et excluent donc les repas achetés au restaurant. Ces derniers représentaient en 2011, 26,4 % du budget alimentaire des Québécois[16]. Il est donc probable que ces données sous-estiment la quantité de produits prêts-à-manger et d’aliments ultra-transformés consommés chaque semaine par les Canadiens[17].

Aliments transformés et repas prêts-à-manger : plus de calories, plus de gras, plus de sel, plus de sucre…

La hausse de la consommation des repas prêts-à-manger a un impact direct sur la qualité de l’alimentation des enfants et des adolescents : chaque repas non préparé à la maison ajoute 108 calories par jour au menu des jeunes de 13 à 18 ans[18].

Comparativement aux repas préparés à la maison, les repas prêts-à-manger ou les aliments ultra-transformés contiennent généralement[19],[20] :

  • plus de calories;
  • plus de gras;
  • plus de sel;
  • plus de sucre;
  • plus d’additifs alimentaires de toute sorte;
  • moins de fruits et légumes;
  • moins de fibres.

Plusieurs autorités indépendantes de santé publique ont identifié la hausse de la consommation de repas prêts-à-manger ou prêts-à-cuire comme l’une des importantes causes de la pandémie mondiale de surpoids et d’obésité[21],[22].

Une forte consommation d’aliments ultra-transformés a été associée à la prévalence du syndrome métabolique chez les adolescents[23].

Surplus de poids chez les jeunes : une hausse de 55 % en 25 ans

Au Québec, de 1978 à 2004, la proportion des Québécois de 2 à 17 ans ayant un surplus de poids est passée de 14,6 % à 22,6 %, soit une hausse de 55 %[24].

Une vaste collecte de données, réalisée entre 2010 et 2012 auprès des jeunes du 3e cycle du primaire, indique que[25] :

  • 18 % consomment de la nourriture provenant d’un casse-croûte ou d’une chaîne de restauration rapide trois fois et plus au cours d’une semaine normale;
  • le tiers consomme au moins une fois par jour des boissons sucrées, des grignotines ou des sucreries;
  • près de 60 % consomment moins de 6 portions de fruits et légumes par jour lorsqu’on inclut les jus de fruits. La proportion monte à 77 % lorsqu’on les exclut;
  • plus de la moitié, soit 52 %, ne consomme pas le nombre minimal de 3 portions de produits laitiers par jour.

En ce qui concerne les adolescents, L’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011, révèle que[26] :

  • environ 36 % des garçons et 27 % des filles consomment de la malbouffe provenant d’un restaurant ou d’un casse-croûte à raison de trois fois ou plus par semaine;
  • près du tiers consomment habituellement des boissons sucrées, des grignotines ou des sucreries au moins une fois par jour;
  • 67 % ne consomment pas le nombre minimal de portions de fruits et légumes suggéré par le Guide alimentaire canadien (6 à 8 portions par jour selon le groupe d’âge et le sexe)
  • 52 % ne consomment pas le minimum recommandé de 3 portions de produits laitiers par jour.

Des pistes d'action

La transmission des compétences culinaires

Chez les adolescents, qui sont en plein processus d’apprentissage et d’exploration, c’est la famille qui fournit les principaux repères en alimentation[27]. Or, lorsque les connaissances en saine alimentation des adultes sont limitées, ces derniers ne peuvent pas transmettre ce qu’ils ne savent pas eux-mêmes.

Dans les faits, les jeunes ont moins d’occasions de se familiariser avec des notions de cuisine et de saine alimentation, notamment parce que leurs parents cuisinent moins que ceux de la génération précédente[28]. C’est pourquoi l’école représente un milieu d’intervention-clé pour la transmission de ces compétences.

Les bonnes habitudes alimentaires prises jusqu’à l’adolescence sont généralement conservées à l’âge adulte. Il est donc important que les apprentissages soient intégrés tout au long du cheminement scolaire, du préscolaire à la 5e année du secondaire[29].

Intégrer des ateliers culinaires en classe, au service de garde ou en parascolaire

Jusqu’en 1997, les jeunes québécois avaient l’occasion d’acquérir des connaissances en saine alimentation et des compétences culinaires dans le cadre du cours d’économie familiale. Même si ce cours a été éliminé, le développement de compétences alimentaires et culinaires fait encore partie du Programme de formation de l’école québécoise.

