Implanter une politique alimentaire à l’école : défis et mode d’emploi

aménager les cours d'écoles

Résumé

Les faits

  • Le virage santé à l’école lancé en 2007 a entraîné une amélioration de l’offre alimentaire, mais des progrès restent à faire.
  • La proximité des restaurants rapides et des dépanneurs constitue un obstacle important à la mise en application d’une politique alimentaire dans les écoles.
  • La mobilisation et la formation du personnel des écoles et des services alimentaires restent à améliorer.
  • Le manque de ressources financières et de mesures de soutien freine la mise en œuvre d’une politique alimentaire.

Des pistes d’actions

  • Consultation, sensibilisation, mobilisation et formation sont des conditions gagnantes pour que les élèves, les parents, le personnel de l’école et du service alimentaire soutiennent la politique alimentaire.
  • Adhérer à l’approche « École en santé ».
  • Collaborer avec des partenaires experts.
  • Évaluer les effets des interventions au fur et à mesure de leur mise en place.
  • Patience! Intervenir pour améliorer les habitudes alimentaires des jeunes et du personnel d’une école est une démarche à long terme.

Table des matières

Des faits : le virage santé à l’école

En 2007, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) du Québec a demandé aux milieux scolaires de se mobiliser pour offrir aux jeunes un environnement favorable à l’adoption et au maintien de saines habitudes de vie. C’est ce qu’on appelle la Politique-cadre Pour un virage santé à l’école[1]. Le MELS a demandé à toutes les commissions scolaires de soutenir et d’encadrer les écoles dans ce virage santé.

La politique québécoise comporte 3 orientations principales pour améliorer l’environnement scolaire :

  • Offrir une alimentation variée et privilégier les aliments de bonne valeur nutritive en se basant sur le Guide alimentaire canadien.
  • Éliminer les aliments à faible valeur nutritive de l’offre alimentaire.
  • Offrir des lieux adéquats et des conditions favorables lors des repas.

Cette politique concerne tous les aliments offerts ou vendus dans les écoles. Il s’agit de proposer des messages uniformes et cohérents au sujet de la saine alimentation dans tous les locaux et toutes les activités de l’établissement scolaire, pas seulement à la cafétéria. La politique s’applique donc aussi aux services de garde, aux machines distributrices, aux levées de fonds, aux sorties, etc. De plus, les jeunes apportant des collations ou leur repas de la maison sont également invités à participer au virage santé.

Dîner à l’école

Selon une enquête-terrain menée en 2008-2009 dans 207 écoles du Québec, plus de 66 % des élèves du secteur public et près 90 % de ceux du secteur privé dînent à l’école (repas acheté à la cafétéria ou boîte à lunch)[2].

État de situation

De mai à octobre 2009, le MELS a effectué une collecte de données en ligne auprès de 720 établissements scolaires afin de faire un bilan de l’implantation de la politique-cadre. Les résultats indiquent que la grande majorité des écoles primaires et secondaires avaient bonifié leur offre alimentaire[3].

De plus, une enquête-terrain menée en 2008 et en 2009 dans 207 écoles primaires et secondaires publiques et privées constatait également que la qualité nutritionnelle des menus s'était améliorée[4][5].

Toutefois, des progrès restent à faire. En effet, à partir des données de cette enquête-terrain, l’Institut national de santé publique du Québec a déterminé que seulement 6 % des écoles secondaires [7] et 32 % des écoles primaires [6] présentaient un bilan parfait pour le repas du midi offert sur place, c’est-à-dire tous les éléments favorables (du lait nature, une demi-portion de viande et substituts, des fruits ou des légumes, et des produits céréaliers faits de grains entiers ou des pommes de terre) à un dîner sain ET aucun des éléments défavorables(de la friture, des charcuteries, ou des boissons et aliments riches en sucre ou sucrés avec un substitut de sucre).

5 fruits et légumes par jour : les 2/3 des jeunes sont en manque…
  • Au Canada, en 2004, 44 % des jeunes de 4 à 13 ans mangeaient moins de 5 portions de fruits et légumes par jour[6].
  • Au Canada, en 2011, 44 % des jeunes de 12 à 19 ans ont déclaré manger des fruits et des légumes au moins 5 fois par jour[7].
  • Au Québec, en 2010-2011 seulement 23 % des jeunes du secondaire mangeaient au moins 6 portions de fruits et légumes entiers (41 % lorsqu’on inclut les jus de fruits[8]).

