Les Villes peuvent agir : faciliter l’accès à des aliments sains dans leurs installations

marché public

Résumé

Les faits

  • La malbouffe est souvent le seul choix offert dans la plupart des installations sportives et récréatives municipales.
  • Très peu de municipalités québécoises ont des politiques ou des orientations pour améliorer l’offre alimentaire dans leurs installations et au cours de leurs événements populaires et sportifs.

Des pistes d’actions

  • Privilégier l’accès à des aliments sains dans les installations municipales, durant les événements tenus dans la municipalité et dans les camps de jour.
  • Adopter une résolution visant la saine alimentation et l'intégrer dans la politique familiale ou des loisirs.
  • Adopter un règlement interdisant certains aliments néfastes.
  • Planifier et gérer le changement de l’offre alimentaire.
  • Élaborer et mettre en vigueur une politique alimentaire qui rend ces changements permanents.

Table des matières

 

 

Cette fiche porte sur un des enjeux alimentaires que plusieurs municipalités ont choisi d'aborder : ce qu'on peut manger ou boire dans leurs installations. Une politique alimentaire axée sur la santé peut toutefois être beaucoup plus large et porter sur l’ensemble du système alimentaire, de la production des aliments à leur compostage en passant par leur transformation et leur distribution. Ce vaste sujet est traité dans notre fiche Vers un système alimentaire local, durable et axé sur la santé.

Des faits : zoom sur les environnements alimentaires municipaux

Des environnements alimentaires peu favorables à la santé

Dans les installations ou les événements gérés par les municipalités (centres sportifs, arénas, machines distributrices dans les lieux municipaux, etc.), l’offre alimentaire est souvent riche en gras, en sucre, en sel. Les choix sont généralement restreints, même si des efforts sont en cours, notamment dans les arénas du Québec.

  • Les données les plus récentes proviennent d’un sondage mené au début de 2013 auprès de 200 arénas membres de l’Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives (AQAIRS) : 86 d’entre eux ont déclaré offrir au moins un choix de bonne valeur nutritive[1]. Notez que le Québec compte 425 arénas[2], dont 279 sont membres de l’AQAIRS. Parmi ces derniers, 187 sont gérés par des municipalités.
  • En 2010, l’Alliance sherbrookoise pour des jeunes en santé constatait que la majorité des mets offerts dans les installations sportives de la ville étaient frits ou comportaient de la charcuterie[3].
  • Un rapport de la Direction régionale de santé publique publié en 2007[4] montrait que l’environnement alimentaire des sites sportifs, récréatifs et culturels de la ville de Québec donnait peu de place aux mets sains et nutritifs.
  • Deux études canadiennes, l’une sur 101 installations récréatives en Colombie-Britannique (2006[5]) et l’autre sur 151 arénas en Alberta (2009[6]), ont conclu que ces lieux favorisent le surpoids. On les qualifie donc d’environnements obésogènes.

Cette absence ou quasi-absence de choix sains dans certains lieux ou événements sur le territoire municipal contribue à normaliser les aliments peu nutritifs et ne favorise pas la santé des citoyens, particulièrement celle des jeunes. Pourtant, comme ils sont fréquentés par les jeunes et les familles, ils constituent des occasions et des lieux privilégiés pour encourager l’adoption de saines habitudes alimentaires.

 Les lieux accueillant des rassemblements d’enfants devraient être à l’abri de toutes formes de commercialisation d’aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres ou en sel. 

Organisation mondiale de la Santé, 2010[7]

Peu de politiques alimentaires municipales

Au Québec, très peu de municipalités ont élaboré et adopté une politique concernant l’offre d’aliments sains dans l’ensemble de leurs installations récréatives et sportives et au cours des événements se tenant sur leur territoire. Gatineau l’a fait en 2011[8], et Sherbrooke[9] en 2013. Granby a adopté la sienne en août 2013[10].

  • À Montréal, l’arrondissement Côte-des-Neiges―Notre-Dame-de-Grâce a aussi adopté, en 2010, un volet alimentaire dans le cadre de sa politique en faveur des saines habitudes de vie[11].
  • Notez que l'arrondissement montréalais Saint-Laurent a amorcé un virage santé dans ses installations dès 2008, sans avoir adopté de politique alimentaire. Il fait partie des premières municipalités ayant instauré un menu santé dans un aréna[12].
  • Selon un portrait dressé par Québec en Forme, 126 municipalités du Québec disposent d’une politique familiale dans laquelle figure au moins une orientation ou une action favorisant la saine alimentation. Cela représente 11 % des 1 112 municipalités[13].

Une vision de la saine alimentation

Actuellement, il n’existe pas de cadre de référence ou de politique-cadre pour aider les municipalités à développer une politique alimentaire dans leurs installations. Cependant, il existe une vision pour guider ce changement.

Planifier une offre alimentaire destinée à une collectivité est bien différent de planifier ce que l’on mange à la maison. D’abord, ce n’est plus une question de préférences ou d’habitudes individuelles. Les décisions prises ont un impact sur la qualité de l’alimentation d’un groupe de personnes et peuvent aussi contribuer à renforcer certaines habitudes alimentaires. La qualité nutritive des aliments est une composante importante à considérer, tout comme les aspects économiques et socioculturels par exemple.

Voici la définition que propose le gouvernement du Québec pour la création d’environnements alimentaires favorables à la santé[14] :

« Une alimentation saine est constituée d’aliments diversifiés et donne priorité aux aliments de valeur nutritive élevée sur le plan de la fréquence et de la quantité. En plus de leur valeur nutritive, les aliments véhiculent une valeur gastronomique, culturelle ou affective. La saine alimentation se traduit par le concept d’aliments quotidiens, d’occasion et d’exception de même que par des portions adaptées aux besoins des personnes. Les divers milieux doivent présenter une offre alimentaire en concordance avec leur mission, où la proportion des aliments quotidiens, d’occasion et d’exception pourra varier. »

Ainsi, tous les milieux sont invités à présenter les aliments les plus nutritifs et savoureux possibles: en s’inspirant de cette vision, écoles, hôpitaux ou municipalités peuvent baliser l’offre alimentaire.