C’est la raison pour laquelle, au Québec comme ailleurs, de nombreuses voix réclament le retour des cours d’économie familiale à l’école, ou l’organisation d’ateliers culinaires. L’objectif : transmettre aux enfants les connaissances et les compétences alimentaires nécessaires pour cuisiner et faire des choix nutritionnels éclairés. Il s’agissait notamment d’une revendication de la Coalition Poids dans un manifeste publié en 2013[30].

Ces cours peuvent rendre les jeunes plus autonomes vis-à-vis de l’offre alimentaire et moins dépendants des aliments prêts-à-manger et des restaurants[31],[32]

La formule de ces cours ou ateliers culinaires peut varier.

L'éducation à la saine alimentation à l’école

Ils pourraient s’avérer un outil prometteur pour inciter les jeunes à choisir des aliments sains. C’est la conclusion d’une synthèse systématique de huit études comparatives publiées entre 2003 et 2014[33]. Les auteurs ont constaté les principaux effets suivants chez les enfants qui participaient aux cours de cuisine, par rapport à ceux qui n’en bénéficiaient pas :

  • augmentation de leur consommation de fruits et légumes;
  • meilleure confiance en leurs habiletés culinaires;
  • plus grande ouverture à goûter de nouveaux aliments.

Une méta-analyse publiée en 2015 confirme aussi que préparer des aliments et cuisiner à l’école sont des stratégies d’enseignement efficaces pour aider les élèves à améliorer leurs habitudes et leurs connaissances alimentaires [34].

Ces ateliers culinaires peuvent être intégrés à la grille-horaire régulière, mais ils peuvent également être offerts par le service de garde ou en parascolaire. L’organisation d’activités parascolaires permettant de développer des habiletés culinaires fait partie des pistes d’action recommandées par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport dans la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif[35].

Deux programmes québécois évalués

Les ateliers cinq épices
Offert par l’organisme Les ateliers cinq épices, le programme Petits cuistots/Parents en réseaux (PC-PR) est constitué de huit ateliers de cuisine-nutrition animés par des diététistes et offerts en parascolaire dans des écoles montréalaises en milieu défavorisé. Une évaluation indépendante a permis de constater les effets bénéfiques suivants[36] :

  • amélioration des connaissances concernant la valeur nutritive, la production et la transformation des aliments;
  • plus grande ouverture à goûter des aliments nouveaux ou inconnus;
  • meilleure autoperception des compétences culinaires.

Les Brigades culinaires

Crédit photo : La Tablée des Chefs

Les Brigades Culinaires
Initiative de la Tablée des chefs, le projet « Les Brigades Culinaires » s’adresse aux jeunes du secondaire. L’objectif est de rassembler les jeunes pour leur apprendre à cuisiner et les amener à réaliser trois grands défis culinaires : les foires alimentaires multiculturelles, la création de collations nutritives pour l’école et les corvées alimentaires pour aider les plus démunis.

Le projet a été évalué en collaboration avec l’Université de Sherbrooke et l’Université de Montréal. Sur la base de 417 rapports d’activités, de 789 questionnaires et de 49 entrevues, les évaluateurs ont constaté entre autres que plus des deux tiers des participants ont atteint les objectifs suivants[37] :

  • utiliser différentes techniques de coupe et de cuisson des légumes;
  • faire une sauce béchamel;
  • découvrir de nouveaux aliments;
  • découvrir de nouvelles saveurs.

Cette évaluation a également démontré que les jeunes sont nombreux à avoir réussi à améliorer leur capacité à travailler en équipe, à développer leur intérêt pour la cuisine, et à modifier leurs habitudes alimentaires. Voici quelques données qui en ressortent :

  • 80 % ont parlé en famille de ce qu’ils avaient appris dans les Brigades Culinaires;
  • 66 % s’impliquent plus en cuisine à la maison depuis qu’ils sont dans les Brigades Culinaires;
  • 74 % recommandent le projet des Brigades Culinaires à des jeunes d’autres écoles.

L’initiative prévoit maintenant la participation active des élèves des brigades dans le transfert de leurs nouvelles connaissances et de leur curiosité culinaire aux autres élèves et à leur milieu. Cette mobilisation permettra de propager des messages de saines habitudes de vie dans les écoles, créant ainsi un environnement social propice aux choix alimentaires sains.