En 2009, 47 % des établissements offraient des boissons et des aliments sains au cours des campagnes de financement, des sorties et d’autres événements spéciaux, un effort qui mérite d’être souligné, selon le MELS [5].

En ce qui concerne l’objectif de rendre les lieux de repas accueillants, la moitié des écoles secondaires y était arrivée en 2009, mais seulement un tiers des écoles primaires[5]. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez notre fiche Comment attirer les jeunes à la cafétéria au secondaire.

Mobilisation et formation : peut être mieux

Sur le plan de la mobilisation et de la formation, les données colligées révèlent que :

  • seulement 35 % des responsables du service alimentaire dans les écoles primaires étaient formés dans le domaine de la restauration ou de la nutrition[6]; la proportion était de 59 % dans les écoles secondaires[7];
  • seulement 35 % des établissements scolaires ont organisé des formations sur la saine alimentation auprès du personnel scolaire[9];
  • seulement 20 % des écoles primaires ont mis sur pied un comité permanent sur les saines habitudes de vie[6]; la proportion était de 43 % dans les écoles secondaires[7].

Toutes les provinces canadiennes, sauf les Territoires-du-Nord-Ouest, ont mis en place des politiques alimentaires dans leurs écoles. Les critères de base de ces politiques varient cependant beaucoup[10], de même que leur application : certaines sont des recommandations, comme au Québec et en Alberta, mais d’autres sont obligatoires. C’est notamment le cas en Nouvelle-Écosse depuis 2004 et en Ontario depuis septembre 2011[11].

Des faits : les défis du passage à l’action

Selon une synthèse publiée par l’Institut national de santé publique, l’environnement socioéconomique et culturel constitue un obstacle important à l’implantation d’une politique alimentaire. Par exemple, l’omniprésence et la promotion de produits alimentaires de faible valeur nutritive par l’industrie influencent grandement les choix alimentaires des élèves, particulièrement dans les écoles secondaires[12].

Les réactions des jeunes à de nouveaux aliments peuvent entraîner des retours en arrière, notamment s’ils n’ont pas d’abord eu l’occasion de participer à des dégustations. Par exemple, une commission scolaire de Chicago a choisi en février 2013 de retirer certains plats santé de son menu pour des raisons budgétaires. Le saumon grillé, le poisson cuit au four et les burgers aux fèves noires n’avaient guère de succès auprès des élèves[13]. Dans le bilan publié par le MELS, les écoles ont relevé 3 principaux freins à la mise en oeuvre d’une offre alimentaire respectant les objectifs du virage santé[5] :

  • le manque de ressources financières;
  • le manque de collaboration, principalement de la part des parents;
  • la proximité des restaurants et des dépanneurs (écoles secondaires).

De plus, en 2011, une enquête réalisée auprès de 8 gestionnaires de services alimentaires scolaires a révélé qu’ils rencontrent des difficultés importantes dans le cadre de la politique-cadre[14] :

  • Ils constatent une diminution importante des ventes, car les jeunes mangent moins à la cafétéria.
  • Il est très difficile d’offrir des repas attrayants à petit prix (3,75 $ en 2009).
  • Ils ne sont pas consultés dans la mise en place de la politique.
  • Ils ont besoin d’un soutien financier pour assurer la formation et la rétention de leur personnel.
  • Certaines écoles contournent la politique-cadre lorsqu’elles commandent, pour leur personnel, des repas spéciaux ne répondant pas aux critères du virage santé.

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Luc Poirier, chargé du projet de la cafétéria coopérative à l’école secondaire Louis-Joseph Papineau de Papineauville, confirme que les cafétérias scolaires font face à une féroce concurrence. « Les chaînes d’épicerie vendent désormais de la poutine et du poulet frit et certaines chaînes de malbouffe offrent des rabais aux étudiants. Pas facile d’attirer nos jeunes à la cafétéria avec un menu santé à 6 $ quand ces commerces sont devant l’école ou à distance de marche! »[15].

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La problématique des restaurants rapides situés à proximité des écoles est abordée dans notre fiche sur l’environnement bâti et la saine alimentation.

