Favoriser le développement moteur des tout-petits à la garderie

Favoriser le développement moteur des tout-petits à la garderie New

Résumé

Des pistes d’actions

  • Avoir une approche globale des saines habitudes de vie
  • Tenir compte des besoins en activité physique des tout-petits
  • Établir une routine quotidienne de jeu actif et d’activité physique
  • Former les éducatrices
  • Aménager l’espace et avoir du matériel de jeu stimulant
  • Adopter et appliquer une politique concernant l’activité physique à la garderie

Table des matières

Notes

Cette fiche s’attarde à la motricité globale, c’est-à-dire :

  • les grands mouvements (la locomotion) comme ramper, marcher, courir;
  • les habiletés fondamentales de mouvement comme lancer, attraper, frapper un ballon avec le pied, déplacer un objet lourd.

C’est entre 0 et 9 ans que les enfants acquièrent et perfectionnent ces habiletés.

Dans cette fiche, toute activité qui nécessite peu d’énergie et n’entraîne pas de mouvements, ou si peu, est qualifiée d’« activité sédentaire ». Citons à titre d’exemples : être dans une poussette ou une chaise haute, dessiner, jouer aux blocs, regarder la télévision ou jouer à des jeux électroniques en position assise.

Des faits

Le temps quotidien moyen passé en service de garde est estimé à 7,5 heures[1]

52 % des enfants québécois de 0 à 5 ans, soit environ 250 000 tout-petits fréquentent un service de garde régi par le ministère de la Famille[2].

  • Centres de la petite enfance 87 634 enfants (35,8 %)
  • Garderies subventionnées 64 540 enfants (26,4 %)
  • Services de garde n milieu familial 92 520 enfants (37,8 %)
  • Total 244 694 enfants

Garderie : définition

Dans un souci de ne pas alourdir le texte, nous utilisons l’appellation « garderie » pour désigner tout établissement qui assure la garde d’enfants de façon régulière.

Cependant, au sens de la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance, le ministère de la Famille considère que les services de garde éducatifs à l’enfance comprennent trois types d’établissements : les centres de la petite enfance (CPE); les garderies subventionnées et les services de garde en milieu familial.

Les tout-petits sont trop sédentaires

À notre connaissance, une seule étude canadienne s’est penchée sur le temps d’activité physique et sédentaire des tout-petits. Voici les résultats de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) 2009-2011, pour les enfants de 3 à 5 ans, basés sur un échantillon représentatif de 459 enfants[3] :

  • Les enfants de 3-4 ans au Canada atteignent les recommandations en matière d’activité physique, mais seulement 18 % d’entre eux passent moins d’une heure par jour devant un écran.
  • Une tendance opposée est observée chez les enfants de 5 ans : seulement 14 % d’entre eux atteignent la recommandation de 60 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à élevée par jour, et 81 % passent moins d’une heure par jour devant un écran.
  • Conclusion : très peu d’enfants atteignent les deux recommandations en matière d’activité physique et sédentaire.
  • Les enfants sont sédentaires pendant environ la moitié de leurs temps d’éveil et passent en moyenne deux heures par jour devant un écran.

Voici quelques données issues de recherches menées ailleurs.

  • Les enfants fréquentant les garderies sont beaucoup trop sédentaires, selon une synthèse de 12 études, publiée en 2010[4].
  • Une étude récente (2014), menée au Kansas, confirme que, même en période de jeu libre, les enfants en garderie ont principalement des comportements sédentaires[5].
  • Des chercheurs britanniques (2014), ont constaté que des enfants de 4 ans étaient actifs 67 % du temps et que 88 % de cette activité physique était de faible intensité[6]. Les enfants ont été suivis pendant sept jours et leur activité physique mesurée à l’aide d’un accéléromètre.