Des cours de cuisine obligatoires

Depuis 2008, au Royaume-Uni, les cours pratiques de cuisine sont obligatoires à l’école primaire. Cette pratique permet de transmettre aux jeunes les notions culinaires de base qui ne sont plus enseignées à la maison.

À l’automne 2014, cette mesure a été élargie à tous les élèves de 7 à 14 ans. L’objectif consiste à ce que tous les élèves qui terminent leurs études secondaires soient capables de cuisiner 20 repas différents à partir d’ingrédients de base[38].

Ce qui peut être enseigné

Voici quelques-unes des notions de saine alimentation qui peuvent être transmises aux enfants et adolescents, selon le site Web « Éducation Nutrition » des Producteurs laitiers du Canada[39] :

  • la découverte des aliments à travers les cinq sens;
  • l’origine des aliments;
  • la lecture des étiquettes;
  • les techniques culinaires de base;
  • la planification et la préparation de repas variés et équilibrés;
  • la sensibilisation à l’écoute des signaux de faim et de satiété.

Créer des ententes entre écoles, groupes communautaires et municipalités

Plusieurs écoles n’ont pas l’espace et les équipements nécessaires à la réalisation d’ateliers culinaires ou de jardinage. Pour surmonter cet obstacle, la Coalition Poids encourageait, dans un manifeste publié en 2013, la création d’ententes entre les écoles, les groupes communautaires et les municipalités pour partager l’utilisation de certaines infrastructures propices à l’organisation et l’animation de tels ateliers.[40]

Offrir des ateliers d’éducation et d’exploration sensorielle

Des ateliers d’éducation et d’exploration sensorielle suscitent de plus en plus d’intérêt depuis quelques années en Europe et en Amérique du Nord.

En bref, il s’agit d’offrir aux enfants des activités structurées dans lesquelles ils ont l’occasion d’utiliser leurs cinq sens pour découvrir et apprivoiser des aliments.

Des études réalisées en Europe indiquent que ce type d’activités entraîne les effets bénéfiques suivants :

  • moins de néophobie alimentaire (grande réticence à goûter à de nouveaux aliments)[41],[42],[43],[44];
  • meilleure capacité à décrire le goût des aliments[45];
  • réduction de la prévalence de l’obésité[46].

Il semble toutefois que chez les enfants plus âgés (8-10 ans), certains de ces effets n’ont été observés qu’à court terme et qu’après un certain temps, les comportements néophobiques peuvent réapparaître. Les effets semblent plus efficaces chez les enfants plus jeunes[47],[48]. Les chercheurs recommandent d’instaurer ces ateliers dès la maternelle et de les poursuivre jusqu’à la fin du primaire[49].

Au Québec, l’organisme Jeunes pousses offre des ateliers d’éducation sensorielle au goût[50].

Mettre en place et développer des activités de jardinage à l’école

Les activités de jardinage et d’agriculture urbaine en milieu scolaire suscitent un intérêt croissant depuis quelques années. Par exemple, à l’école Saint-Barthélémy, dans le quartier Villeray à Montréal, les élèves de 1re année plantent et entretiennent un potager. Ils peuvent ainsi cueillir, cuisiner et manger leur récolte : salade d’épinards, parfait aux fraises, par exemple[51].

Études : manger plus de fruits et légumes grâce à un jardin scolaire. Les jardins scolaires peuvent avoir une influence positive sur les habitudes alimentaires des enfants du primaire et du secondaire, à condition d’être intégrés à une démarche alimentaire globale auprès d’eux (cours de cuisine, par exemple). C’est la conclusion des auteurs de deux synthèses, qui soulignent que des études plus rigoureuses sont nécessaires pour établir clairement l’efficacité de tels programmes[52],[53]. Le principal effet positif des jardins scolaires : les jeunes mangent plus de fruits et de légumes[54].

En cultivant un jardin, les jeunes se familiarisent de façon active avec :

  • l’origine des aliments;
  • les étapes de croissance des fruits et légumes;
  • la biologie des plantes (photosynthèse, pollinisation, botanique, reproduction des plantes);
  • l’écologie (effets des pesticides, développement durable, consommation d’eau);
  • le compostage.

Une visite à la ferme est un autre bon moyen de comprendre d’où viennent les aliments, comment ils sont produits et tout ce qui y est relié : la composition de la terre, la lombriculture (élevage de vers de terre pour la production du compost), la pollinisation, le compostage, etc.