Les établissements du réseau scolaire et de la santé et des services sociaux, de par leur mission, doivent présenter une offre exemplaire. Toutefois, la mission première d’une municipalité n’est pas la santé ou l’éducation, mais plutôt la qualité de vie des citoyens. L’offre alimentaire qui leur est présentée devrait donc être variée et de bonne valeur nutritive, sans nécessairement éliminer tous les aliments d’exception, comme le montre le grahique ci-dessous[14].

Continuum des environnements alimentaires graphique continuum des environnements alimentaires

Pistes d'actions

Voici des pistes d’actions inspirées d’un document produit par la direction de la santé publique de la Montérégie pour structurer une démarche d’amélioration de l’offre alimentaire sur le territoire municipal[15].

1. Résolution, règlement et politique

S’appuyer sur une résolution municipale pour bonifier l’offre alimentaire

Le conseil municipal peut commencer sa démarche en adoptant une résolution démontrant la volonté d’améliorer l’offre alimentaire sur son territoire. Il peut aussi s’appuyer sur une résolution déjà existante ou plus générale.

  • Le conseil municipal de Gatineau a adopté la « Déclaration d’engagement pour de saines habitudes de vie » en 2010 [7] qui incluait l’objectif suivant : « notamment de favoriser et faciliter, dans les installations municipales et sur le territoire, l’accès à des aliments à haute valeur nutritive en accord avec les connaissances reconnues d’une saine alimentation ». Cette municipalité s’est inspirée d’un document produit par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, téléchargeable à l’adresse www.saineshabitudesdevie.gouv.qc.ca. Au moment de la rédaction de cette fiche, une vingtaine de municipalités avaient signé cette déclaration.
  • À Montréal, l’arrondissement Saint-Laurent s’est appuyé sur un objectif très précis de sa politique familiale 2008-2010, soit l’instauration d’« un service alimentaire dans les locaux du Centre des loisirs et de l’aréna Raymond-Bourque répondant à des normes visant à contrer la malbouffe »[16].
  • La Municipalité de Saint-Donat s’est aussi appuyée sur un des objectifs de sa politique familiale pour amorcer une réflexion sur l’amélioration de l’offre alimentaire dans ses machines distributrices. Cet objectif est assez général : « Faciliter et promouvoir l’intégration d’un mode de vie actif et sain dans le quotidien de tous les membres de la famille[17]. »
  • La Ville d’Austin, au Texas, a adopté en février 2013 une résolution concernant l’adoption de critères nutritionnels pour l’ensemble des boissons et aliments servis dans ses locaux. En se basant sur les mesures adoptées par d’autres villes américaines, le comité de travail a recommandé, en juin 2013, que la Ville opte pour une politique 100 % santé dans ses divers services alimentaires (machines distributrices, repas et collations durant les réunions et servis dans les locaux municipaux)[18].

Réglementation

Une municipalité peut aussi choisir d’adopter un règlement qui bannit de ses locaux et installations certains produits de faible valeur nutritive.

  • Les boissons énergisantes contiennent beaucoup de sucre et de caféine et leurs fabricants ciblent particulièrement les jeunes. Près de 50 municipalités québécoises interdisent la vente de boissons énergisantes dans leurs locaux. Pour consulter la liste à jour : www.aspq.org (cliquez sur « Au Québec : initiatives municipales »). Pour en savoir plus sur la composition et les effets de ces boissons, consultez notre fiche Boissons énergisantes : prévenir et limiter la consommation chez les jeunes.
  • Les arénas de Longueuil interdisent la vente et la consommation de boissons énergisantes[19].
  • Les pouvoirs des municipalités et des comtés américains sont plus étendus et plusieurs ont choisi l’approche réglementaire pour améliorer l’offre dans leurs locaux, y compris dans leurs parcs. New York est la ville la plus connue à ce chapitre. - Le maire de New York a fait adopter un décret en 2008 exigeant la fixation de critères nutritionnels pour tous les aliments achetés et offerts par ses différentes agences[20]. Les aliments servis dans les parcs et les cafétérias des employés municipaux doivent notamment respecter les critères suivants : aucun gras trans ajouté, teneur maximale en sel de 480 mg par portion, teneur en sucre limitée pour certains aliments comme les céréales à déjeuner, au moins 2 portions de fruits et légumes lorsqu'un repas est servi[21]. Ces critères, révisés en 2011, s'appliquent à 270 millions de repas servis chaque année, car ils sont aussi en vigueur dans les autres agences de compétence municipale : résidences pour personnes âgées, refuges pour les sans-abri, prisons, hôpitaux publics, écoles, les garderies, etc. - À Philadelphie, depuis novembre 2010, toutes les machines distributrices gérées par le service municipal des achats doivent contenir au moins 65 % de boissons santé ainsi définies : eau, jus de fruits ou boissons sans calories (boissons gazeuses, thés, boissons aux fruits, eaux aromatisées). L’eau et les jus de fruits doivent être placés à hauteur des yeux et sont les seuls produits pouvant servir d’affichage publicitaire sur les machines distributrices[22].

L’adoption d’une politique alimentaire par le conseil municipal

Les municipalités exercent notamment des compétences en matière d’aménagement du territoire, de culture, de loisirs et de vie communautaire. Les menus offerts dans les services alimentaires municipaux ou lors d’événements constituent de belles occasions pour améliorer l’accès à des aliments nutritifs, savoureux et attrayants.

L’amélioration du menu offert dans un aréna ou durant un événement festif ou sportif est parfois mise en place sous l’impulsion d’une seule personne ou d’un seul service municipal.

Toutefois, la permanence et la cohérence de telles initiatives peuvent être renforcées si elles sont intégrées à une politique alimentaire en bonne et due forme couvrant toutes les installations créatives et sportives ainsi que tous les événements ayant lieu sur le territoire municipal. À condition bien sûr que cette politique soit concrètement appliquée, ce qui demande de rédiger des plans d’actions et de les mettre en œuvre.