La rentabilité des cafétérias scolaires

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« Préparer des aliments frais et sains coûte plus cher que de servir des aliments transformés, explique Luc Poirier. Atteindre un équilibre budgétaire dans ces conditions n’est donc pas facile. À l’école Louis-Joseph Papineau, nous servons 50 repas par jour. Pour assurer notre rentabilité, il faudrait en servir au moins 10 de plus, ce qui n’est pas impossible, mais demande des efforts constants de sensibilisation[15]. »

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À l’école Saint-Jacques de Saint-Jacques le Mineur, qui avait pris le virage santé en 2007, il n’y a plus de service alimentaire : le traiteur s’est heurté à un problème de rentabilité.

Des cafétérias désertées à Toronto. En août 2012, soit 1 an après la mise en vigueur de la politique alimentaire dans les écoles ontariennes[3], le Toronto District School Board a fermé 32 cafétérias scolaires déficitaires. Certaines avaient perdu jusqu’à 30 % de leurs revenus, car les jeunes préféraient manger à l’extérieur ou apporter leur lunch[16]. Toutefois, cette politique alimentaire n’est pas la seule cause de la fermeture de ces établissements, puisqu’ils étaient déficitaires depuis plusieurs années[17].

Aux États-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont publié en 2011 une recension des études portant sur les conséquences financières de l’implantation de critères élevés de nutrition dans les écoles. Bien que ces dernières subissent parfois des pertes de revenu dans les mois suivant la mise en place de telles politiques, de plus en plus d’études indiquent plutôt que celles qui sont allées de l’avant n’ont pas connu de pertes à moyen terme et que plusieurs ont même vu leur chiffre d’affaires augmenter[18]. C’est ce qu’a confirmé un rapport d’évaluation publié en 2012 par le Kids’ Safe & Healthful Foods Project[19].

À l’école secondaire de Windsor, la Coopérative du Tournesol gère la cafétéria depuis 2009. Le budget est non seulement équilibré, mais des surplus sont dégagés chaque année. Ils sont redistribués pour financer des projets touchant de près les élèves et favorisant leur réussite scolaire[20].

Pistes d’actions : consulter, collaborer, s’outiller et penser à long terme

Consultation, sensibilisation et concertation

Toutes les sources consultées s’entendent sur un point crucial : quelle que soit la teneur d’une politique alimentaire scolaire, le succès de sa mise en vigueur repose sur une consultation et une sensibilisation de tous les acteurs concernés. Pour que les changements durent, la commission scolaire, la direction de l’école, les enseignants, les gestionnaires des services alimentaires, les élèves et les parents doivent bien comprendre la politique alimentaire pour y adhérer et la soutenir activement.

Cette mobilisation est l’aspect à la fois le plus important d’une implantation réussie et le plus difficile à maintenir à long terme. En effet, la sensibilisation des jeunes et le maintien de la motivation de l’équipe-école demandent des actions régulières et ponctuelles. Consulter les élèves afin de leur offrir un menu scolaire au moins aussi séduisant que celui du casse-croûte du coin fait partie des stratégies gagnantes.

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« Au début de 2012, l’intervenante jeunesse du Centre local a fait un sondage auprès des élèves de l'école, explique Luc Poirier, chargé du projet de cafétéria coopérative à l’école secondaire Louis-Joseph Papineau de Papineauville. Nous voulions savoir ce qu’ils aimaient et ce qu’ils n’aimaient pas de leur cafétéria. Nous en avons tiré des pistes d’actions et mis au point des menus santé, qui sont offerts depuis septembre 2012. De plus, le directeur de l’école et son adjoint sont très mobilisés, ce qui contribue à la réussite de ce projet[15]. »

De plus, chaque jour un message diffusé à 11 h détaille le menu du jour de la cafétéria afin d’inciter les jeunes à prendre un repas santé.

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Parmi les outils de consultation, le recours à un registre des commentaires et suggestions et l’organisation de groupes de discussion permet aussi d’évaluer la satisfaction des utilisateurs de la cafétéria et de tester les projets en cours[21].

Le thème de l’éducation des élèves à la saine alimentation est abordé dans notre fiche L’éducation à la saine alimentation à l’école

La sensibilisation des enseignants est cruciale. Par exemple, selon une enquête menée en Utah auprès de 1 243 enseignants du primaire, plus de la moitié d’entre eux ignoraient qu’une politique de saines habitudes de vie était en vigueur dans leur école. De plus, seulement 12 % avaient constaté que la politique était appliquée[22].

