L’alimentation à la garderie - 2e partie: éveiller les enfants à la saine alimentation

L’alimentation à la garderie : éveiller les enfants à la saine alimentation

En résumé

Des pistes d’actions

  • Créer un cadre physique et sensoriel propice à la saine alimentation
  • Être un modèle positif auprès des enfants
  • Intervenir de façon souple et ouverte
  • Encourager les enfants à découvrir les aliments par :
    • L’exploration sensorielle
    • Des ateliers culinaires
    • L’initiation au jardinage
    • Des visites au marché
  • Faire la promotion d’une saine alimentation auprès des parents

Table des matières

Des faits

Environ 75 % des enfants traversent une phase où ils sont réfractaires aux nouveaux aliments.

Plus des trois quarts des enfants de 2 à 10 ans traversent une phase au cours de laquelle ils sont réfractaires aux nouveaux aliments : c’est ce qu’on appelle la « néophobie alimentaire ». Parce qu’ils éprouvent une certaine peur face aux aliments inconnus, les enfants peuvent les repousser, les recracher ou refuser d’y goûter d’une quelconque façon[1],[2],[3],[4].

La néophobie alimentaire a des conséquences sur la qualité de l’alimentation des enfants. Comparés aux autres enfants moins difficiles, les « néophobes », consomment[5],[6],[7] :

  • moins de fruits et légumes;
  • moins d’aliments protéinés (viande, poisson, fromage);
  • moins de calories au total.

Ce comportement peut faire en sorte que ces enfants ne consomment pas tous les nutriments dont ils ont besoin pour leur assurer une bonne santé et un développement optimal[8].

Les enfants néophobes sont plus à risque de présenter un indice de masse corporelle insuffisant à l’âge de 4 ans et demi, révèle une étude québécoise[9].

D’autres études ont établi un lien entre la néophobie alimentaire et le développement de l’obésité à plus long terme, puisque la néophobie peut amener les enfants à délaisser certains aliments sains, comme les fruits et légumes, au profit d’aliments moins sains contenant beaucoup de gras et de sucre[6],[10].

Dans la plupart des cas, la néophobie alimentaire s’atténue d’elle-même avec le temps, lorsque l’enfant grandit, pour peu qu’un encadrement approprié soit prodigué. Mais dans certains cas, elle peut s’accroître et devenir un véritable trouble alimentaire[11].

Les pratiques des éducatrices aux repas : très variables d’un milieu à l’autre

À titre d’exemple, voici ce que révèle une étude menée par Extenso[12] auprès d’environ 300 éducatrices québécoises, lorsqu’un enfant ne termine pas son repas ou déclare ne pas avoir faim :

  • 50 % des éducatrices demandent à l’enfant pourquoi il n’a pas terminé son repas;
  • 49 % complimentent l’enfant qui termine son repas;
  • 14 % utilisent le raisonnement pour faire manger l’enfant, tel que « tu dois terminer ton repas pour grandir et devenir fort »;
  • 8 % demandent à l’enfant de terminer son repas;
  • 5 % incitent l’enfant à manger en usant de stratégies telles que « termine ton repas si tu veux aller jouer »[13].

L’offre d’activités d’éveil à la saine alimentation : très variable d’un milieu de garde à l’autre

À titre d’exemple, voici ce qui ressort de l’offre d’activités d’éveil à la saine alimentation dans les centres de la petite enfance (CPE) selon une enquête qui a rejoint près du tiers des installations québécoises de CPE[14].

Activités sur la saine alimentation : dégustation d’aliments, réalisation de recettes, jardinage, activités thématiques, etc.

  • 97 % des CPE offrent des activités éducatives sur la saine alimentation aux enfants de plus de 18 mois.

La fréquence de ces activités varie toutefois beaucoup d’un CPE à l’autre. Dans 41 % des cas, ces activités sont offertes moins d’une fois par mois.