À Montréal, la politique de l’arrondissement Côte-des-Neiges―Notre-Dame-de-Grâce vise à « encadrer l’offre alimentaire, à promouvoir les aliments et les boissons santé et à éliminer les aliments contenant des gras trans dans tous les établissements municipaux qui relèvent de son autorité et lors des événements organisés par l’arrondissement ou par des promoteurs publics sur son territoire »[11].

  • La Ville de Gatineau a choisi de se doter d’une politique alimentaire en bonne et due forme dans le but de « poursuivre et d’intensifier son action pour la création d’un environnement favorisant un mode de vie actif et une saine alimentation ». En effet, la Ville était déjà active en matière d’accès à des aliments sains avec sa politique familiale, sa politique de développement social et sa politique des loisirs[7].
  • La Ville de Granby a entrepris l’élaboration d’une politique alimentaire en mai 2012. L’objectif était de mettre sous un même chapeau toutes les mesures adoptées depuis quelques années pour améliorer l’offre dans ses centres sportifs et lors des événements qu’elle organise. Cette municipalité a notamment éliminé la friture du menu de l’aréna en 2010, de celui du stade de baseball en 2012, et de celui des événements sportifs et populaires s’adressant principalement à des enfants en 2013. La politique de Granby a été adoptée en août 2013[10].
  • Au États-Unis, la Californie est l'un des États où les municipalités et les comtés sont très actifs en matière de politique alimentaire dans leurs installations. Par exemple, le Los Angeles County exige que tous les aliments offerts dans les machines distributrices de ses locaux respectent les recommandations nutritionnelles de l’État. Dans le Contra Costa County, les machines distributrices et les casse-croûte présents dans les bâtiments municipaux doivent offrir au moins 50 % d’aliments sains[23]. Les teneurs en gras saturés, en sucre, en calories et en sel font généralement partie des différents critères fixés par ces comtés. Par exemple, seuls les produits laitiers écrémés ou partiellement écrémés sont permis dans les machines distributrice de San Diego[24].

2. Événements, installations et activités où améliorer l’offre alimentaire

Les arénas, les centres sportifs et de loisirs

En plus des exemples mentionnés plus haut, les casse-croûte de plusieurs arénas et de centres sportifs offrent des choix nutritifs. Pour les repérer, vous pouvez utiliser un outil cartographique accessible à l’adresse suivante : www.lasanteaumenu.com/carte.

Les fêtes organisées ou commanditées par la municipalité

Ces événements sont des occasions de bonifier l’offre alimentaire. Voilà pourquoi les villes qui se sont dotées d’une politique alimentaire pour leurs installations récréatives et sportives ont aussi inclus les fêtes populaires et les événements dans ces documents.

  • La Fête nationale qui s’est tenue à Granby en juin 2013 a été le premier événement populaire « sans friture » de cette municipalité. La politique alimentaire de cette ville vise les événements populaires s’adressant majoritairement à une clientèle d’enfants[10].
  • À Sherbrooke[9] et à Gatineau[8], la politique alimentaire prévoit de favoriser les aliments sains, comme les fruits et les légumes, et de réduire entre autres l’offre de boissons sucrées, les fritures et les aliments à forte teneur en gras trans ou saturés durant ces événements.
  • Dans l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, depuis 2011, l’offre alimentaire est composée d’au moins 50 % d’aliments sains lors des événements organisés par l’arrondissement ou par des promoteurs publics[25].

Les parcs

Des machines distributrices et des casse-croûte sont aussi présents dans certains parcs municipaux.

  • Saint-Donat a repensé l’offre alimentaire de ses machines distributrices dans lesquelles on ne trouvait que des aliments camelote. Deux de ces machines distributrices sont situées à la plage du parc des Pionniers[17].
  • Dans les pavillons de près de 100 parcs de Chicago, depuis septembre 2012, toutes les machines distributrices offrent uniquement des collations qui respectent les recommandations fixées par la Ville au chapitre des calories, du sucre ajouté, des matières grasses et du sodium. La Ville prévoit adopter une politique qui rendra cette pratique permanente dans les parcs. Ce projet de grande envergure a pu se réaliser grâce à plusieurs facteurs-clés : une employée municipale déterminée à améliorer l’offre alimentaire, l’échéance du contrat du fournisseur, une subvention de la Robert Wood Johnson Foundation, l’aide d’experts en matières légales (rédaction d’un appel d’offres), politique et alimentaire ainsi qu’un suivi serré au cours de l’implantation du projet (sondage auprès des clients et du personnel des parcs, vérification des achats, suivi des ventes, etc.)[26].

Les camps municipaux

Ces camps forts populaires représentent une autre occasion privilégiée de sensibiliser les jeunes à une saine alimentation. Deux initiatives sont en cours au Québec.

  • Camps de jour. L’Association québécoise du loisir municipal (AQLM) a publié en 2011 un cadre de référence pour les camps de jour municipaux. Axé prioritairement sur la sécurité et la qualité de l’expérience des jeunes, ce cadre compte un volet sur la valorisation des saines habitudes de vie. Au chapitre de l’alimentation, les menus sont approuvés par une nutritionniste, de l’information sur la préparation de collations et de lunch sains est distribuée, des aires de repas agréables sont aménagées et un arrêt de 30 minutes est prévu pour le repas du midi[27].
  • Camps de jour et camps de vacances. Le projet Tremplin Santé a pour objectif de favoriser l’adoption de comportements alimentaires sains et d’un mode de vie actif. Actuellement, plus d’une dizaine de municipalités participent au projet pilote[28]. Tremplin Santé vise les gestionnaires, les responsables de cuisine et les animateurs pour que les saines habitudes de vies soient une partie intégrante de la programmation, de l’animation et des repas des camps de jours. Ce projet, mis sur pied en 2012 par la Fondation des Camps Odyssée, sera offert à l’échelle du Québec en 2015[29]. Le site Internet offre de nombreux outils en ligne : fiches d’activités, ateliers de nutrition, 50 recettes saines pour les boîtes à lunch : www.tremplinsante.ca.
  • Pour les animateurs des camps. Les CSSS de Lanaudière offrent des formations pour que les animateurs de camp de jour municipaux puissent animer et réaliser des activités en saine alimentation[30].