Former le personnel de cafétéria. En novembre 2012, l’équipe d’Accès bouffe santé! et le regroupement de partenaires Arthabaska-Érable en Forme ont offert une première formation pilote à 6 chefs oeuvrant dans 11 écoles de la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF). Le contenu de cette formation sur la saine alimentation en milieu scolaire tenait compte du portrait de l’offre nutritionnelle réalisé dans 25 écoles de la CSBF et des besoins exprimés par les gestionnaires de cafétérias. Si ce projet pilote est concluant, il pourrait être étendu à l’ensemble des écoles de la CSBF, ainsi qu’à celle des commissions scolaires Des Chênes et La Riveraine[23].

Aux États-Unis, en Géorgie, une collaboration entre la commission scolaire, les enseignants et le personnel des cafétérias a permis d'améliorer les habitudes alimentaires des élèves et du personnel dans les écoles de la ville de Carrollton. Les gestionnaires estiment que la consommation de fruits a augmenté de 40 % et celle des légumes de 30 %. De plus, ces changements n'ont pas nui aux revenus des écoles ni à la fréquentation de la cantine scolaire[24].

Dégustations gagnantes

Au Wisconsin, la commission scolaire de West Salem a constaté que lorsque les nouveaux aliments sont d’abord proposés en dégustation, les élèves y sont nettement plus réceptifs lorsqu’ils sont intégrés au menu[25].

Une étude a été menée au Québec sur le programme Petits cuistots-parents en réseaux. Les résultats indiquent que les enfants ayant suivi ces ateliers sont plus ouverts à essayer de nouveaux aliments que leurs pairs n’y ayant pas participé[26].

Le soutien de la commission scolaire

En 2007, le MELS a demandé à toutes les commissions scolaires d’élaborer leur propre politique sur les saines habitudes de vie (alimentation et activité physique) ou de mettre en place des activités éducatives afin de soutenir les écoles dans le virage santé. Il leur a aussi demandé d’encadrer la démarche des écoles et de contribuer à leur mobilisation. À cette fin, une somme de 1,5 M$ est allouée annuellement à chaque commission scolaire, qui l’utilise à sa discrétion. Les écoles privées bénéficient aussi d’un financement[27].

L’ensemble des commissions scolaires reçoit aussi les montants suivants pour subventionner des projets parascolaires axés sur les saines habitudes de vie, dans le but de sensibiliser la communauté : 3 M$ pour le 3e cycle du primaire; 11 M$ pour le secondaire. L’arrimage avec les familles fait partie des points importants à développer, car l’école ne peut assumer seule toute la responsabilité de la saine alimentation des jeunes.

Montrer l’exemple

Plusieurs commissions scolaires demandent au personnel de respecter la politique alimentaire lorsqu’ils sont en présence d’élèves, par exemple en ne consommant pas de boissons gazeuses.

Dans les régions défavorisées, certains projets peuvent aussi être soutenus par le Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS), qui vise à lutter contre la pauvreté. Le projet de cafétéria coopérative de la polyvalente Louis-Joseph-Papineau a reçu du financement de ce fonds pour sa phase de démarrage [15].

S’outiller grâce à l’approche École en santé

Soutenir les écoles. Selon une enquête publiée en 2012 par les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis (CDC), une bonne capacité organisationnelle est un des éléments-clés d’une implantation réussie. L’organisme recommande donc que les écoles éprouvant des difficultés à ce chapitre soient épaulées. L’enquête indique que les plans de promotion, de communication et d’évaluation étaient les moins susceptibles d’être appliqués dans la centaine d’écoles sondées[28].

Fruit d’une entente entre le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et le MELS, l’approche École en santé (AÉS)[29] couvre plusieurs aspects de la promotion de la santé en milieu scolaire, dont celui de l’alimentation. Les écoles qui l’adoptent bénéficient d’un soutien organisationnel et d’outils facilitant grandement la mise en œuvre et le succès d’une politique alimentaire. Environ 40 % des écoles québécoises adhèrent à l’AÉS, mais elles ne sont pas toutes au même stade de déploiement de cette approche.