Activités de jardinage

  • 36 % des CPE possèdent un jardin accessible aux enfants dans leurs installations;
  • 8 % ont conclu une entente pour accéder à un jardin communautaire.

Sorties

  • 71 % des CPE organisent des activités à l’extérieur sur un thème lié à la saine alimentation : sorties au marché, à l’épicerie ou à la ferme, par exemple.

La fréquence de ces sorties varie aussi d’un CPE à l’autre : à raison de 2-3 fois par année dans 59 % des cas, et plus de 6 fois par année dans 9 % des cas.

Remarque. Seulement 19 % des CPE utilisent une approche ou un programme axé sur le développement de la saine alimentation.

Note. À notre connaissance, aucune étude québécoise n’a collecté de telles données dans les garderies privées et les services de garde en milieu familial.

Des pistes d'action

Les milieux de garde représentent un lieu clé d’éducation et d’intervention, puisque c’est au cours de la petite enfance que s’amorcent l’éveil sensoriel au goût et l’acquisition de saines habitudes alimentaires.

Créer un cadre physique et sensoriel propice à la saine alimentation

Il est important de soigner le cadre physique et sensoriel dans lequel mangent les enfants, afin de leur offrir un contexte de repas propice à la saine alimentation et à stimuler leurs cinq sens.

Voici quelques recommandations provenant du ministère de la Famille[15] et de l’organisme Jeunes pousses[16] :

  • s’assurer que les tables et les chaises sont confortables et disposées pour faciliter la discussion;
  • prendre les repas en petits groupes pour permettre des échanges conviviaux et détendus;
  • s’assurer que le local est bien éclairé, si possible par une lumière naturelle;
  • soigner la présentation et la décoration de la table sur laquelle mangent les enfants;
  • décorer les murs avec des items évoquant les aliments;
  • éliminer les sources de bruit inutiles et distrayantes, comme la télévision, par exemple;
  • laisser les odeurs de la cuisine se répandre dans les locaux pour stimuler l’odorat des enfants et attendre après le repas avant d’utiliser des produits nettoyants pouvant masquer ces bonnes odeurs.

Être un modèle positif auprès des enfants

L’atmosphère et le contexte social des repas ont un effet sur l’alimentation des enfants[17],[18]. Les enfants sont plus enclins à essayer de nouveaux aliments lorsqu’ils sont en présence d’autres enfants et d’adultes qui mangent les mêmes aliments[19].

En partageant les repas avec les enfants, les éducatrices peuvent aider les enfants à développer une saine relation avec les aliments.

Les éducatrices peuvent être des modèles positifs, c’est-à-dire qu’elles peuvent montrer l’exemple en mangeant le nouveau mets avec enthousiasme. Les enfants sont plus enclins à essayer de nouveaux aliments lorsqu’ils sont en présence d’autres enfants et d’adultes qui mangent les mêmes aliments qu’eux[20].

Leur présence à table leur donne aussi l’occasion d’aider les enfants à se familiariser davantage avec les aliments qu’ils mangent, notamment en nommant les aliments, en discutant de leur saveur, en leur apprenant d’où ils proviennent, etc.

Et quand une éducatrice n’aime pas un aliment?
Il est recommandé qu’elle reproduise le comportement attendu des enfants, c’est-à-dire : tenter d’y goûter. Et comme elle peut difficilement décrire avec enthousiasme le mets en question, elle peut diriger l’attention du groupe vers un des enfants qui, lui, apprécie le mets. Cet enfant devient donc le modèle positif, pour le temps de ce repas[21],[22],[23].

Intervenir de façon souple et ouverte

L’attitude des adultes qui mangent avec les enfants — non seulement les parents, mais aussi les éducatrices — exerce une influence importante sur le développement des habitudes alimentaires des enfants, montrent plusieurs études.

Lorsque les adultes adoptent une approche plus positive et ludique, les enfants sont davantage portés à expérimenter de nouveaux aliments que lorsque les adultes affichent une attitude plus autoritaire[23].