Le milieu de travail municipal

Certaines Villes, notamment aux États-Unis ont créé des environnements alimentaires favorables pour leurs employés.

  • Le département des ressources humaines de la Ville de Hamilton, en Ontario, a adopté en 2011 une politique alimentaire visant les cafétérias et les machines distributrices accessibles aux employés, ainsi que les réunions se tenant dans les bâtiments municipaux. Dans ces endroits, 75 % des aliments proposés doivent être offerts à bon prix, contenir peu ou pas de gras, de sel ou de sucre ajoutés et être exempts de gras trans[32].
  • En mars 2013, la Ville de New York a adopté un règlement établissant des standards nutritionnels pour les réunions et événements organisés par toutes ses agences. Parmi les exigences : lait 1 % ou moins et non sucré; obligation d’offrir des fruits et légumes lorsque des aliments sont servis, pas de beignes ni de pâtisserie, pas d’aliments frits et une seule portion de dessert[33]. Depuis le début de 2013, la Ville d’Austin est en démarche pour adopter une politique 100 % santé pour tous les aliments offerts dans ses locaux[18]. La politique adoptée par la Ville de Minneapolis ne fixe pas de pourcentage pour les aliments nutritifs, mais elle est en vigueur depuis 2011[34].

3. Comment gérer le changement vers des environnements alimentaires plus sains

Former un comité de travail

L’amélioration de l’offre alimentaire dans les installations municipales demande la collaboration de tous les partenaires impliqués dans l’offre de service. À l’interne, il s’agit notamment du conseil municipal, du service des loisirs sportifs et culturels et du service des parcs et bâtiments.

Les agences régionales et les centres de santé et de services sociaux sont les partenaires externes les mieux placés pour soutenir une municipalité désirant amorcer un virage santé. Parmi les partenaires externes, on compte aussi bien sûr les gestionnaires des services alimentaires lorsqu’il s’agit de concessions privées, ainsi que les fournisseurs.

Logo Resplendis Santé À Saint-Gabriel-de-Brandon, le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Lanaudière a été un partenaire-clé pour amorcer un virage santé au casse-croûte de l’aréna. La sensibilisation des employés municipaux (loisirs et casse-croûte) et des équipes sportives, ainsi que l’implication du Marché de solidarité régionale de Brandon ont aussi contribué à la réussite de ce projet[35].

  • La Ville de Sherbrooke a mandaté le Service des sports, de la culture et de la vie communautaire pour élaborer la politique alimentaire de la Ville pour ses installations sportives et ses fêtes populaires[9].
  • À Saint-Nazaire, le menu de la sandwicherie santé de l’aréna a été mis au point en collaboration avec une nutritionniste du CSSS de Lac-Saint-Jean-Est[36].

Adopter une démarche étape par étape

L’amélioration de la qualité de l'alimentation offerte dans les installations municipales demande du temps, car il ne s’agit pas simplement de retirer ou d’ajouter des aliments dans les distributrices. La planification des changements à mettre en place de façon graduelle demande de bien connaître la clientèle, de tenir compte de la réalité économique locale, de travailler en collaboration avec les fournisseurs et les distributeurs de produits et de planifier des stratégies de communication favorisant l’acceptation des nouveaux aliments.

  • À Saint-Donat, 2 ans se sont écoulés entre le moment où la Municipalité a amorcé sa réflexion et celui où les nouveaux produits sont apparus dans les machines distributrices situées au parc des Pionniers. Durant cette période, plusieurs étapes ont été franchies, dont : l’analyse de l’offre des machines distributrices, la recherche de critères nutritionnels de référence et de nouveaux fournisseurs, ainsi que la conception de documents d’information et d’éducation[37]. Parmi les nouveaux produits plus nutritifs (aliments quotidiens et occasionnels), qui représentent maintenant 50 % de l’offre, on trouve notamment de la compote de pommes, un mélange de noix et des croustilles cuites au four[17].
  • À Granby, la friture a été éliminée en 2010 du menu de l’aréna, en 2012 de celui du stade de baseball, et en 2013 de celui des événements sportifs et populaires s’adressant principalement à des enfants[10].
  • À Montréal, dans l’arrondissement Saint-Laurent, l’offre alimentaire de l’aréna a été bonifiée dès 2008 et celle du café Internet du centre des loisirs, en 2010. Dans ces casse-croûte, pas de boissons gazeuses ni de friture. Depuis 2013, les machines distributrices de la nouvelle bibliothèque ne contiennent aucune malbouffe. L’étape suivante sera celle du nouveau complexe sportif dont l’ouverture est prévue en 2015[38].

Faire des changements graduels

Attention aux changements radicaux. Quelques municipalités du Québec sont passées à l’action afin que les cafétérias, casse-croûte et machines distributrices de leurs installations sportives offrent des aliments sains. Les virages radicaux n’ont cependant pas été concluants. Après un virage santé complet dans leurs arénas, certaines municipalités ont dû faire marche arrière à cause des pertes encourues et de l’insatisfaction d’une partie de la clientèle[39][40][41][42].

Une approche qui prévoit l’ajout graduel d’aliments nutritifs et attrayants est donc la stratégie la plus prometteuse, surtout si des commerces de restauration rapide sont situés tout près de l’aréna ou du centre sportif. Il s’agit de faire cohabiter les wraps au poulet avec la poutine, et le smoothie avec la boisson gazeuse tout en visant un virage santé de plus en plus complet.