Les écrans : des occasions perdues de jeu actif

Les écrans : des occasions perdues de jeu actif

La télévision, les jeux vidéo et, plus récemment, les téléphones intelligents et les tablettes ont grignoté le temps actif des jeunes enfants :

  • 27 % des enfants canadiens de 2 à 3 ans et 22 % des enfants de 4 à 5 ans passent plus de deux heures par jour devant la télévision[7].
  • 82 % des jeunes canadiens de 3 à 4 ans passent plus d’une heure par jour devant un écran[8].

Des conséquences à long terme. Selon une étude longitudinale menée au Québec, trop regarder la télévision entre 2 et 4 ans permet de prédire chez un enfant de 10 ans[9] :

  • une diminution de 9 % de l’activité physique générale;
  • une diminution de l’activité physique de 13 % durant les fins de semaine;
  • une augmentation de 5 % de l’indice de masse corporelle (IMC).

Le magazine scientifique Le Code Chastenay de Télé-Québec a consacré un reportage à cette étude. Pour le regarder en ligne

Pour en savoir plus sur le temps-écran chez les jeunes, consultez notre fiche : Temps-écran : réduire l’exposition excessive aux écrans chez les jeunes de 0 à 17 ans

Au Québec, 26 % des tout-petits présentent un surplus de poids

En 2004, la prévalence du surplus de poids chez les enfants de 2 à 5 ans était de 26 %[10].

L’obésité en bas âge a des effets à long terme. Le risque qu’elle persiste jusqu’à l’âge adulte est élevé. Les risques pour la santé liés à l’obésité, tels que les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers, sont aujourd’hui bien connus et démontrés par de nombreuses études scientifiques[11].

L’offre et l’organisation des activités physiques sont très variables d’un CPE à l’autre

À notre connaissance, aucune étude québécoise ne s’est penchée sur l’offre d’activités physiques dans les garderies privées et les services de garde en milieu familial. Les données suivantes concernent donc uniquement les CPE et ont été récoltées entre octobre 2011 et juillet 2012. Elles indiquent qu’à cette période :

  • 34 % des CPE s’étaient dotés d’une politique ou de lignes directrices concernant le développement moteur de l’enfant[12].
  • 41,7 % des CPE avaient adopté une approche ou un programme d’intervention axé sur le développement moteur[13]. Le programme Mini Gigotte est celui le plus souvent mentionné.
  • 53,5 % des CPE possédaient des salles multifonctionnelles ou des salles de motricite´ permettant de faire bouger les enfants à l’inte´rieur[14].
  • 32,4 % des CPE aménageaient une plage horaire dédiée aux activités physiques et motrices à l’intérieur. Parmi les CPE qui accueillent des poupons, 17,5 % d’entre eux leur réservaient une telle plage horaire[15].

Les programmes des CPE du Québec misent beaucoup sur le développement de l’enfant à travers diverses activités cognitives et autres activités de motricité fine, comme la musique, la lecture et le bricolage. Mais, les enfants devraient aussi acquérir tôt les habiletés motrices fondamentales pour s’assurer d’un développement moteur qui favorise la motricité globale, car celle-ci est un précurseur de la motricité fine[16].

Pistes d'action

Le développement moteur est un processus continu. L’enfant acquiert et perfectionne des habiletés motrices, tout au long de l’enfance, plus particulièrement entre 0 et 5 ans. La garderie représente donc un lieu clé d’éducation et d’intervention, où les enfants acquièrent les bases d’un mode de vie physiquement actif.

Avoir une approche globale des saines habitudes de vie

Ce type d’approche, incluant notamment l’alimentation et l’activité physique, est recommandé par des synthèses des études scientifiques. Les résultats montrent qu’il est plus efficace d’agir sur plusieurs plans pour avoir un effet positif sur les saines habitudes de vie des enfants[17],[18].