  • Lorsque les enfants sont privés de certains aliments ou mets particuliers, sous prétexte qu’ils ne sont pas bons pour la santé, ils ont davantage de chance d’y porter plus d’attention et d’intérêt[23]. À l’opposé, un enfant qui serait forcé de manger un aliment en particulier pourrait développer une attitude réfractaire envers ce dernier.

Une attitude autoritaire à l’égard de la nourriture n’est pas la meilleure voie pour encourager les enfants à développer une relation saine avec la nourriture[23]. À cet effet, le ministère de la Famille encourage les éducatrices à adopter une intervention démocratique[24].

[…] l’intervention démocratique est une approche selon laquelle les adultes et les enfants se partagent le pouvoir.

Cadre de référence Gazelle et Potiron, ministère de la Famille[25].

Voici quelques pratiques d’interventions souples et ouvertes à privilégier, tirées de Gazelle et Potiron[28] :

  • respecter les signaux de faim et de satiété du poupon et de l’enfant;
  • ne pas utiliser les aliments en guise de récompense, de punition ou comme moyen de négociation;
  • ne pas féliciter l’enfant qui a tout mangé (ou qui a mangé ses légumes, par exemple);
  • ne pas faire de commentaires négatifs ou des reproches sur ce que l’enfant a ou n’a pas mangé;
  • offrir la possibilité à l’enfant de manger une portion de dessert ou une collation, peu importe ce qu’il a mangé ou pas précédemment;
  • encourager l’enfant à goûter tous les aliments qui lui sont offerts, sans toutefois le forcer.

Encourager les enfants à découvrir les aliments

Comment habituer les enfants à de nouveaux aliments et comment favoriser le développement de leur goût?

Par le jeu et en stimulant leur curiosité

Avec les tout-petits, les arguments vantant les qualités nutritives d’un aliment ou leurs effets sur la santé ne sont pas les plus convaincants. D’ailleurs, les activités ayant pour objectif de classer les aliments comme « bons » ou « mauvais » doivent être évitées[26].

Par l’exploration sensorielle

L’exploration sensorielle consiste à offrir aux enfants des activités structurées dans lesquelles ils ont l’occasion d’utiliser leurs cinq sens pour découvrir et apprivoiser des aliments. Créée en France avec les Classes du goût de Jacques Puisais, cette approche est de plus en plus expérimentée dans différents pays, en Europe, mais aussi en Amérique du Nord. Cette approche est également encouragée par le cadre de référence Gazelle et Potiron[27].

Des études réalisées en France, en Suisse et en Finlande ont d’ailleurs démontré que des activités d’éducation sensorielle et d’exploration sensorielle permettent d’obtenir les effets suivants[28],[29],[30],[31],[32],[33] :

  • diminution de la néophobie alimentaire;
  • hausse de l’intérêt à essayer de nouveaux aliments;
  • prévention de l’obésité.

Il semble toutefois que chez les enfants plus âgés (8-10 ans), certains de ces effets n’ont été observés qu’à court terme et qu’après un certain temps, les comportements néophobiques ont tendance à refaire surface[34],[35]. Les effets semblent plus durables chez les enfants plus jeunes, ce qui justifie encore plus la pertinence d’offrir de telles activités en milieu de garde.

Contrer la néophobie alimentaire grâce au menu cyclique
Un enfant peut avoir besoin d’être exposé jusqu’à 15 fois à un même aliment avant de s’y familiariser. C’est pourquoi l’utilisation d’un menu cyclique — un menu en rotation échelonné sur quelques semaines — peut être utile pour multiplier les occasions de le familiariser avec une variété de mets et d’aliments, ce qui permet d’atténuer la néophobie alimentaire[21],[18],[35].