À Montréal, la politique de l’arrondissement Côte-des-Neiges―Notre-Dame-de-Grâce prévoyait, dans un premier temps, une proportion de 50 % d’aliments et boissons santé dans ses machines distributrices. Cette proportion est maintenant de 100 %. Pour arriver à cette 2e étape, l’arrondissement a cependant dû prendre le contrôle de la gestion des machines distributrices installées dans ses locaux. En effet, les différents gestionnaires (clubs sportifs, par exemple) étaient réticents à aller au bout de la démarche entreprise par la municipalité dès 2010[22].

Une nouvelle installation 100 % santé?

L’ouverture d’un nouveau centre récréatif ou sa rénovation peuvent être des occasions favorables pour implanter un environnement alimentaire 100 % sain.

  • À Saint-Nazaire, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le centre sportif inauguré en 2009 offre dans son casse-croûte ouvert depuis 2011 un menu sans malbouffe ni boissons gazeuses. La municipalité a bénéficié du soutien du regroupement de partenaires En Forme O-Lac pour mener ce projet à bien[43].
  • À Montréal, dans l'arrondissement Saint-Laurent, les machines distributrices de la bibliothèque inaugurée en 2013 ne contiennent aucune boisson gazeuse, les croustilles qu’on y trouve sont cuites au four et les tablettes de chocolat contiennent 70 % de cacao[36].

S’assurer que le changement est rentable

Le personnel de la cafétéria, qu’il s’agisse d’employés de la municipalité ou d’un concessionnaire privé, peut être réticent à faire des changements, notamment par crainte de voir le chiffre d’affaires diminuer. Pour contrer ces réticences, l’ITHQ a mis au point La santé au menu, un programme qui tient compte de cet aspect de façon réaliste et détaillée. Des outils de gestion (coût de revient, suivi des ventes, techniques de vente, formation des employés, etc.) sont téléchargeables gratuitement : www.lasanteaumenu.com.

Ce programme est soutenu par l’Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives (AQAIRS)[44]. Il a du succès dans quelques dizaines d’arénas au Québec selon La Santé au menu.

Note. Lorsque la municipalité gère elle-même l’offre alimentaire de ses installations, elle a plus de marge de manœuvre pour implanter une telle politique. Dans le cas d’un concessionnaire privé, la période de renouvellement du contrat est un bon moment pour ajouter une clause concernant la qualité nutritive des aliments offerts au menu et dans les machines distributrices.

  • À Montréal, dans l’arrondissement Saint-Laurent, en 2008, le conseil municipal a profité du renouvellement du contrat du concessionnaire privé de l’aréna pour ajuster le cahier des charges et exiger un menu sain, sans friture ni boissons gazeuses. En échange de cette demande, l’arrondissement a réduit de façon importante le loyer du concessionnaire afin que la rentabilité du casse-croûte soit maintenue[36].

Mettre en valeur les choix sains et les offrir à bon prix

Placer les aliments nutritifs bien en évidence, les présenter de façon attrayante et les offrir à bon prix sont des approches gagnantes. Utiliser différentes stratégies de communication pour annoncer les changements et promouvoir les nouveautés permet de bien informer et sensibiliser les jeunes et leurs parents. Une autre façon de modifier l’environnement publicitaire d’un aréna ou d’un centre sportif consiste à retirer tous les éléments visuels faisant la promotion de la malbouffe (affiches, enseigne lumineuse, etc.).

  • À Blainville, le fait d’augmenter de 25 % le prix de la malbouffe a permis d’offrir à bon prix les choix nutritifs, dont les ventes ont augmenté. Les dégustations gratuites ont aussi eu beaucoup de succès. L’achat d’un réfrigérateur vitré a permis de bien mettre en évidence les contenants de fruits coupés, les salades, les wraps, etc.[45].
  • À Saint-Donat, le plan de communication pour faire connaître le projet comprenait des affiches, les médias locaux, le bulletin municipal et le guide à l’intention des parents dont les enfants fréquentaient le camp de jour. Côté prix, il faut débourser 2 $ pour une boisson gazeuse, 1,50 $ pour un jus de fruits et 1 $ pour un jus de légumes ou une bouteille d’eau. Les chips cuites au four sont vendues 1 $, les chips traditionnelles 2 $[17].

Mobiliser le personnel de la cafétéria

Voici quelques conseils du programme La Santé au menu de l’ITHQ pour s’assurer de la collaboration du personnel[46].

  • Une rencontre de sensibilisation. Présenter les nouvelles recettes et leurs bienfaits pour la santé de la clientèle. Inviter un agent de promotion des saines habitudes de vie du CSSS ou du centre local de services communautaires (CLSC) de votre région pour coanimer la rencontre.
  • Un atelier de cuisine. Pour que les employés se sentent à l’aise de préparer les recettes, il est important qu’ils puissent le faire une première fois sans pression. Et il est capital qu’ils y aient goûté pour pouvoir les recommander à la clientèle.
  • Un suivi régulier. Il s’agit de créer des conditions favorables en répondant à toutes les questions des employés au fur et à mesure de l’introduction des changements.

4. Les programmes des autres provinces

Ailleurs au Canada, ce sont des regroupements provinciaux de partenaires qui ont amorcé et financé des changements : 9 provinces ont émis des recommandations et publié des guides d’accompagnement concernant l’amélioration de l’offre alimentaire dans les sites récréatifs[47].

Logo Resplendis Santé L’Ontario a lancé en 2011 le programme À votre santé! pour les centres de loisirs et de sport. L’Association pour la santé publique de cette province avait au préalable mené un projet-pilote en 2008, auprès de 16 concessionnaires[48]. Depuis, 32 établissements ont reçu une certification. Pour l’obtenir, les centres doivent répondre à 3 critères : offrir des aliments sains; respecter les règlements provinciaux de salubrité (au moins 1 employé à temps plein formé) et offrir un environnement sans fumée (pas de vente de cigarettes). À votre santé! est financé par le gouvernement de l'Ontario et administré par les bureaux de santé publique locaux partout dans la province[49]. Parmi les partenaires de cette initiative, on compte la Fondation des maladies du cœur de l'Ontario et la Société canadienne du cancer, division de l'Ontario.