Gazelle et Potiron
Au Québec, le ministère de la Famille a élaboré une approche globale pour encadrer et encourager la promotion des saines habitudes de vie dans les services de garde éducatifs à l’enfance. Le cadre de référence Gazelle et Potiron propose 12 grandes orientations, dont 5 sont spécifiques au jeu actif et au développement moteur[19] :

  • offrir, au cours de la journée, plusieurs occasions de jouer activement;
  • limiter le temps consacré aux activités sédentaires;
  • encourager le jeu actif par des activités plaisantes et ponctuées de défis;
  • jouer dehors tous les jours et le plus souvent possible;
  • aménager un environnement stimulant, fonctionnel et sécuritaire, a` l’intérieur comme a` l’extérieur.

Des initiatives similaires ont été mises en place ailleurs. Voici quelques exemples :

Tenir compte des besoins en activité physique des tout-petits

Ces besoins varient selon l’âge des enfants, comme l’indiquent les toutes premières directives canadiennes en matière d’activité physique pour les tout-petits, publiées en 2012 par la Société canadienne de physiologie de l’exercice et ParticipACTION[21] :

  • Les nourrissons (âgés de moins de 1 an) devraient être physiquement actifs plusieurs fois par jour — particulièrement par l’entremise de jeux interactifs au sol : passer du temps sur le ventre, jouer ou rouler sur le sol, etc.

    Tenir compte des besoins en activité physique des tout-petits

  • Les enfants âgés de 1 an à 4 ans devraient faire au moins 180 minutes d’activité physique variée dans divers environnements, peu importe l’intensité. Ces activités doivent être réparties au cours de la journée et leur permettre de développer des habiletés motrices.
  • Les tout-petits devraient graduellement progresser vers au moins 60 minutes de jeu actif par jour à l’âge de 5 ans. Plus les enfants vieillissent, plus ils ont besoin de prendre part à des jeux énergiques, par exemple, sautiller, sauter, grimper et faire du vélo. Toute activité de jeu où l’enfant bouge est considérée comme du jeu actif.

Les deux organisations ont aussi émis des directives en matière de comportement sédentaire pour ce groupe d’âge (de 0 à 4 ans)[22] :

  • Minimiser le temps que les enfants consacrent à des activités sédentaires pendant les heures d’éveil. Par exemple, limiter l’utilisation de parcs et de sièges pour nourrissons lorsque bébé est éveillé. Ne pas asseoir les tout-petits dans une chaise haute ou les immobiliser dans une poussette pendant plus d’une heure à la fois. Un enfant trop souvent assis ne peut pas adéquatement développer sa capacité musculaire.
  • Ne pas exposer les enfants de moins 2 ans à des écrans.
  • Limiter à moins d’une heure par jour le temps passé devant un écran.

Établir une routine quotidienne de jeu actif et d’activité physique

Les habiletés motrices des enfants ne se développent pas naturellement. Les tout-petits, tant à la maison qu’à la garderie, ont besoin des adultes pour les inciter au jeu actif, ainsi que d’un environnement favorable (espaces libres pour courir, ballons, etc.). Toute activité ludique où l’enfant bouge est considérée comme du jeu actif[23].

Le jeu permet aux enfants et aux jeunes de tous âges d’essayer de nouvelles activités, de tester leurs limites, d’apprendre de leurs erreurs, et, peut-être le plus important, d’aimer être actifs.

Jeunes en forme Canada, 2012[24]

Selon le cadre de référence Gazelle et Potiron, le jeu actif est l’outil principal du développement moteur de l’enfant. Il est important de stimuler l’intérêt de l’enfant sans générer d’inquiétude : les activités doivent être plaisantes et comporter un défi que l’enfant estime pouvoir surmonter.

Bouger c'est naturel : un guide publié au Québec
En mars 2015, le Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie, a publié Bouger c'est naturel. Ce guide de 48 pages est basé sur l’importance du jeu et de la motricité libres. Il s’agit de faire confiance à l’enfant et de respecter son rythme de développement individuel, plutôt que d’intervenir pour « faire à sa place ». Pour en savoir plus, lire notre nouvelle à ce sujet.