Par des activités ludiques sur le thème des aliments

  • Exposition visuelle aux aliments. Des études se sont penchées sur l’efficacité de programmes qui permettent d’exposer les enfants visuellement aux fruits et légumes, par exemple, à l’aide de livres illustrés de fruits et légumes. Il semble que ce type d’approche peut être bénéfique pour augmenter la consommation de fruits et légumes, ou, à tout le moins, pour motiver les enfants à y goûter[36].
  • Activités quotidiennes. La découverte des aliments peut aussi être intégrée à toutes sortes d’activités quotidiennes, qu’elles soient spontanées ou planifiées. Le personnel éducateur peut décrire le menu du jour aux enfants, discuter des odeurs provenant de la cuisine, encourager les enfants à observer les formes et les couleurs des aliments ou à discuter de l’origine et de la provenance des aliments, par la lecture d’un conte, la réalisation de bricolages, un jeu de rôles ou un jeu de table, par exemple.

Le programme Color me Healthy
Ce programme de sensibilisation à la saine alimentation est destiné aux tout-petits de 2 à 5 ans. Il comprend 12 leçons et combine des cartes imagées et des affiches, un CD audio (chansons et musique), des ressources éducatives dédiées aux éducateurs ainsi qu’aux parents.

Selon une étude expérimentale réalisée aux États-Unis, les enfants qui ont été exposés en milieux de garde aux activités du programme Color me Healthy consommaient plus de fruits et légumes en collation, à la suite de l’intervention. Cette augmentation de la consommation de fruits et légumes a été constatée une semaine après l’intervention, mais aussi trois mois plus tard[37].

  • Ateliers culinaires. Lors d’activités culinaires, les enfants ont la possibilité de manipuler les aliments et d’en explorer les textures, ce qui leur permet de commencer à acquérir des connaissances alimentaires et des compétences culinaires. Des études ont montré que les enfants qui développent davantage ces compétences font de meilleurs choix alimentaires[38]. La réalisation d’une recette permet également à l’enfant de développer des habiletés de motricité fine et langagières, et de renforcer l’estime de lui-même. L’activité doit toutefois être soigneusement planifiée par le personnel éducateur afin que les enfants soient bien préparés à l’activité.

Cultiver le plaisir de bien manger avec l’organisme Jeunes pousses
Au Québec, l’organisme Jeunes pousses a développé une expertise dans la promotion de saines habitudes alimentaires auprès des enfants, par son approche expérientielle axée sur les plaisirs de manger. En plus d’offrir des ateliers et des animations clés en main, l’organisme propose également des ateliers de formation en éducation au goût pour le personnel qui intervient auprès des enfants.
Pour en savoir plus, voir le site Web de Jeunes pousses : http://www.jeunespousses.ca

  • Initiation au jardinage. Le fait de participer à l’aménagement et à l’entretien d’un potager permet aux enfants de se familiariser avec les fruits et les légumes, en plus d’être une agréable occasion de faire une activité physique à l’extérieur et des apprentissages cognitifs et sociaux. Différents programmes de jardinage destinés aux enfants, en service de garde ou à l’école, ont été évalués et ont démontré les effets bénéfiques suivants chez les participants[39],[39],[40],[41],[42],[43],[44] :
    • augmentation de la consommation de fruits et légumes;
    • développement d’une relation positive avec la nourriture;
    • acquisition de plus grandes connaissances en nutrition;
    • prévention de l’obésité.

Pas de place pour jardiner ou cuisiner avec les enfants?
Pour les services de garde éducatifs qui ne disposent pas de l’espace nécessaire pour aménager un potager ou pour cuisiner, il est parfois possible de créer des ententes avec des groupes communautaires, des organismes voués à la promotion du jardinage et de l’agriculture urbaine, ou des municipalités, afin d’accéder à un jardin communautaire ou aux locaux d’une cuisine communautaire[45].

  • Visites au marché. Emmener les enfants visiter un marché, une épicerie, une poissonnerie, une fruiterie leur permet de se familiariser avec des aliments sains. Lorsque c’est possible, il peut être très enrichissant d’inviter le responsable de l’alimentation du service de garde à participer à cette activité.