  • La Healthy Living Alliance de la Colombie-Britannique a mandaté l’Université de Victoria pour établir un modèle et un guide très détaillé[50] pour faciliter la bonification de l’offre alimentaire dans les installations récréatives municipales. Elle a subventionné une cinquantaine de communautés qui sont passées à l’action en 2008 et en 2009, pour un total de 600 000 $[51]. Cette initiative a été gérée au plan local par l’équivalent de l’Union des municipalités du Québec, soit l'Union of British Columbia Municipalities et la British Columbia Recreation and Park Association.
  • En 2013, la Nouvelle-Écosse a financé le virage de 5 municipalités (80 250 $) et 6 centres sportifs et récréatifs dans le cadre de son programme Thrive Nova Scotia – A plan for healthier Nova Scotia[52].

Les effets bénéfiques

À notre connaissance, seules la Colombie-Britannique et l’Alberta ont publié des documents sur l’évaluation de leur programme de bonification de l’offre alimentaire dans les installations récréatives et sportives des municipalités. Rien n'a été publié au Québec.

Colombie-Britannique : résultats encourageants

L’évaluation de la 2e phase du programme Healthy Food and Beverage Sales in Recreation Facilities and Local Government a été financée par la Michael Smith Foundation for Health Research. Menée en 2009 par l’Université de Victoria auprès de 17 communautés locales ayant reçu une subvention de 7 500 $, cette évaluation indique que ce programme a été efficace sur les points suivants[53] :

  • Élaboration de stratégies et de politiques alimentaires. Les communautés visées ont démontré une meilleure capacité organisationnelle. De plus, 5 d’entre elles avaient adopté une politique alimentaire pour leurs installations et 9 avaient entrepris une démarche pour en élaborer une.
  • Amélioration de la valeur nutritive des produits vendus. La moyenne des changements positifs s’est révélée modeste, mais plusieurs communautés ont fait des améliorations majeures tant dans les casse-croûte que dans leurs machines distributrices.
  • Une plus grande sensibilisation et éducation du public en matière d’alimentation saine.
  • Partenariats. Pour mettre en œuvre le projet, le personnel des installations municipales a établi des partenariats avec les autorités locales et provinciales, avec des fournisseurs et des distributeurs et des groupes communautaires.
  • Plus d’aliments sains durant les événements et les réunions. Dans les communautés participantes, l’offre d’aliments plus sains s’est propagée aux réunions du personnel, aux tournois sportifs et aux camps de jour.
  • La suite des choses. La plupart des communautés avaient planifié la continuité de cette initiative après la phase de subvention initiale.

Alberta : résultats mitigés

Un an après la publication des recommandations nutritionnelles de la province pour les installations récréatives, un sondage a été mené par des chercheurs de l’Alberta Institute for Human Nutrition. Seulement la moitié des directeurs de ces installations étaient conscients des recommandations et seulement 6 % les avaient appliquées[54]. Les contraintes financières sont le principal obstacle à l’application de ces recommandations, selon une étude menée par la même équipe de chercheurs[55].

Financement et programmes

Financer le changement

Palier national. Au Québec, Québec en Forme finance le programme La Santé au menu de l’ITHQ qui vise, entre autres, les casse-croûte d’aréna et le projet Tremplin Santé pour les camps de jour, qui sera offert au niveau national en 2015.

Palier régional (exemple). La Conférence régionale des élus de la Montérégie Est a accordé une subvention de 14 000 $ à la Ville de Granby pour élaborer sa politique alimentaire pour ses installations sportives et événements sportifs et culturels[56].

Palier local (exemple). Une subvention de 500 $ est offerte par le programme Resplendis Santé des centres de santé et de services sociaux de Lanaudière aux municipalités souhaitant améliorer l'offre alimentaire dans leurs installations sportives et récréatives[57].

Les programmes

La Santé au menu

L’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) pilote le projet La santé au menu axé sur une amélioration progressive de l’offre alimentaire dans divers établissements, dont les arénas et les centres sportifs. L’ITHQ a produit un guide très complet d’accompagnement (Nutrition, Cuisine, Recettes, Gestion) permettant aux gestionnaires de casse-croûte d’arénas de faire des changements graduels et rentables à leur menu[58]. Pour le consulter en ligne ou le télécharger : www.lasanteaumenu.com/wp-content/uploads/2011/10/Guide-daccompagnement-en-arenas-VR-MSSS-2011-10-11.pdf

Les DSP, les ASSS, les CSSS

Les Centres de santé et de services sociaux offrent des services gratuits aux municipalités qui souhaitent développer des environnements favorables aux saines habitudes de vie. Exemples :

  • Le programme Resplendis Santé des centres de santé et de services sociaux (CSSS) de Lanaudière[59] a permis à Saint-Donat et à Saint-Gabriel de Brandon de passer à l’action dans certaines installations municipales.
  • La Ville de Granby a élaboré sa politique alimentaire en collaboration avec une nutritionniste du CSSS de la Haute-Yamaska [10].

Besoin de carburant En Montérégie, la Direction de Santé publique a mené une campagne publicitaire pour encourager un virage santé dans les casse-croûte des arénas. En avril 2013, près de 50 arénas avaient installé cette affiche[60].

Projets et réalisations


Projet Description Groupe d'âge Région Thèmes

Défi Santé 5/30 Équilibre

Le Défi Santé, volet Municipalités et familles, encourage la mise en place d’environnements favorables aux saines habitudes de vie.

+-

Le Défi Santé, volet Municipalités et familles, permet aux municipalités et communautés locales de s’arrimer à une campagne provinciale pour favoriser un mode de vie physiquement actif et une saine alimentation, particulièrement auprès des jeunes et des familles.

La municipalité ou la communauté locale participante est appelée à:

  • faire la promotion de l’inscription au Défi Santé
  • soutenir les participants en faisant connaître et en rendant plus accessibles ses infrastructures, ses équipements et ses services de sports et de loisirs.
  • déposer un projet d’environnement favorable aux saines habitudes de vie réalisé durant la dernière année dans son milieu.