Une association positive entre le temps passé à être physiquement actif et l’acquisition de bonnes habiletés motrices chez les tout-petits a été établie par plusieurs études[25].

Un programme efficace. Une étude publiée en 2014 a confirmé l’efficacité d’un programme de saines habitudes de vie pour augmenter de façon importante l’activité des tout-petits. Le programme Nutrition and Physical Activity Self-Assessment for Child-Care (NAP SACC) est implanté dans les garderies américaines depuis 10 ans[26],[27].

Intermittence et diversité. Comme les tout-petits sont actifs de façon soudaine, intermittente et pendant de courtes périodes de temps, il est important de leur proposer des activités diverses à intervalles réguliers. Voici les pratiques recommandées dans le cadre de référence Gazelle et Potiron[28] :

  • réserver plusieurs périodes où l’enfant peut jouer activement au cours de la journée;
  • offrir des occasions de jouer activement où l’intensité est plus soutenue;
  • proposer des activités et des jeux variés adaptés aux capacités et au stade de développement des enfants, tout en tenant compte de leurs préférences;
  • permettre aux enfants de faire des choix, de créer et d’amorcer leurs propres jeux actifs;
  • privilégier les activités et les jeux qui favorisent le développement des habiletés de motricité globale.
Il est important que les tout-petits expérimentent différentes intensités d’activités ou de jeux, en ne négligeant pas les activités ou les jeux plus vigoureux ou de grande énergie.

Cadre de référence Gazelle et Potiron, p. 57

Voici des exemples d’activités et de jeux recommandés dans le cadre de référence Gazelle et Potiron[29] :

Pour les poupons, des activités qui sollicitent la motricité globale :

  • passer du temps sur le ventre, dans un environnement sécuritaire;
  • atteindre ou saisir des ballons ou d’autres jouets placés autour de lui;
  • s’agripper, ramper et rouler sur le sol.

Pour les enfants de 2 ans et demi à 5 ans, des activités qui développent les capacités physiques :

  • marcher ou courir sur différentes surfaces à divers degrés d’inclinaison afin de développer l’équilibre et l’agilité;
  • jouer au ballon avec les pieds et les mains, faire des courses à obstacles, parcourir des labyrinthes ou participer à des jeux de poursuite pour stimuler l’équilibre, la coordination et l’agilité;
  • grimper afin de développer la coordination et le rapport à la gravité;
  • danser et réaliser des activités d’expression corporelle pour éveiller le sens du mouvement, l’équilibre et affiner le contrôle des actions.

Pour les enfants de 2 ans et demi à 5 ans, des activités qui développent les capacités physiques

Aller jouer dehors tous les jours. Les activités extérieures contribuent grandement au développement moteur des tout-petits. Cela dit, ils peuvent, par exemple, faire de grands mouvements dans tous les sens, et dépenser leur énergie en glissant, en sautant ou en courant. Lorsque la cour extérieure de la garderie ne permet pas de faire des activités soutenues, il est conseillé de faire des promenades régulières et de fréquenter un parc municipal ou encore la cour de l’école du quartier[30].

Pour éviter que le mauvais temps freine les activités extérieures, il est important de bien communiquer avec les parents afin qu’ils habillent convenablement leurs petits.

Une étude ontarienne, non publiée, a démontré que les enfants d’âge préscolaire qui jouent dehors au moins deux heures par jour sont de loin les plus susceptibles de satisfaire aux directives en matière d’activité physique[31].

Former les éducatrices

Le rapport 2014 de l’organisme Jeunes en forme Canada, recommande que les éducateurs et gestionnaires de garderie soient bien informés et formés en matière de jeu actif et d’activité physique. Pour inciter les tout-petits à bouger, ils doivent comprendre et valoriser ces activités et avoir la capacité de les mettre en œuvre[32].

Claude Dugas et Mathieu Point, auteurs d’une synthèse des données scientifiques sur le développement moteur des 0 à 9 ans, constatent qu’« une approche structurée avec une formation adéquate et d’une durée suffisante pour le personnel éducateur permet d’augmenter les activités physiques d’intensité moyenne et élevée[33] ».