Faire la promotion d’une saine alimentation auprès des parents

Les programmes visant à faire la promotion de saines habitudes de vie ou à réduire l’obésité en services de garde semblent être plus efficaces lorsqu’ils incluent un volet de sensibilisation auprès des parents. Dans une revue systématique australienne, des chercheurs ont démontré que les interventions qui ciblent à la fois les enfants et leurs parents ont plus de chance d’être efficaces que celles qui visent uniquement les enfants[46].

Une revue systématique menée par des chercheurs britanniques et australiens a quant à elle montré que l’engagement et la sensibilisation des parents constituent un facteur clé dans le succès des interventions visant à prévenir l’obésité chez les enfants d’âge préscolaire[47].

Rejoindre les parents. Les parents sont bien souvent difficiles à rejoindre[48]. Pour y parvenir, différentes avenues sont possibles : affiches, feuillets d’information, partage de recettes, page Facebook, conférences, etc. Cette sensibilisation doit faire partie d’un processus continu, et ne pas se limiter à certaines périodes de l’année, comme à la rentrée ou pendant le mois de la nutrition[49].

Ressources, outils et programmes

AU QUÉBEC ET AU CANADA

Gazelle et Potiron. Cadre de référence : pour créer des environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur en services de garde éducatifs à l’enfance. Ministère de la Famille, 2014, 116 p.

Programmes offerts par l’organisme Jeunes pousses
1- Un trésor dans mon jardin – Découvrir l’origine des aliments

2- L’éducation sensorielle au goût

Ressources et outils produits par Extenso et disponibles en ligne sur le site Web nospetitsmangeurs.org :

1- Les formations Croqu’Plaisir
Modules de formation développés par Extenso et destinés au personnel intervenant en service de garde et aux parents d’enfants en service de garde.

2- Éduquer les enfants
Idées d’activités à faire avec les tout-petits autour du thème des aliments.

Guides produits par Les Producteurs laitiers du Canada.

1- L’alimentation des enfants de 2 à 5 ans
Ressource utile qui fournit de l’information sur l’alimentation des tout-petits.

2- Le grand livre des petits chefs
Recueil d’activités culinaires éducatives, conçu pour aider les éducateurs en garderie à organiser des ateliers culinaires ludiques et éducatifs.

3- Guide d’alimentation pour l’enfant d’âge préscolaire
Guide produit par Les Producteurs laitiers du Canada et le Centre hospitalier universitaire mère-enfant Sainte-Justine.

Santé Canada, Bien manger avec le Guide alimentaire canadien, 2011.

AILLEURS DANS LE MONDE

Healthy Eating Research: Building Evidence to Prevent Childhood Obesity
Programme national de la Robert Wood Johnson Foundation.

Voluntary Food and Drink Guidelines for Early Years Settings in England – A Practical Guide
Guide produit par Children’s Food Trust et collaborateurs.

Early Child Care Obesity Prevention Recommendations: Complete List
Guide produit par la Harvard School of Public Health.

Projets et réalisations


Projet Description Groupe d'âge Région Thèmes

À nos marmites : 1,2,3…Santé!

Le projet À nos marmites : 1,2,3…Santé offre aux intervenants en service de garde du Bas-Saint-Laurent des ateliers sur la saine alimentation.

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Ce projet s’adresse à tous les services de garde du Bas-Saint-Laurent, CPE et services de garde en milieu familial coordonnés par un Bureau coordonateur, dans le but de bonifier l’environnement alimentaire des 0-5 ans.

Une nutritionniste et une technicienne en diététique aident les intervenants et les parents à améliorer ou à réviser leurs connaissances alimentaires et à comprendre l’impact du développement des habitudes alimentaires des enfants.

On y offre des ateliers de formation de 6 h gratuits aux responsables en services de garde sur le fondement de la saine alimentation, les comportements alimentaires des enfant, l’élaboration de menus, la planification des achats, le respect de l’appétit et le développement du goût chez l’enfant.