Farm to School aux États-Unis : 40 000 écoles participantes

Aux États-Unis, le programme Farm To School connaît un succès grandissant. En plus, d’approvisionner les cafétérias scolaires en produits frais locaux et régionaux, ce programme comporte tout un volet éducatif : notions de nutrition et d’agriculture, visites à la ferme, jardins scolaires, compostage, etc. Les trois projets pilotes implantés en 1996 se sont transformés en un programme national présent dans tous les États et plus de 40 000 écoles en 2014, de la maternelle au secondaire[55].

Selon une recension des écrits faite par le réseau Farm to School, ce programme offre de nombreux avantages en matière d’apprentissages et d’acquis nutritionnels et scolaires[56],[57] : augmentation de la consommation de fruits et légumes; meilleures connaissances du guide alimentaire ainsi qu’en saine alimentation, en jardinage, en agriculture, etc.

Les jeunes dont l’école est devenue membre du réseau Farm to School se disent plus enclins à essayer de nouveaux aliments et à opter pour des repas plus sains, ce que leurs parents confirment. Des études ont même permis d’observer une amélioration de la réussite scolaire, de l’estime de soi et des compétences sociales des jeunes[58],[59].

Farm to School a aussi une influence positive sur les enseignants, qui améliorent leur régime alimentaire et leurs habitudes de vie. De plus, l’implantation de ce programme facilite la mise en œuvre d’une politique alimentaire globale à l’école[60],[61].

De la ferme à la cafétéria Canada : un nouveau réseau. Inspiré du réseau Farm to School, le réseau Farm to Cafeteria a pris racine en 2008 en Colombie-Britannique, puis est devenu national en octobre 2012. Au Québec, en 2013, neuf écoles, quatre campus et neuf établissements de santé étaient membres de ce réseau qui est géré par Équiterre[62].

Un programme australien qui a fait ses preuves

En Australie, plus de 250 écoles ont adopté le programme Stephanie Alexander Kitchen Garden (SAKG) qui vise à initier les enfants de 8 à 12 ans (3e à 6e année du primaire) à la culture maraîchère et à la cuisine. Au programme :

  • 40 minutes/semaine de travail dans un jardin maraîcher annexé à l’école;
  • 90 minutes/semaine de cours de cuisine avec les légumes récoltés dans le jardin.

Une évaluation de ce programme a permis de constater les effets suivants[63] :

  • plus grande ouverture à l’endroit des nouveaux aliments;
  • amélioration des connaissances et compétences des enfants en cuisine (notamment dans l’utilisation des couteaux de cuisine) et en jardinage;
  • plus grande confiance des enfants en leurs habiletés culinaires;
  • répercussions positives sur le milieu familial (même s’il ne s’agit pas d’un des objectifs du programme);
  • création de liens bénéfiques entre les écoles et les communautés.

Collectivités isolées du Timiskaming-Nord : alimentation plus saine dans les écoles et la communauté.

Ce district éloigné du nord-est de l’Ontario compte environ 33 000 habitants. En 2010 et 2011, les élèves de 17 écoles ont bénéficié du programme "Créer un environnement scolaire favorable à une saine alimentation dans le Timiskaming" (CESFSA), financé par la Fondation des maladies du cœur de l’Ontario. La campagne s’articulait autour de trois slogans : « Nous apprenons ce qu’est une saine alimentation à l’école »; « Nous pratiquons la saine alimentation à travers toute l’école »; « Nous favorisons une saine alimentation à la maison et dans la communauté ». Plusieurs écoles ont poursuivi le projet et continuent à créer un environnement où le choix sain est le choix aisé[64].

Intégrer des notions de saine alimentation en classe

En plus des activités structurées de cuisine ou de jardinage, il est possible d’intégrer des notions de saine alimentation dans certaines matières scolaires.

Quelques suggestions du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec[65] :

  • mathématiques : calculer un budget alimentaire ou les fractions des quantités dans une recette;
  • sciences : expliquer les calories; le mécanisme de la digestion; visiter une ferme;
  • géographie : dessiner des cartes pour comprendre d’où viennent les différents aliments; discuter des effets de l’achat local sur l’environnement;
  • éducation physique : démontrer comment les nutriments peuvent améliorer une performance physique;
  • informatique : découvrir des recettes dans Internet ou créer un site Web à partir de recettes provenant de chaque élève.