Une synthèse publiée en 2010 indique que la formation et le comportement du personnel ont une influence importante sur le niveau d’activité physique d’intensité moyenne à élevée pratiquée par les enfants en garderie[34].

Les meilleures pratiques suivantes sont tirées d’une recherche de fond parue dans la revue Pediatrics en 2009[35] :

Deux fois par année. Offrir, au moins deux fois par année, une formation sur l’activité physique au personnel des garderies.

Une question d’attitude. Il est conseillé aux éducatrices de :

  • participer aux jeux actifs des enfants;
  • encourager les enfants à être actifs;
  • ne jamais priver les enfants d’activité physique pour les punir, et leur offrir du temps d’activité physique supplémentaire à titre de récompense.

Sensibiliser les parents. Il est recommandé aux garderies d’offrir deux fois par année (ou plus) aux parents des ateliers de sensibilisation et d’information au sujet de l’activité physique pour les tout-petits.

Aménager l’espace et avoir du matériel de jeu stimulant

Les aires de jeu intérieures et extérieures doivent être aménagées avec soin pour stimuler le jeu actif.

Selon une synthèse parue dans la revue Pediatrics en 2009, les meilleures pratiques à mettre en œuvre pour aménager les espaces de jeu sont les suivantes[36] :

  • À l’extérieur : aménager des aires ouvertes et gazonnées, ainsi qu’une voie pour utiliser les jeux à roulettes. Installer une grande variété de structures de jeu à base fixe.
  • À l’intérieur : avoir un espace suffisant pour l’activité physique, y compris courir.
  • Avoir en tout temps une grande variété de jeux portatifs intérieurs et extérieurs librement accessibles aux enfants.

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Une étude menée aux États-Unis indique que l’ajout d’équipement sur le terrain de jeu fait augmenter le niveau d’activité physique et diminue les périodes sédentaires des enfants de 3 à 5 ans[37]. Voici quelques exemples de matériel à fournir : balles, sacs d’équilibre, tunnels à ramper.

Le cadre de référence Gazelle et Potiron recommande les pratiques suivantes :

  • planifier adéquatement une activité quant au lieu et au matériel;
  • privilégier l’achat de petit matériel attrayant, polyvalent, adapté au stade de développement de l’enfant, disponible en quantité suffisante et renouvelé régulièrement;
  • faciliter l’accès des enfants au matériel de jeu;
  • privilégier une rotation du matériel de jeu entre les membres du personnel éducateur, plutôt que l’achat de nouveau matériel, afin de diversifier l’offre et de créer de la nouveauté;
  • maximiser l’espace disponible pour le jeu actif et les activités motrices;
  • aménager des aires de jeux fractionnées dans la cour;
  • aménager l’environnement de façon qu’il propose des défis stimulants et variés.

Le matériel suivant stimule le développement moteur des enfants :

  • bacs à eau et bacs à sable;
  • balles, ballons et ballons sautoirs;
  • blocs et boîtes de carton de différentes tailles;
  • petites autos, camions;
  • quilles, cerceaux, cordes à danser;
  • gros véhicules pouvant être enfourchés, poussés ou tirés;
  • jouets pour l’eau ou le sable (pelles, seaux, moules, etc.);
  • matériel à empiler, à enfiler;
  • parachute, rubans rythmiques;
  • tapis pour rouler ou ramper, tunnels autoportants.

Adopter et appliquer une politique concernant l’activité physique à la garderie

Comme indiqué au début de cette fiche, en 2011-2012, seulement 34 % des CPE québécois possédaient une politique ou des lignes directrices concernant le développement moteur de l’enfant[38]. Se doter d’une telle politique est une étape importante, mais l’appliquer l’est tout autant (voir ci-dessous, la section Ressources en ligne).