Info

Site Web

418-724-6959,  poste105 ou 1-866-646-4733 poste : 105

projet.anm@gmail.com

0-5 ans
Bas-Saint-Laurent (01)
Alimentation

Cultivons et Cuisinons du Lac au Fjord

Les jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean apprennent l’origine des aliments et développent leurs compétences culinaires grâce au projet Cultivons et Cuisinons du Lac au Fjord.

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La CRÉ Saguenay-Lac-Saint-Jean, par l’entremise de son projet Cultivons et Cuisinons du Lac au Fjord, a mis en place des ateliers dans les 4 MRC et la Ville de Saguenay. Durant ces ateliers, les produits locaux sont utilisés.

Des activités sont également mises de l’avant pour les 0 à 5 ans grâce au programme Un trésor dans mon jardin qui permet aux jeunes de comprendre l’origine des aliments, l’importance de la production agricole locale et de développer leurs compétences culinaires.

Ce projet finance la formation des éducatrices, le matériel pédagogique, le suivi annuel ainsi que le réseautage avec des cuisiniers et des producteurs de la communauté.

Une équipe d’animation du Patro de Jonquière, en collaboration avec Cultivons et Cuisinons du Lac au Fjord, offre huit thèmes d’ateliers d’éducation au goût pour les services de garde.

Info

La Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Site web

418 668-3592

info@tableagro.com

0-5 ans
Saguenay–Lac-Saint-Jean (02)
Alimentation

Les aventuriers du goût

Fondé sur l’éducation sensorielle au goût, le programme Les aventuriers du goût, conçu par Croquarium place les enfants au cœur des découvertes alimentaires.

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Grâce à l’exploration des aliments avec leurs cinq sens, les enfants découvrent la variété alimentaire et apprennent à mettre des mots sur leurs sensations. 

Croquarium privilégie une approche globale de l’alimentation qui intègre les dimensions sociales, économiques, culturelles, environnementales et psychologiques.

Des ateliers clés en main, ponctuels ou en série, sont animés par des éducateurs du goût costumés. Jeux, dégustations avec les cinq sens et expérimentations culinaires éveillent la curiosité face à la diversité et la provenance des aliments.

Croquarium a une version mobile : la Caravane du goût s’installe lors d’événements et déploie ses dix petits ateliers du goût ainsi qu’une zone interactive avec jardin en pots. Costumé, coloré, Croquarium met à l’honneur la vue, l’odorat, le toucher, l’ouïe et le goût.

Info

Site web

819 340 1960

info@croquarium.ca

0-12 ans
Toutes les régions
Alimentation

Nos petits Mangeurs (Offres et pratiques alimentaires revues dans les services de garde du Québec)

Le projet "Offres et pratiques alimentaires revues dans les services de garde du Québec" vise à faciliter la création d’environnements alimentaires sains dans les milieux de vie qui exercent une influence directe sur les enfants d’âge préscolaire, comme la famille et les services de garde.

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Ce projet est le premier ayant documenté l’environnement alimentaire des services de garde au Québec, permettant ainsi de préciser leurs besoins et de développer des ressources appropriées en nutrition et en alimentation. Le site web nospetitsmangeurs.org est devenu la référence en alimentation et en nutrition pour le milieu de la petite enfance.

Info

www.nospetitsmangeurs.org

Téléphone : 514-343-6111

Philippe Grand, Dt.P. : poste 40892

pgrand@extenso.org

0-5 ans
Toutes les régions
Alimentation

Petite enfance, Grande forme

Petite enfance, Grande forme vise à assurer la création d’environnements favorables au plein épanouissement des enfants de 0 à 5 ans.

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Le projet permet la mise en place de mesures structurantes en matière de saine alimentation, de jeu actif et de développement moteur dans les services de garde éducatifs et ce, conformément aux orientations du Cadre de référence Gazelle et Potiron du ministère de la Famille.