Certains organismes (Jeunes Pousses, La Tablée des chefs, etc.) offrent aux enseignants et aux intervenants des formations pour aborder l’alimentation en classe.

Organiser des activités éducatives et promotionnelles en nutrition et des sorties scolaires

Les écoles ont également la possibilité d’organiser des activités éducatives et promotionnelles reliées à la saine alimentation. Cette piste d’action est recommandée par le ministère de la Santé et des Services sociaux, dans le cadre de l’application de la Politique-cadre Pour un virage santé à l’école. Ces activités peuvent prendre différentes formes[66] :

  • ateliers en classe;
  • campagnes de sensibilisation réalisées à la cafétéria;
  • sorties éducatives dans une ferme locale (voir plus haut);
  • séances de dégustation, etc.

Ces activités et événements peuvent être l’occasion de transmettre aux jeunes de l’information sur différents sujets reliés à la saine alimentation, telles[67] :

  • les bases d’une saine alimentation;
  • les méthodes de transformation des aliments à privilégier;
  • la lecture des informations nutritionnelles sur les étiquettes.
L’approche École en santé […] préconise, entre autres, des activités qui s’étendent sur une longue période de temps, qui bénéficient d’une certaine intensité, qui favorisent l’intégration des compétences et qui suscitent la participation de l’élève.

Ministère de la Santé et des Services sociaux, Pour un virage-santé à l’école : guide d’application du volet alimentation[68]

Attirer les jeunes à la cafétéria au secondaire

Pour que les élèves fréquentent régulièrement la cafétéria, il est essentiel d’offrir un menu de qualité, à bon prix et bien ciblé, mais aussi d’offrir des lieux adéquats et des conditions favorables aux repas.

Pour en savoir plus sur les pistes d’action pour attirer les jeunes à la cafétéria au secondaire, consultez notre fiche à ce sujet

Projets dans la communauté


Projet Description Groupe d'âge Région Thèmes

Ateliers Culinaires pour Adolescents

Le Programme d’Ateliers Culinaires pour Adolescents de La Tablée des Chefs s'adresse aux jeunes de 12 à 17 ans fréquentant une école secondaire ou un milieu communautaire et les centres jeunesse.

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Les ateliers ont pour objectif d'initier les adolescents à la cuisine et à la saine alimentation ainsi qu’à développer leur autonomie culinaire tout en s’amusant. Lors des ateliers, les jeunes apprennent et mettent en pratique des techniques culinaires de base. Ils réalisent, lors de chacun des ateliers, des recettes simples.

Caractéristiques du programme :

24 ateliers culinaires thématiques. Il est possible d’avoir un programme de 12 ateliers ou des ateliers à la carte.

Offert en concordance avec le calendrier scolaire.

Un atelier de 90 minutes par semaine, à horaire fixe, intégré à l’horaire régulier ou en parascolaire.

Site Web: 
http://www.tableedeschefs.org/fr/formation-culinaire/ateliers-culinaires 

Responsable : Sylvie-Anne Guertin

Téléphone : (450) 748-1638 poste 304 ou 
1 877 821-1877

 Courriel : sylvieanne.guertin@tableedeschefs.org

12-17 ans
Toutes les régions
Alimentation

Ça mijote en Mauricie

Le programme Ça mijote en Mauricie comporte plusieurs volets et activités pour inspirer de saines habitudes alimentaires aux jeunes et à leur famille.

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Moisson Mauricie-Centre-du-Québec propose des stratégies et des actions en saine alimentation aux parents d’enfants de 6 à 11 ans : développement d’habiletés et de connaissances, soutien, transfert de connaissances et communication.

On propose la Mijotrousse et leur site web pour plusieurs idées et trucs pour mieux s’alimenter.

Info

Site web : http://moisson-mcdq.org/CaMijote/

Responsables : Geneviève Hamann et Caroline Chartier

Téléphone : 819 371-7778, poste 26

Courriel : developpement@moisson-mcdq.org et communaute@moisson-mcdq.org

6-12 ans
Mauricie (04)
Alimentation

Cultivons et Cuisinons du Lac au Fjord

Les jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean apprennent l’origine des aliments et développent leurs compétences culinaires grâce au projet Cultivons et Cuisinons du Lac au Fjord.