Afin de mettre en valeur l’engagement des acteurs municipaux, la qualité de leurs interventions et leurs résultats, une structure de reconnaissance a été élaborée pour les municipalités et communautés locales ayant obtenu le meilleur taux de participation citoyenne.

Les municipalités participantes reçoivent plusieurs outils gratuits pour permettre la planification et la promotion d’activités : guide d'accompagnement du Défi Santé, guide des exemples inspirants, infolettres du Défi Santé, volet Municipalités et familles, affiches, cartes promotionnelles et plusieurs outils de communication.

Tous
Toutes les régions
Alimentation

La santé au menu

Le projet La santé au menu aide les cuisiniers et les gestionnaires à mettre à jour leurs connaissances nutritionnelles de base et leurs pratiques, offrant ainsi aux jeunes des repas sains.

+-

Le projet national La santé au menu a pour objectifs :

  • de mettre à jour les connaissances nutritionnelles de base et les pratiques des cuisiniers et des gestionnaires qui travaillent dans les établissements de restauration;
  • d’offrir aux jeunes et à leur famille qui fréquentent ces lieux des repas sains, savoureux et à coûts comparables à l’offre traditionnelle;
  • d’intervenir auprès des professionnels afin de créer des environnements alimentaires sains pour les jeunes Québécois de 0 à 17 ans.

Les lieux visés sont répartis en 4 catégories :

  • les cafétérias d’écoles;
  • les casse-croûte d’arénas;
  • les lieux de restauration rapide;
  • les restaurants de type familial.

Une équipe interdisciplinaire, composée de chefs cuisiniers, de professeurs en gestion et de nutritionnistes, est intervenue dans les milieux visés pour évaluer les besoins de soutien et de formation en matière de menus santé. Cette évaluation a permis d’élaborer des formations et des outils adaptés aux réalités de chaque milieu et le matériel créé est maintenant offert à tous sur le site.

Info

Site web : www.lasanteaumenu.com

Responsable : Linda Bernard, chargée de projet

Téléphone : 1 800 361-5111, poste 4165

Responsable : bernard-linda@ithq.qc.ca

Adultes
Toutes les régions
Alimentation

Tremplin Santé

Le projet Tremplin Santé a pour objectif de favoriser l’adoption de comportements alimentaires sains et d’un mode de vie actif.

+-

Plus d’une dizaine de municipalités participent au projet pilote dans les camps de jour et camps de vacances. Tremplin Santé vise les gestionnaires, les responsables de cuisine et les animateurs pour que les saines habitudes de vies soient une partie intégrante de la programmation, de l’animation et des repas des camps.

Ce projet, mis sur pied en 2012 par la Fondation des Camps Odyssée, sera offert à l’échelle du Québec en 2015. Le site internet offre de nombreux outils en ligne : fiches d’activités, ateliers de nutrition, 50 recettes saines pour les boîtes à lunch.

 

Info

Site web : http://www.tremplinsante.ca/accueil.

4-17 ans
Toutes les régions
Alimentation

Rédaction : Veille Action

Révision terrain : Rotem Ayalon, conseillère en alimentation et en aménagement, Partenariats, transfert de connaissances, innovation, et Julie Strecko Dt.P., conseillère en alimentation, Partenariats, transfert de connaissances, innovation

Révision scientifique : Martine Pageau, Dt.P., M.A, Service de la promotion des saines habitudes de vie, ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)

Fiche créée le : 18 août 2013

 