Petite enfance, Grande forme se décline en 3 stratégies d’intervention:

  • Des activités de mobilisation;
  • Des activités d’accompagnement en région offertes par les regroupements de CPE;
  • Une plateforme web.

Info

Site web

514-326-8008 ou 1-888-326-8008

info@aqcpe.com

0-5 ans
Toutes
Alimentation

Petits cuistots - Parents en réseaux

Conçu par les Ateliers cinq épices, le projet Petits cuistots - Parents en réseaux offre une série d'ateliers de cuisine-nutrition spécialement conçus pour les écoles et les services de garde éducatifs à l'enfance.

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Le projet Petits cuistots – Parents en réseau (PC-PR) a pour objectif de promouvoir l’éducation nutritionnelle et culinaire et de favoriser le développement social par l’alimentation auprès de la clientèle scolaire et étudiante, de leur famille et des adultes en général, principalement en milieux défavorisés.

2 formats d'ateliers sont offerts :

- atelier de cuisine-découverte : pour les enfants de 2 à 5 ans en services de garde éducatifs à l'enfance.

- ateliers de cuisine-nutrition : pour les écoliers de 4 à 12 ans.

Conçus et animés par des nutritionnistes, ces ateliers se déroulent avec la collaboration de l’enseignant (ou de l'éducatrice) et bénéficient de l’appui de quelques parents bénévoles qui participent à l’animation.

Info

www.cinqepices.org

info@cinqepices.org 

514 931-5031  

0-12 ans
Toutes les régions
Alimentation, Défavorisation

Un trésor dans mon jardin

Le programme Un trésor dans mon jardin, conçu par l'organisme Croquarium, propose des activités ludiques et pédagogiques autour du jardinage.

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Guidés par Croquarium, les enfants et les plus grands imaginent leur jardin, plantent, arrosent, désherbent, récoltent, transforment et dégustent le fruit de leur travail.

Un Trésor dans mon jardin vise tout particulièrement les personnes qui interviennent dans les services de garde à la petite enfance (CPE, garderies, services de garde en milieu familial), les écoles primaires, les milieux communautaires (toute organisation oeuvrant auprès des jeunes de 2 à 12 ans) et les organisations municipales.

Info

Croquarium

819-340-1960

info@croquarium.ca

0-12 ans
Toutes les régions
Alimentation

Rédaction : Veille Action

Révision terrain : Nicole Michaud, conseillère en alimentation, Québec en Forme

Révision scientifique : Philippe Grand, Dt.P., chargé de projet, Extenso, Université de Montréal

Remerciements à Mme Véronique Martin, Direction du développement des enfants au ministère de la Famille du Québec, Marie-Pier Parent au ministère de la Santé et des Services sociaux et Chantal Durand à l'Association québécoise des CPE.

Fiche créée le : 22 septembre 2014

Bibliographie / Médiagraphie

BAILLARGEON, Amélie, et Marie MARQUIS. Offres et pratiques alimentaires revues dans les services de garde du Québec. Volet 2 : Questionnaire à l’intention des éducatrices, Extenso, 2011.

DESROSIERS, Hélène, et collab. Enquête de nutrition auprès des enfants québécois de 4 ans, Québec, Institut de la statistique du Québec, 2005.

EXTENSO. Site Web nospetitsmangeurs.org – Centre de référence en alimentation à la petite enfance.

GINGRAS, Lucie, Nathalie AUDET et Virginie NANHOU. Enquête sur l’utilisation, les besoins et les préférences des familles en matière de services de garde, 2009 : Portrait québécois et régional, Institut de la statistique du Québec, 2011.

HECTOR D, et collab. Evidence update on obesity prevention; Across the life-course. Sydney, Physical Activity Nutrition Obesity Research Group, 2012, 62 p.

INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC. Camirand, Hélène. Les défis de l’alimentation des jeunes enfants québécois (1-8 ans). Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, cycle 2.2, Nutrition, 2004.

JEUNES POUSSES. Cultiver le plaisir de bien manger.