Ainsi, à la commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup, qui a adopté cette approche dès son lancement en 2005, plusieurs mesures sont en vigueur, dont[30] :

  • Des diététistes du Centre hospitalier régional du Grand-portage évaluent chaque année l’ensemble des menus offerts par les cafétérias gérées par la commission scolaire et par les traiteurs contractuels.
  • Un plan d’action annuel est élaboré chaque année par la commission scolaire, et le comité AÉS se réunit 3 fois par année pour en assurer le suivi. Ce plan d’action est évalué et révisé chaque année.
  • Tout nouveau membre du personnel reçoit une formation concernant l’AÉS.
  • Tout nouveau membre de l’équipe de direction bénéficie en plus d’un accompagnement spécifique afin d’assurer la continuité de l’AÉS.

Collaborer avec des partenaires experts

Pour favoriser la mise en œuvre d’une politique alimentaire à l’école, le MELS recommande de faire appel à des partenaires dont l’expertise est reconnue : centres de santé et de services sociaux (nutritionniste, technicien en diététique, infirmière, organisateur communautaire, etc.), direction de santé publique (responsable de l’approche École en santé, agent de promotion et de planification, etc.).

Les commissions scolaires ou les écoles peuvent également établir des partenariats avec des commerçants ou des producteurs agricoles. En Colombie-Britannique, par exemple, grâce à un partenariat entre plusieurs ministères, une fondation, des distributeurs et des producteurs, 1  376 écoles de cette province reçoivent gratuitement 2 fois par semaine des fruits et légumes produits en Colombie-Britannique. Ces aliments sont servis sous forme de collation à près de 500 000 élèves[31].

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À l’école secondaire Louis-Joseph Papineau, la mise sur pied de la coopérative a été possible grâce à une mobilisation locale et régionale de grande envergure, menée par l’Alliance alimentaire de Papineau : parmi les partenaires, on compte le Centre de santé et de services sociaux, le Carrefour Jeunesse Emploi, le centre local d’emploi, la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides et le regroupement Cœur des Vallées en action[15].

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Évaluer pour améliorer

Même les meilleures initiatives peuvent nécessiter des ajustements ou des améliorations : celles-ci peuvent être mises en place seulement si des données sont recueillies au fur et à mesure que la politique est mise en œuvre. Un regard critique favorise la viabilité d’une politique à long terme.

Aux États-Unis, les effets des politiques alimentaires scolaires sont suivis depuis de nombreuses années par les chercheurs. Cette évaluation continue à influencer les décideurs et leur a permis de modifier les législations et d’en instaurer de nouvelles. Ce qui a contribué, au fil des années, à l’amélioration de l’environnement alimentaire dans les écoles[32].

Penser à long terme

Quand on s’engage dans un processus de changements des habitudes alimentaires, mieux vaut être réaliste et envisager une démarche à long terme.

Cette stratégie des petit pas qui s’additionnent est endossée par le Centre d’expertise et de recherche en hôtellerie et restauration de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec qui a mis sur pied le projet La santé au menu. Ce programme vise à réduire progressivement la quantité des certains ingrédients dans les recettes des différents services alimentaires (scolaire, municipal, restaurants)[33].

C’est aussi le constat que fait une étude sur les changements apportés aux menus des écoles de New York. Le Department of Education de cette ville a opté pour améliorer progressivement l’offre alimentaire sur une période de 10 ans : diminution du taux de sodium et de cholestérol des repas, augmentation des fruits et légumes, embauche de personnel spécialisé, mise au point de recettes santé appréciées par les jeunes, restrictions dans les distributrices de boissons, etc.[34]

Des résultats positifs

Bien que de nombreux pays se soient dotés de politiques alimentaires scolaires, peu ont fait une évaluation systématique de leurs effets sur les habitudes alimentaires des jeunes. Cependant, les données actuelles sont encourageantes :