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La CRÉ Saguenay-Lac-Saint-Jean, par l’entremise de son projet Cultivons et Cuisinons du Lac au Fjord, a mis en place des ateliers dans les 4 MRC et la Ville de Saguenay. Durant ces ateliers, les produits locaux sont utilisés.

Des activités sont également mises de l’avant pour les 0 à 5 ans grâce au programme Un trésor dans mon jardin qui permet aux jeunes de comprendre l’origine des aliments, l’importance de la production agricole locale et de développer leurs compétences culinaires.

Ce projet finance la formation des éducatrices, le matériel pédagogique, le suivi annuel ainsi que le réseautage avec des cuisiniers et des producteurs de la communauté.

Une équipe d’animation du Patro de Jonquière, en collaboration avec Cultivons et Cuisinons du Lac au Fjord, offre huit thèmes d’ateliers d’éducation au goût pour les services de garde.

Info

La Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Site web

418 668-3592

info@tableagro.com

0-5 ans
Saguenay–Lac-Saint-Jean (02)
Alimentation

Des heures à la ferme

Des jeunes passent 30 heures sur une ferme pour créer un lien avec la terre nourricière.

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Depuis 12 ans, les groupes de Citoyens du Monde de première secondaire de l’école secondaire l’Aubier de Lévis passent 30 heures à la ferme Marichel.

Ils profitent d’un contact privilégié avec la terre nourricière. L’activité est en lien avec la thématique « Nos origines, toute une histoire ».

Dans le cadre d’une activité spéciale, tous les élèves remplissent un carnet de bord « Un vent d’énergie » portant sur la saine alimentation, l’activité physique et contre le tabac. Des dégustations santé, des midis marche sont organisés.

Info

Site web : http://web.csdn.qc.ca

Téléphone : 418 839-9468

13-17ans
Capitale-Nationale (03)
Alimentation

Éducation à la nutrition pour les milieux scolaires

Sensibiliser les jeunes du primaire aux saines habitudes de vie en matière d'alimentation, d'activité physique et d'hygiène.

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Le programme d'éducation à la nutrition pour les milieux scolaires des Producteurs Laitiers du Canada s’adresse aux enseignants du primaire, aux enseignants en éducation physique et en santé, ainsi qu'au personnel des services de garde en milieu scolaire.

Les documents d’information sont offerts gratuitement dans le cadre d'un atelier d'éducation à la nutrition animé par une diététiste. Les enfants sont sensibilisés aux saines habitudes de vie en matière d'alimentation, d'activité physique et d'hygiène.

Info

Site web : www.educationnutrition.org

Téléphone: 514 284-1092 ou 1 800 361-4632

Courriel : education@dfc-plc.ca

6-12 ans
Toutes les régions
Alimentation

Jardin communautaire à l’école St. Monica

Les jeunes de l’école St. Monica ont fait un jardin communautaire dans la cour d’école.

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Dans l’arrondissement de Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, les jeunes de l’école St. Monica ont reçu l’aide du groupe Action Communiterre pour planter un jardin communautaire dans la cour d’école.

Ils apprennent à semer, cultiver et cuisiner les aliments qu’ils récoltent. Les adolescents du camp de jour entretiennent le jardin en été.

Info

Responsable : Paquita Nanton

Téléphone : 514 369-0087

6-12 ans
Montréal (06)
Alimentation

La Caravane du goût

La Caravane du goût organise des ateliers et des activités pour les familles afin de leur faire découvrir la saine alimentation et les produits locaux.

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Organisée par l’organisme Jeunes pousses, la Caravane du goût a pour objectif de favoriser et faciliter l’accès à des aliments sains et locaux en accompagnant les enfants et leur famille dans la découverte du plaisir de bien manger.

La Caravane est divisée en 2 volets : la cantine mobile et les ateliers d'éveil sensoriel au goût.

La cantine mobile propose des repas sains lors d’événements familiaux.

Lors des ateliers d'éveil sensoriel au goût, les jeunes et leurs parents apprennent à :

  • s'ouvrir à une plus grande variété d'aliments;
  • développer leur vocabulaire de goûteurs pour mieux exprimer leurs préférences;
  • découvrir la richesse des aliments produits localement;
  • prendre plaisir à partager un repas en toute convivialité.