Le rapport 2014 de l’organisme Jeunes en forme Canada, recommande d’élaborer des politiques et des programmes qui exigent de mettre en œuvre des possibilités d’activité physique durant un minimum de temps par jour[39].

Adopter et appliquer une politique en matière d’activité physique à la garderie est la meilleure pratique à mettre en œuvre, selon une synthèse parue dans la revue Pediatrics en 2009[40] . Un point qui a été confirmé par une étude réalisée auprès de 24 garderies situées en Georgie. Les établissements qui ont adopté une politique, ou mieux appliqué celle déjà en vigueur, ont amélioré les aspects suivants[41] :

  • l’environnement d’activité physique;
  • le jeu actif;
  • l’environnement sédentaire;
  • le matériel de jeu portatif (ballons, par exemple);
  • le comportement du personnel;
  • la formation du personnel en matière d’activité physique.

Il est important que ces politiques soient précises notamment au sujet du temps minimal dédié au jeu actif à l’intérieur et à l’extérieur, et du temps consacré à des activités sédentaires.

Ressources en ligne

La plateforme de Petite enfance, Grande forme! a été mise sur pied par l'Association québécoise des CPE et Québec en Forme. Elle propose un outil complet et convivial pour la mise en place de mesures structurantes visant la création d’environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur, conformément au Cadre de référence Gazelle et Potiron.

L'Association québécoise des CPE propose aussi un guide en ligne : Guide de réflexion à l'intention des SGE et des organismes - Offre en matière de saine alimentation, jeu actif et développement moteur. Ce document est un outil qui facilite l’évaluation de la pertinence d'une offre de services en fonction du cadre de référence Gazelle et Potiron et du programme éducatif Accueillir la petite enfance. Cet outil est particulièrement utile aux SGÉ lors de l’élaboration de leur plan d’action, plus précisément pour choisir des moyens et stratégies pour répondre aux besoins identifiés par un portrait du milieu.

Gazelle et Potiron. Cadre de référence pour créer des environnements favorables à la saine alimentation. Ministère de la Famille du Québec, 2014, 116 p.

La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC a participé à la création du nouveau site francophone d’un programme canadien visant à encourager la création d’environnements favorables aux saines habitudes de vie chez les tout-petits. « Un départ en santé pour le préscolaire 2-5 » propose une série d’activités visant à favoriser le jeu actif et le développement moteur des enfants en milieu de garde. Liste des jeux et activités

Bulletin 2014 de Jeunes en forme Canada : Le Canada est-il dans la course?

Les bulletins annuels de Jeunes en forme Canada

Projets dans la communauté


Projet Description Groupe d'âge Région Thèmes

Enjouant+ (Milieu familial) RSG

Ce programme permet au bébé d’explorer librement et spontanément sa motricité afin de favoriser un développement global et harmonieux.

+-

Le programme Enjouant+ Milieu familial(RSG) est présentement en expérimentation et en validation avec la clientèle des services de garde en milieu familial.

Il est fondé sur l’idée que les contraintes empêchent l’enfant de bouger et que les incitations trop précoces, telles que l’entrainement et l’enseignement à accomplir des gestes non maitrisés par l’enfant, entravent son développement et son autonomie.

Ce programme :

  • respecte le processus de développement psychomoteur du bébé.
  • permet à l’enfant de découvrir ses propres potentialités.
  • développe le plaisir de bouger et d’apprendre chez l’enfant, ce qui engendre l’estime de soi.

Info

Consortium Québécois de développement des pratiques psychomotrices (CQDPP)

www.cqdpp.org

Site web : http://apps.cslsj.qc.ca/cqdpp/index.php/fr-ca/accueil/intervention/

Téléphone : 418-547-2191, poste 7107

0-2 ans
Saguenay-Lac-Saint-Jean (02)
Habiletés motrices

Enjouant+ Aucouturier

La pratique psychomotrice de Bernard Aucouturier adaptée au contexte québécois pour soutenir le développement des enfants de 1 à 7 ans.