  • Les auteurs d’une synthèse se sont penchés sur 18 études menées aux États-Unis et en Europe. Ils concluent que les politiques améliorant la qualité nutritionnelle des aliments offerts à l’école et celles qui subventionnent le prix des aliments santé sont efficaces pour améliorer les apports alimentaires des étudiants. Une seule étude, non concluante, s’est penchée sur l’effet de ces politiques sur la diminution du poids corporel des jeunes[35].
  • Toutefois, aux États-Unis, 2 récentes enquêtes concluent à l’efficacité d’une politique alimentaire forte pour réduire la prise de poids des jeunes. Les chercheurs ont analysé les politiques concernant les aliments vendus « à la carte » et en distributrice dans les écoles. Ces aliments (competitive foods) concurrencent les repas santé gratuits ou subventionnés servis aux élèves. Cette étude, menée auprès de 6 300 élèves dans 40 États, indique que les étudiants vivant dans des États où ces politiques sont fermes, détaillées et cohérentes prennent moins de poids au fil des années que ceux vivant dans des États où les lois sont plus vagues ou inexistantes[36].
    Le même groupe de chercheurs a constaté que dans les écoles où les critères nutritionnels sont plus stricts pour les repas scolaires, les enfants semblent prendre moins de poids, particulièrement ceux qui bénéficient des repas gratuits ou partiellement subventionnés[37].
  • Selon une synthèse portant sur 42 études menées en Europe, les interventions en milieu scolaire pour favoriser une saine alimentation sont efficaces pour augmenter la consommation de fruits et légumes chez les enfants du primaire. L’effet est moins marqué chez les adolescents[38].
  • Une récente étude menée aux États-Unis montre aussi une association positive entre les États où le contenu nutritif des repas scolaires est réglementé et la consommation accrue de fruits et légumes par les jeunes, particulièrement ceux qui en mangent peu à la maison[39].
  • Une étude menée à l’Île-du-Prince-Édouard a comparé le régime alimentaire de jeunes du primaire avant (2001-2002) et après (2007) la mise en vigueur d’une politique alimentaire dans leur école. Les résultats sont encourageants. Ils révèlent que les jeunes en 5e et 6e année mangeaient un peu plus santé en 2007 qu’en 2001-2002 : ils consommaient une portion de moins d’aliments peu nutritifs (croustilles, bonbons, boissons gazeuses) par jour, ainsi qu’un peu plus de fruits et de légumes et de produits laitiers[40].
  • Une collecte de données sur 100 000 élèves de 5 à 18 ans des écoles de Philadelphie démontre que l’obésité a légèrement faibli entre 2006 et 2010. Les auteurs de cette étude mentionnent que les efforts pour améliorer l’environnement alimentaire dans les écoles de cette ville ont peut-être contribué, du moins en partie, à ces résultats encourageants[41].

Ressources offertes en ligne

En 2007, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a tourné des vidéos dans plusieurs écoles et services de garde. Les équipes-écoles, les enfants et les parents sont satisfaits et fiers d’avoir pris le virage santé (notez que certaines informations ne sont plus à jour, notamment au chapitre du prix des repas).

Pour consulter les vidéos en ligne

La référence de base en matière de repas scolaires conformes à la Politique-cadre est le Guide alimentaire canadien.

Pour consulter la Politique-cadre en matière d'alimentation

Le MELS a mis en ligne plusieurs documents et outils permettant de mieux comprendre et appliquer la Politique-cadre. Quelques exemples :

La santé au menu est un projet piloté par le Centre d’expertise et de recherche (CER) en hôtellerie et restauration de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec. Le CER a notamment produit 4 guides téléchargeables à l’intention des gestionnaires de cafétérias scolaires (Nutrition, Cuisine, Recettes, Gestion) : www.lasanteaumenu.com/sam-a-lecole.

Modules interactifs pour les jeunes
Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec propose des activités ludiques en ligne pour inciter les jeunes à faire des choix alimentaires sains : www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/nutrition/index.php?modules_interactifs

Projets dans la communauté


Projet Description Groupe d'âge Région Thèmes

École Buissonnière

L'école Buissonnière de Montréal est une école primaire à vocation artistique, accueillant 350 élèves.

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L'école Buissonnière, à Montréal, est une école primaire à vocation artistique, accueillant 350 élèves. Le contrat de sous-traitance des repas chauds venant à échéance, l'école a décidé de gérer elle-même la cuisine en 2006.

 

La Fondation de l’école a financé en bonne partie la rénovation de la cuisine et l’achat d’équipements. Le nombre de dîneurs à la cafétéria est passé de 90 à plus de 150. L’école compte aussi une garderie accueillant des enfants de 3 ans et plus, dont plusieurs dînent à la cafétéria.

 

La cuisine de l’école, appelée le Buisson-Miam, a obtenu 100 % au concours de la cafétéria scolaire du Québec organisé par le journal La Presse en septembre 2007. En mars 2013, le prix d’un repas était de 7 $.