Info

Site web : www.jeunespousses.ca

Responsable : Irina Knapp, coordonnatrice du programme

Téléphone : 819 340-1960

Courriel : irina.knapp@jeunespousses.ca

Tous
Toutes les régions
Alimentation

Le Défi « Moi j'croque »

Le Défi « Moi j'croque » encourage les jeunes du primaire à manger 5 portions de fruits et légumes par jour.

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Le Défi « Moi j'croque », organisé par le Réseau des sports étudiants du Québec (RSEQ), encourage les jeunes du primaire à manger 5 portions de fruits et légumes par jour.

Le défi propose, pendant 5 jours, des activités sur une thématique différente pour stimuler les jeunes.

Le but :

  • contribuer à l’amélioration des habitudes de vie des jeunes;
  • offrir des idées d'activités sur les fruits et légumes;
  • amener les jeunes et leur famille à développer une saine habitude de vie, tout en ayant du plaisir.

Info

Site web : www.moijcroque.rseq.ca

Responsable : Maude Poulin Lemieux, coordonnatrice en saines habitudes de vie

Téléphone : 450 463-4055, poste 104

Courriel : mlemieux@monteregie.rseq.ca

6-12 ans
Toutes les régions
Alimentation

Le projet Boîte à lunch

Le Projet Boîte à lunch fait la promotion de la saine alimentation et de la sécurité alimentaire.

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Le groupe Action Communiterre, dans Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, propose le Projet Boîte à lunch pour promouvoir la saine alimentation et la sécurité alimentaire.

Des ateliers de cuisine parascolaires pour les enfants de 4e et de 5e année sont offerts, ainsi que pour les jeunes de l’école secondaire Saint-Luc.

Info

Responsable : Merissa Nudelman

Téléphone : 514 967-6374

Courriel :boite.lunch@gmail.com

6-12 ans
Montréal (06)
Alimentation

Le « Park n’lot » de Royal West Academy

L’école Royal West Academy a transformé un stationnement à côté de l’école en jardin.

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L’école Royal West Academy à Montréal a transformé un stationnement à côté de l’école en jardin.

Les élèves y ont planté une variété de fruits et légumes. Des bénévoles entretiennent le jardin en été. Lors de la récolte, les fruits et légumes sont partagés entre les élèves et les bénévoles.

L’école fait également un don des surplus de fruits et légumes à la banque alimentaire de l’arrondissement.

Info

Responsable : Adrian del Balso

Courriel : rwaec@live.ca

6-12 ans
Montréal (06)
Alimentation

Les aventuriers du goût

Fondé sur l’éducation sensorielle au goût, le programme Les aventuriers du goût, conçu par Croquarium place les enfants au cœur des découvertes alimentaires.

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Grâce à l’exploration des aliments avec leurs cinq sens, les enfants découvrent la variété alimentaire et apprennent à mettre des mots sur leurs sensations. 

Croquarium privilégie une approche globale de l’alimentation qui intègre les dimensions sociales, économiques, culturelles, environnementales et psychologiques.

Des ateliers clés en main, ponctuels ou en série, sont animés par des éducateurs du goût costumés. Jeux, dégustations avec les cinq sens et expérimentations culinaires éveillent la curiosité face à la diversité et la provenance des aliments.

Croquarium a une version mobile : la Caravane du goût s’installe lors d’événements et déploie ses dix petits ateliers du goût ainsi qu’une zone interactive avec jardin en pots. Costumé, coloré, Croquarium met à l’honneur la vue, l’odorat, le toucher, l’ouïe et le goût.

Info

Site web

819 340 1960

info@croquarium.ca

0-12 ans
Toutes les régions
Alimentation

Les Brigades Culinaires

Le projet des Brigades Culinaires de La Tablée des Chefs s’adresse aux jeunes du secondaire régulier.

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À travers 24 ateliers culinaires théoriques et pratiques comprenant des activités de préparation et d’organisation de défis, les jeunes développent leurs compétences culinaires et leurs connaissances en alimentation. Ils deviennent ensuite des agents de changement, des «leaders alimentaires».

Le programme des Brigades Culinaires vise l’autonomie alimentaire des jeunes et permet de prévenir la perte de connaissances et de compétences culinaires des générations futures.

En 2014, Les Brigades culinaires étaient présentes dans 45 écoles situées dans 12 régions du Québec. Le programme est offert dans toutes les écoles secondaires publiques du Québec, mais cible particulièrement celles qui ont un indice de défavorisation situé entre 7 et 10.