+-

La pratique psychomotrice de Bernard Aucouturier est une approche de l’activité du mouvement qui favorise le parcours de maturation de l’enfant en lui permettant de passer du jeu sensori-moteur au jeu symbolique et à la représentation.

Les séances de psychomotricité, d’une heure environ :

  • permettent à l’enfant de vivre le plaisir de l’exploration et du mouvement.
  • Intègre les connaissances sur les besoins de l’enfant et sur son développement psychomoteur.
  • Est axée sur le parcours de maturation de l’enfant.
  • Met à la disposition des enfants des espaces de vie aménagés de façon sécuritaire et propose du matériel riche et varié afin de les stimuler.

 

Jusqu’à maintenant, cette pratique a été intégrée dans 7 commissions scolaires, 20 CPE et 1 réserve amérindienne. 

Info

Consortium Québécois de développement des pratiques psychomotrices (CQDPP)

www.cqdpp.org

Site web : http://apps.cslsj.qc.ca/cqdpp/index.php/fr-ca/accueil/intervention/prati/

Téléphone : 418-547-2191, poste 7107

1-7 ans
Saguenay–Lac-Saint-Jean (02)
Habiletés motrices

Enjouant+ EPS

Le programme Enjouant+ EPS consiste à intégrer une approche psychomotrice de l’enfant dans les cours d’éducation physique.

+-

Le programme  Enjouant+ EPS provient d’une préoccupation des gestionnaires de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean d’assurer une cohérence des interventions auprès des enfants de 4 à 7 ans.

Le programme Enjouant+ EPS permet de solutionner la difficulté de l’encadrement des plus petits, vécue par plusieurs éducateurs physiques. Ce programme est élaboré en congruence avec l’approche psychomotrice pour les enfants de maternelle et du premier cycle du primaire et intègre progressivement, selon le développement de l’enfant, les activités dites plus sportives, et ce généralement, vers le troisième cycle.

Info

Consortium Québécois de développement des pratiques psychomotrices (CQDPP)

www.cqdpp.org

Site web : http://apps.cslsj.qc.ca/cqdpp/index.php/fr-ca/accueil/intervention/en-jouant-eps/

Téléphone : 418-547-2191, poste 7107

4-12 ans
Saguenay-Lac-Saint-Jean (02)
Habiletés motrices

Enjouant+ Musique et mouvement

Le programme Enjouant+ Musique et mouvement permet aux enfants d’explorer le mouvement à partir de stimulations sonores.

+-

Le programme s’inscrit dans une approche psychomotrice de l’enfant et permet d’explorer le mouvement à partir de stimulations sonores variées : musique, exploration des petits instruments de musique et chants.

Le programme comporte un cadre de références et un répertoire de pièces musicales permettant au personnel éducatif de s’engager rapidement dans l’action avec les enfants.

Info

Consortium Québécois de développement des pratiques psychomotrices (CQDPP)

www.cqdpp.org

Site web : http://apps.cslsj.qc.ca/cqdpp/index.php/fr-ca/accueil/intervention/musique-et-mouvement/

Téléphone : 418-547-2191, poste 7107

3-5 ans
Saguenay-Lac-Saint-Jean (02)
Habiletés motrices

Formation pour les intervenants en psychomotricité

Une formation en psychomotricité pour les intervenants auprès des jeunes à Saint-Hyacinthe.

+-

Jeunes en Santé propose une formation en psychomotricité aux intervenants en milieu familial, dans les services de garde et dans les CPE, et dans des écoles de la région de Saint-Hyacinthe.

 

Info

Site web : www.jeunesensante.org

Courriel : acsacaah@jeunesensante.ca

0-5 ans
Montérégie (16)
Habiletés motrices

Le jardin de Pirouette et Cabriole

Le jardin de Pirouette et Cabriole est un programme de psychomotricité axé sur le plaisir et la découverte.