QUÉBEC. MINISTÈRE DE LA FAMILLE. Gazelle et Potiron. Cadre de référence : pour créer des environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur en services de garde éducatifs à l’enfance, 2014, 116 p.

QUÉBEC EN FORME. État de la situation : Collecte d’informations auprès des centres de la petite enfance du Québec, volet installation. Rapport provincial, 2012.

QUÉBEC EN FORME. Pour que les jeunes se nourrissent mieux : créer des contextes conviviaux pour les repas.

SANTÉ CANADA. Bien manger avec le Guide alimentaire canadien, Canada, 2011.

Notes

1.
Nathalie RIGAL. « La naissance du goût », L’alimentation par la santé, Institut Danone. [page consultée le 7 mai 2014] 
2.
EXTENSO. « La néophobie alimentaire », nospetitsmangeurs.org, 2013. [page consultée le 12 février 2014] 
3.
Alexander K.C. LEUNG, Valérie MARCHAND et Réginald S. SAUVÉ. « Le “mangeur difficile” : le tout-petit ou l’enfant d’âge préscolaire qui ne mange pas », Paediatrics & Child Health, Société canadienne de pédiatrie, 2012, vol. 17, no 8, p. 458-460. [page consultée le 14 mars 2014] 
4.
Christina WOODLIEF. « Food Neophobia. A Reality and a Challenge », The Culinary Institute of America, 2012. [page consultée le 12 août 2014] 
5.
6.
Lucy COOKE, Susan CARNELL et Jane WARDLE. « Food neophobia and mealtime food consumption in 4–5 year old children », International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2006, vol. 3, no 14. [page consultée le 12 mars 2014] 
7.
Lucy COOKE, Jane WARDLE et E.L. GIBSON. « Relationship between parental report of food neophobia and everyday food consumption in 2 – 6-year-old children », Appetite, avril 2003, no 41, p. 205-206. [page consultée le 31 mars 2014] 
8.
Anne THARNER, et collab. « Toward an operative diagnosis of fussy/picky eating: a latent profile approach in a population-based cohort », International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2014, vol. 11, no 14. [page consultée le 31 mars 2014] 
9.
Lise DUBOIS, et collab. « Problem eating behaviors related to social factors and body weight in preschool children: A longitudinal study », International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2007, vol. 4, no 9. 
10.
MS ZHALILAH, et collab. « Food Neophobia and Nutritional Outcomes in Primary School-Children », Journal of Community Nutrition, 2005, vol. 7, n° 3, p. 121-129. 
11.
Jennifer E. WILDES, Nancy L. ZUCKER et Marsha D. MARCUS. « Picky Eating in Adults: Results of a Web-Based Survey », International Journal of Eating Disorder, 2012, vol. 45, n° 4, p. 575–582. 
16.
JEUNES POUSSES. « L’ambiance à l’heure du dîner », Plaisirs de la table, Jeunes pousses. [page consultée le 10 avril 2014] 
17.
Alexander K.C. LEUNG, Valérie MARCHAND et Réginald S. SAUVÉ. « Le “mangeur difficile” : le tout-petit ou l’enfant d’âge préscolaire qui ne mange pas », Paediatrics & Child Health, Société canadienne de pédiatrie, 2012, vol. 17, no 8, p. 458-460. [consulté le 14 mars 2014] 
18.
Erin K. ELIASSEN. « The Impact of Teachers and Families on Young Children’s Eating Behaviors », Young children, mars 2011. [consulté le 14 mars 2014] 
19.
Elsa ADDESSI, et collab. « Specific social influences on the acceptance of novel foods in 2–5-year-old children », Appetite, vol. 45, n° 3, p. 264-271. 
20.
EXTENSO. « La néophobie alimentaire », nospetitsmangeurs.org, 2013. 
22.
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Entretien téléphonique avec Philippe Grand, chargé de projet, Extenso, Université de Montréal, 8 mai 2014.