Info

Site Web: 
http://www.tableedeschefs.org/fr/formation-culinaire/brigades-culinaires

Responsable : Yoni Bélanger, coordonnatrice

Téléphone : 450 748-1638 poste 309 ou
1 877 821-1877

 Courriel :  yoni.belanger@tableedeschefs.org

12-17ans
Toutes les régions
Alimentation

Petits cuistots - Parents en réseaux

Conçu par les Ateliers cinq épices, le projet Petits cuistots - Parents en réseaux offre une série d'ateliers de cuisine-nutrition spécialement conçus pour les écoles et les services de garde éducatifs à l'enfance.

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Le projet Petits cuistots – Parents en réseau (PC-PR) a pour objectif de promouvoir l’éducation nutritionnelle et culinaire et de favoriser le développement social par l’alimentation auprès de la clientèle scolaire et étudiante, de leur famille et des adultes en général, principalement en milieux défavorisés.

2 formats d'ateliers sont offerts :

- atelier de cuisine-découverte : pour les enfants de 2 à 5 ans en services de garde éducatifs à l'enfance.

- ateliers de cuisine-nutrition : pour les écoliers de 4 à 12 ans.

Conçus et animés par des nutritionnistes, ces ateliers se déroulent avec la collaboration de l’enseignant (ou de l'éducatrice) et bénéficient de l’appui de quelques parents bénévoles qui participent à l’animation.

Info

www.cinqepices.org

info@cinqepices.org 

514 931-5031  

0-12 ans
Toutes les régions
Alimentation, Défavorisation

Un trésor dans mon jardin

Le programme Un trésor dans mon jardin, conçu par l'organisme Croquarium, propose des activités ludiques et pédagogiques autour du jardinage.

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Guidés par Croquarium, les enfants et les plus grands imaginent leur jardin, plantent, arrosent, désherbent, récoltent, transforment et dégustent le fruit de leur travail.

Un Trésor dans mon jardin vise tout particulièrement les personnes qui interviennent dans les services de garde à la petite enfance (CPE, garderies, services de garde en milieu familial), les écoles primaires, les milieux communautaires (toute organisation oeuvrant auprès des jeunes de 2 à 12 ans) et les organisations municipales.

Info

Croquarium

819-340-1960

info@croquarium.ca

0-12 ans
Toutes les régions
Alimentation

Rédaction : Veille Action

Révision terrain : Mariane Dion, conseillère en alimentation, Québec en Forme

Révision scientifique : Amélie Boulanger, diététiste-nutritionniste, étudiante à la maîtrise à la faculté d'éducation physique et sportive de l'Université de Sherbrooke et Pascale Morin, PhD, professeure adjointe, Faculté d’éducation physique et sportive, Université de Sherbrooke.

Fiche créée le : 11 novembre 2012

Fiche révisée le : 5 mars 2015

Références

Bibliographie

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CHENHALL, Cathy. Amélioration des compétences culinaires : Synthèse des données probantes et des leçons pouvant orienter l’élaboration de programmes et de politiques, Réseau pancanadien de santé publique, Canada, 2010, 40 p. [Consulté le 11 novembre 2014]

CHENHALL, Cathy. Amélioration des connaissances culinaires. Aperçu des pratiques prometteuses à l’étranger, Groupe des modes de vie sains, Réseau canadien de santé publique, Canada, 2010, 90 p. [Consulté le 11 novembre 2014]

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ORDRE PROFESSIONNEL DES DIÉTÉTISTES DU QUÉBEC. Pour remettre le citoyen au cœur de l’assiette, Mémoire déposé dans le cadre des travaux de la commission sur l’avenir de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Québec, 2007. [Consulté le 11 novembre 2014]

PAGEAU, Martine, et collab. Pour un virage-santé à l’école : guide d’application du volet alimentation, Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, 2008, 148 p.

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Notes

Notes

1.
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5.
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6.
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7.
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8.
Cathy CHENHALL. Amélioration des compétences culinaires : Synthe`se des données probantes et des leçons pouvant orienter l’élaboration de programmes et de politiques, Réseau pancanadien de santé publique, Canada, 2010, p. 15. [Consulté le 11 novembre 2014] 
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67.
Martine PAGEAU, et collab., idem
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Martine Pageau, et collab., idem