Références

Photo

CGMPM – Yves Laberge

Bibliographie

Notes

1.
Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec. Bilan du programme La santé au menu, 18 février 2013. [Consulté le 12 avril 2013] www.ithq.qc.ca/institut/actualites/article/bilan-du-programme-la-sante-au-menu 
2.
Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (2010). Inventaire des travaux de rénovation des arénas et des centres de curling au Québec. (2010-2020). www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/SLS/Sport_activite_physique/RapportInventaireRenovationArenasCurling2010-2020.pdf 
3.
Alliance Sherbrookoise pour des jeunes en santé (2010). Portrait des jeunes Sherbrookois de 4 à 17 ans en matière d'alimentation et d'activité physique et sportive. Rapport final, page 94. [Consulté le 12 avril 2013] www.quebecenforme.org/media/6155/2010-04_portrait_jeunes_sherbrookois.pdf 
4.
Morency, S. et Chaumette, P. (2007). Portrait des environnements alimentaires des sites sportifs, récréatifs et culturels municipaux de la Ville de Québec. Québec : Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, Direction régionale de santé publique. [Consulté le 12 avril 2013] www.dspq.qc.ca/publications/Rapport_VilledeQuebec.pdf 
5.
Naylor PJ, Bridgewater L, Purcell M, Ostry A, Wekken SV. Publically funded recreation facilities: obesogenic environments for children and families? Int J Environ Res Public Health. 2010 May;7(5):2208-21. doi: 10.3390/ijerph7052208. 
6.
Olstad DL, Downs SM, Raine KD, Berry TR, McCargar LJ. Improving children's nutrition environments: a survey of adoption and implementation of nutrition guidelines in recreational facilities, BMC Public Health. 2011 Jun 1;11:423. doi: 10.1186/1471-2458-11-423. 
7.
Organisation mondiale de la Santé (2010). Ensemble de recommandations sur la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées destinés aux enfants. [Consulté le 12 avril 2013] http://whqlibdoc.who.int/publications/2010/9789242500219_fre.pdf 
8.
Ville de Gatineau. Politique alimentaire de la ville de Gatineau. Pour des choix santé! (2012). [Consulté le 12 avril 2013] www.gatineau.ca/docs/la_ville/administration_municipale/politiques_vision/politique_alimentaire/politique_alimentaire.fr-CA.pdf 
9.
Ville de Sherbrooke. Politique alimentaire pour les infrastructures sportives, les événements et les fêtes populaires (2013). [Consulté le 12 avril 2013] www.ville.sherbrooke.qc.ca/fileadmin/fichiers/Mairie/plansstratpol/Politique_alimentaire_brochure_Ville_site.pdf 
10.
Entretien téléphonique avec Patrice Faucher, Directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire de la Ville de Granby, 25 juin 2013. 
11.
Ville de Montréal. Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (2010). Mise en œuvre du plan d’action de la Politique en faveur des saines habitudes de vie, pages 16 et 17. [Consulté le 27 mai 2013] http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ARROND_CDN_FR/MEDIA/DOCUMENTS/PLAN%20DACTION.PDF 
12.
Entretien téléphonique avec Alan DeSousa, maire de l'arrondissement Saint-Laurent, 24 juillet 2013 
13.
Québec en Forme, L’environnement municipal : Portrait des politiques, mesures et caractéristiques de l’environnement bâti favorables à la saine alimentation et au mode de vie physiquement actif des jeunes : Rapport provincial, avril 2013, version de travail, page 72. 
14.
Gouvernement du Québec (2009). Vision de la saine alimentation pour la création d’environnements alimentaires favorables à la santé. [Consulté le 12 avril 2013] http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2009/09-289-10F.pdf 
15.
Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie. Environnement alimentaire sain. Boissons et aliments sains à prix abordables dans les concessions municipales et lors d’événements spéciaux. [Consulté le 12 avril 2013] http://extranet.santemonteregie.qc.ca/userfiles/file/sante-publique/promotion-prevention/N3-SHV-MUNI-FicheMangerSainement-OffreAlimentsSains.pdf 
16.
Arrondissement de Saint-Laurent. Politique familiale de Saint-Laurent Plan d’action 2008-2010. [Consulté le 11 juillet 2013] http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/librairie_fr/documents/plan_local_st_laurent.pdf 
17.
Municipalité de Saint-Donat. Service des loisirs sportifs et culturels. Une offre alimentaire repensée dans les machines distributrices (2013) http://media.totalmedia.net/qef/gr13/affiche/09_offre-alimentaire-machines-distributrices.pdf 
18.
City of Austin. Local and Healthy Food Policy and Recommendations (juin 2013). [Consulté le 11 juillet 2013] www.austintexas.gov/edims/document.cfm?id=192082 
19.
Association pour la santé publique du Québec. Boissons énergisantes. La réglementation. [Consulté le 16 août 2013] www.aspq.org/fr/dossiers/boissons-energisantes/la-reglementation 
20.
The city of New York. Office of the Mayor. Executive order No 122, September 2008. [Consulté le 11 juillet 2013] www.nyc.gov/html/ceo/downloads/pdf/eo_122.pdf 
21.
New York City Food standards. Meals/Snacks Purchased and Served. [Consulté le 16 août 2013] www.nyc.gov/html/doh/downloads/pdf/cardio/cardio-meals-snacks-standards.pdf 
22.
Philadelphia Department of Public Health (2010). Healthy Beverage Vending Standards. [Consulté le 11 juillet 2013] http://healthytowork.org/pdf_files/Healthy_Vending_Standards_Final.pdf 
23.
Center for Science in the Public Interest. Examples of Policies to Increase Access to Healthier Food Choices for Public Places: National, State, and Local Food and Nutrition Guidelines. [Consulté le 30 mai 2013] www.cspinet.org/nutritionpolicy/Examples-Food-Procurement-Policies.pdf 
24.
County of San Diego Department of Parks and Recreation. Healthy Vending Machine policy. [Consulté le 30 mai 2013] www.publichealthadvocacy.org/PDFs/01_San%20Diego%20Parks%20and%20Rec%20Vending%20Fact%20Sheet_FINAL.pdf 
25.
Entretien téléphonique avec Gilles Bergeron, directeur, Direction de la culture, des sports, des loisirs et du développement social, arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, 15 août 2013 
26.
National League of Cities. Healthy Communities for a Healthy Future. Healthy Snack Vending: the Chicago Park District Experience & Resource Guide (2012). [Consulté le 12 avril 2013] www.healthycommunitieshealthyfuture.org/wp-content/uploads/2013/04/Healthier-Snack-Vending-The-Chicago-Park-District-Experience-Resource-.pdf 
27.
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28.
Tremplin Santé. Camps adhérents. [Consulté le 12 avril 2013] www.tremplinsante.ca/le-programme/camps-adherents 
29.
Tremplin Santé. À propos de Tremplin Santé. [Consulté le 12 avril 2013] www.tremplinsante.ca/le-programme/un-grand-programme 
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31.
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33.
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36.
Aréna Saint-Nazaire. QuebecTVcogecoCable. [Consulté le 16 août 2013] www.youtube.com/watch?v=HmVF0o6iQuI 
37.
Municipalité de Saint-Donat. Service des loisirs sportifs et culturels, Une offre alimentaire repensée dans les machines distributrices (2013). [Consulté le 12 avril 2013] http://media.totalmedia.net/qef/gr13/affiche/09_offre-alimentaire-machines-distributrices.pdf 
38.
Entretien téléphonique avec Patrick Igual, directeur de la Culture, des Sports, des Loisirs et du Développement social de l’arrondissement Saint-Laurent, 25 juillet 2013. 
39.
Samson, Claudette. Les frites de retour à l'aréna de Lac-Etchemin. Le Soleil, 9 septembre 2011. [Consulté le 12 avril 2013] www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201109/09/01-4432853-les-frites-de-retour-a-larena-de-lac-etchemin.php 
40.
Samson, Claudette. À petits pas vers des aliments plus sains à l'aréna. Le Soleil, 4 février 2013. [Consulté le 12 avril 2013] www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201302/03/01-4617945-a-petits-pas-vers-des-aliments-plus-sains-a-larena.php 
41.
Morin, Annie. Malbouffe dans les arénas: un virage santé moins draconien, Le Soleil, 16 novembre 2009. [Consulté le 12 avril 2013] www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/200911/15/01-921929-malbouffe-dans-les-arenas-un-virage-sante-moins-draconien.php 
42.
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46.
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57.
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