+-

Le jardin de Pirouette et Cabriole utilise le jeu pour permettre aux enfants, accompagnés d’un parent, de vivre des réussites tout en respectant leur rythme de développement. Le programme clé en main consiste en dix ateliers de psychomotricité de 50 minutes, sur des thématiques variées et permet aux parents de reproduire les activités à la maison avec leurs enfants. Les activités sont adaptées pour cinq groupes d’âge différents (6-12 mois, 12-18 mois, 18 mois-2 1/2 ans, 2 1/2-4 ans, 4-5 ans).

Le programme comprend des fiches d’animation proposant une séquence d’activités incluant plusieurs variantes et des indications sur le matériel requis pour chaque activité. Les activités sont modulables en fonction des besoins et des contraintes propres à chaque milieu.  

Infos

La Fédération québécoise des centres communautaires de loisir (FQCCL)

Téléphone : 418 686-0012

sans frais : 1 866 686-8356

Courriel : fqccl@fqccl.org

http://fqccl.org/fr/formation/psychomotricite/

0-5 ans
Toutes les régions
Habiletés motrices

Programme Ratatam

Le programme Ratatam favorise la pratique d’activités physiques en espaces restreints.

+-

Le programme Ratatam est un programme d’activités psychomotrices pour les enfants de 0 à 5 ans. Il vise à faire bouger les enfants quotidiennement en proposant des activités nécessitant peu de matériel et réalisables dans de petits espaces.

Ratatam propose plusieurs outils, trucs et astuces pour faciliter l’animation d’activités motrices et susciter l’intérêt des tout-petits.  Le programme comporte différents volets dont les ateliers parents-enfants « Allez Hop! Ratatam ».

Depuis 2011, À vos marques, Santé a offert la formation Ratatam à plus de 500 intervenants en petites enfance sur son territoire et a formé 70 agents multiplicateurs, permettant ainsi le déploiement de Ratatam aux quatre coins du Québec.

Info

Le regroupement À vos marques, Santé

Téléphone : 418 698-1176, poste 289

Courriel : kdryburgh@avosmarquessante.com

 

0-5 ans
Saguenay–Lac-Saint-Jean (02)
Habiletés motrices

Programme sportif de la garderie Mon Lac

Un programme sportif à la garderie Mon Lac, à Blainville.

+-

La garderie Mon Lac à Blainville offre 1 période d’éveil quotidiennement, 2 périodes d’activité physique par semaine (minijudo, miniyoga, gymnastique) et des activités de psychomotricité dans la pouponnière.

 

Des entraîneurs certifiés sont appelés régulièrement à diriger des activités avec les enfants.

 

Info

Site web : www.garderiemonlac.com

Courriel : info@garderiemonlac.com

Téléphone : 450 433-2683

0-5 ans
Laval (13)
Habiletés motrices

Psychomotricité à Rouyn-Noranda

La psychomotricité dans les maternelles de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda.

+-

Le projet a débuté en 2009 :  22 enseignants du préscolaire ont été formés. Depuis, le projet s'est élargi aux éducateurs physiques, aux éducatrices de services de garde en milieu familial et aux éducatrices des CPE. Au total, 150 personnes ont été formées sur le territoire de Rouyn-Noranda.

 

 

Info

Responsable : 

Kim Hurtubise, coordonnatrice Filons Jeunesse

Kim.Hurtubise@rouyn-noranda.ca

1-819-797-7110 poste 7377

Courriel : hurtubisek@csrn.qc.ca

5-6 ans
Abitibi-Témiscamingue (08)
Habiletés motrices, Mode de vie physiquement actif

Rédaction : Veille Action

Révision terrain : Steeve Ager, conseiller principal en activité physique, Québec en Forme

Révision scientifique : Claude Dugas, PhD, professeur titulaire, Département des sciences de l’activité physique, Université du Québec à Trois-Rivières

Fiche créée le : 12 novembre 2012

Mise à jour partielle : 20 avril 2016

Références

Bibliographie

Notes

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