Exemples de menus (janvier et février 2016)

 

Info

Responsable : Hélène Bourduas, directrice

Téléphone : 514 272 4739, poste 11

3-12 ans
Montréal
Alimentation

École secondaire de Rochebelle

L'école secondaire de Rochebelle (Sainte-Foy) a amorcé le virage santé en 2004.

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Dans cet établissement qui accueille environ 2 000 élèves, le virage santé a été amorcé en 2004. La collaboration du conseil d’établissement, du personnel, du gestionnaire des services alimentaires et des élèves, ainsi que la formation d’un comité Action Santé ont contribué à cette réussite.

 

Des chercheurs de l’Université Laval ont accompagné la démarche de l’école en sondant les élèves et en proposant un plan d’action pour inciter plus d’élèves à manger à l’école : amélioration de l’environnement physique des repas et organisation d’activités éducatives. Un repas complet coûte 6,25 $ et plus (2015). 

Depuis septembre 2015, un traiteur privé assure l’opération de la cafétéria et des machines distributrices dans 7 écoles et centres de formation de la Commission scolaire des Découvreurs.

 

Info

Responsable : France St-Onge, directrice Téléphone : 418 652-2167, poste 2511

13-17ans
Québec
Alimentation

École secondaire de Windsor

Depuis 2009, la Coopérative du Tournesol gère la cafétéria de l'école secondaire de Windsor, qui accueille environ 800 élèves.

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On y sert 120 dîners santé par jour et des petits déjeuners. La coopérative fait notamment affaire avec plusieurs producteurs locaux. Le prix d’un repas complet était de 6 $, ou 5 $ à l’achat d’une carte de 5 repas (année 2012-2013) et le buffet de salades a beaucoup de succès. Le budget est équilibré et tous les surplus sont redistribués sous forme de bourses et de dons visant à améliorer l’environnement scolaire.

En juin 2015, la coopérative a reçu le prix de la catégorie « Améliorer le milieu de vie » au Gala reconnaissance saines habitudes de vie.

 

Info

Responsable : Dany Paquin, président du conseil d’administration, 819 845-2728, poste 21396.

13-17ans
Windsor
Alimentation

École secondaire Louis-Joseph Papineau

L'école Louis-Joseph Papineau accueille 550 élèves.

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Dans cette école secondaire de Papineauville, en 2012-2013, une coopérative a vu le jour pour assurer la gestion de la cafétéria. Le projet est soutenu par de nombreux partenaires locaux et régionaux. Un buffet de salades et de sous-marins est offert parallèlement au menu santé qui coûte 6 $, ou 5,50 $ à l’achat de 10 cartes-repas (année 2012-2013).

Menus 2015-2016.

 

Info 

Responsable : Luc Poirier 819 983-1714, Alliance Alimentaire Papineau

13-17ans
Montréal
Alimentation

École Sutton

L'école Sutton offre des repas santé à ses élèves.

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L'école Sutton, une école primaire, accueille 224 élèves. Ici, on est passé de longues files d’enfants attendant devant les fours à micro-ondes à des repas santé composés uniquement de produits frais et préparés sur place.

Une forte cohésion de la direction et de l’équipe-école, ainsi que la fin du contrat du concessionnaire ont permis d’apporter des changements conformes au virage-santé. Le menu complet coûte 5,25 $ (année 2012-2013). Le traiteur sert environ 80 repas par jour.

 

Info

Site web : www.sutton.csvdc.qc.ca

Téléphone : 450 538-2318

6-12 ans
Sutton
Alimentation

La santé au menu

Le projet La santé au menu aide les cuisiniers et les gestionnaires à mettre à jour leurs connaissances nutritionnelles de base et leurs pratiques, offrant ainsi aux jeunes des repas sains.

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Le projet national La santé au menu a pour objectifs :

  • de mettre à jour les connaissances nutritionnelles de base et les pratiques des cuisiniers et des gestionnaires qui travaillent dans les établissements de restauration;
  • d’offrir aux jeunes et à leur famille qui fréquentent ces lieux des repas sains, savoureux et à coûts comparables à l’offre traditionnelle;
  • d’intervenir auprès des professionnels afin de créer des environnements alimentaires sains pour les jeunes Québécois de 0 à 17 ans.

Les lieux visés sont répartis en 4 catégories :

  • les cafétérias d’écoles;
  • les casse-croûte d’arénas;
  • les lieux de restauration rapide;
  • les restaurants de type familial.

Une équipe interdisciplinaire, composée de chefs cuisiniers, de professeurs en gestion et de nutritionnistes, est intervenue dans les milieux visés pour évaluer les besoins de soutien et de formation en matière de menus santé. Cette évaluation a permis d’élaborer des formations et des outils adaptés aux réalités de chaque milieu et le matériel créé est maintenant offert à tous sur le site.

Info

Site web : www.lasanteaumenu.com

Responsable : Linda Bernard, chargée de projet

Téléphone : 1 800 361-5111, poste 4165

Responsable : bernard-linda@ithq.qc.ca

Adultes
Toutes les régions
Alimentation

Le Défi « Moi j'croque »

Le Défi « Moi j'croque » encourage les jeunes du primaire à manger 5 portions de fruits et légumes par jour.

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Le Défi « Moi j'croque », organisé par le Réseau des sports étudiants du Québec (RSEQ), encourage les jeunes du primaire à manger 5 portions de fruits et légumes par jour.

Le défi propose, pendant 5 jours, des activités sur une thématique différente pour stimuler les jeunes.

Le but :

  • contribuer à l’amélioration des habitudes de vie des jeunes;
  • offrir des idées d'activités sur les fruits et légumes;
  • amener les jeunes et leur famille à développer une saine habitude de vie, tout en ayant du plaisir.

Info

Site web : www.moijcroque.rseq.ca

Responsable : Maude Poulin Lemieux, coordonnatrice en saines habitudes de vie

Téléphone : 450 463-4055, poste 104

Courriel : mlemieux@monteregie.rseq.ca

6-12 ans
Toutes les régions
Alimentation

Programme Melior : pour une offre alimentaire améliorée

Le programme Melior vise à mobiliser les différents acteurs de l’industrie agroalimentaire pour l'amélioration de leurs produits grâce à un programme de charte d’engagement volontaire de progrès nutritionnel.

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p>Nommé Programme Melior, du mot latin meliorare qui signifie « améliorer », ce projet du Conseil de la transformation agroalimentaire et des produits de consommation (CTAC), destiné aux entreprises de l’industrie agroalimentaire, constitue la première initiative de ce type en Amérique du Nord.

Inspirée d’un modèle semblable mis en place en France en 2006, cette nouvelle approche se distingue des programmes existants au Québec en ce qu’elle permet aux entreprises de formuler leurs propres engagements, selon leur réalité et leurs ambitions.

L’adhésion à Melior par les entreprises agroalimentaires québécoises prend la forme d’un engagement volontaire encadré par un référentiel et validé par des comités d’experts indépendants.

Cet engagement permettra aux entreprises participantes de contribuer concrètement à l’amélioration globale de l’offre alimentaire et donc à façonner un environnement alimentaire susceptible d’aider les Québécois à mieux s’alimenter.

Melior est placé sous la gestion du Conseil des initiatives pour le progrès en alimentation, le CIPA, un organisme indépendant sans but lucratif qui sera responsable de la validation des chartes d’engagements proposées par l’industrie et du suivi du respect des engagements.

La qualité nutritionnelle des aliments est un enjeu d’importance sur le plan de la santé pour l’ensemble de la société québécoise.

Grâce au Programme Melior, les entreprises du secteur agroalimentaire pourront bonifier leur offre et proposer à la population une plus grande variété d’options pour se nourrir plus sainement, tout en créant de la valeur pour leur entreprise et leurs marques. En d’autres mots, tout le monde y gagne!

Info

Site web : http://progresalimentaire.org Responsable : Annick Van Campenhout, directrice générale du Conseil des initiatives pour le progrès en alimentation Téléphone : 514 507-1092

Courriel : avcampenhout@progresalimentaire.org

Entreprises agro-alimentaires
Toutes les régions
Alimentation

Rédaction : Veille Action

Révision terrain : Mariane Dion, conseillère en alimentation, Québec en Forme

Révision scientifique : Sherri Bisset, PhD, professeure adjointe sous octroi, Faculté des sciences infirmières, Université Laval; chercheuse, Plateforme d'évaluation en prévention de l'obésité, Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec

Fiche créée le : 30 mai 2013

Références

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Bibliographie

Notes

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