Lutter contre l’insécurité alimentaire chez les enfants et leur famille

cueillette de jardin communautaire

Résumé

Les faits

  • La pauvreté infantile augmente constamment au Canada depuis les années 1990 et elle touche aujourd’hui environ 15 % des enfants.
  • L’insécurité alimentaire est elle aussi en augmentation au Québec et au Canada.
  • 16,5 % des moins de 18 ans sont touchés par l’insécurité alimentaire.
  • Les enfants à risque : issus d'une famille à faible revenu, monoparentale et moins scolarisée.
  • L’insécurité alimentaire a des effets néfastes sur la santé, le bien-être et les résultats scolaires des enfants.
  • Le prix des aliments ne cesse d'augmenter
  • Des facteurs géographiques contribuent à l’insécurité alimentaire : régions éloignées, déserts alimentaires.

Des pistes d’actions

  • Lutter contre la pauvreté par des mesures économiques
  • Améliorer l’approvisionnement et l'autonomie alimentaire : 
    • Les centres alimentaires communautaires
    • Les marchés communautaires
    • Les épiceries solidaires et les coopératives alimentaires
    • Les groupes d’achats collectifs
    • L’agriculture urbaine
    • Les cuisines collectives
    • Les ateliers culinaires pour enfants et adolescents

Table des matières

 

Les faits

L’insécurité alimentaire : une définition

 Il y a insécurité alimentaire lorsque la disponibilité d’aliments sains et nutritionnellement adéquats, ou la capacité d’acquérir des aliments personnellement satisfaisants par des moyens socialement acceptables, est limitée ou incertaine[1]

Institut national de santé publique du Québec (2011)

1. La pauvreté infantile est en augmentation au Canada

La pauvreté infantile augmente constamment au Canada depuis les années 1990 et elle touche aujourd’hui environ 15 % des enfants[2]. Conséquence directe de la pauvreté, l’insécurité alimentaire est elle aussi à la hausse. À noter : la défavorisation matérielle et l’insécurité alimentaire touchent non seulement des familles dont les parents sont sans emploi, mais aussi un nombre important de familles dont au moins un des parents travaille[3]

Selon un rapport récent, au Québec, 60,9 % des ménages dont la principale source de revenus provient de l’aide sociale vivent de l’insécurité alimentaire. Par ailleurs, près des deux tiers des ménages en situation d’insécurité alimentaire (62,2 %) sont des salariés[4].

2. L’insécurité alimentaire est en augmentation

Depuis 2008[3], le taux d’insécurité alimentaire au Canada n’a cessé d’augmenter, passant de 3,4 millions à 4 millions de personnes. Si, dans certaines provinces, elle a connu un léger fléchissement, tout en se situant au-dessus des taux de 2008, elle continue d’augmenter ailleurs. Dans les Territoires du Nord-Ouest, en 2014, 29 % des ménages avec enfants vivaient de l’insécurité alimentaire, alors que, au Nunavut, cette proportion était de 60 %[4]

Le rapport Bilan-Faim 2015, publié par l’organisme Banques alimentaires Canada, révèle que le recours aux banques alimentaires a augmenté de 1,3 % par rapport à 2014 et de 26,1 % depuis 2008. En ce qui concerne le Québec, ce rapport indique que[5] :

  • Le recours aux banques alimentaires s’est accru pour la troisième année consécutive.
  • En mars 2015, 163 152 personnes ont reçu des denrées d’une banque alimentaire, soit une augmentation de 4 %, par rapport à 2014 et de près de 29 % par rapport à 2008.
  • 36,4 % des personnes aidées étaient des enfants.

3. 16,5 % des moins de 18 ans sont touchés par l’insécurité alimentaire

Au Canada en 2012, près de 13 % des ménages (soit environ 1,7 million de ménages) étaient touchés par l’insécurité alimentaire, ce qui inclut 1,15 million de jeunes de moins de 18 ans. Cela signifie que cette année-là, 16,5 % des jeunes âgés de moins de 18 ans ont souffert d’insécurité alimentaire, soit 1 enfant ou 1 adolescent sur 6[6].

Au Québec l’insécurité alimentaire touche 16 % des ménages avec enfants[4]

Au Québec, en 2012, 13,5 % des ménages (environ 437 700 ménages) étaient aux prises avec une situation d’insécurité alimentaire. On peut répartir le niveau d’insécurité selon 3 degrés[3] :

  • insécurité alimentaire grave (saut de repas, portions réduites, parfois journée entière sans repas) : 2,3 % des ménages;
  • insécurité alimentaire modérée (la qualité et la quantité de la nourriture sont compromises par manque d’argent) : 6,2 %;
  • insécurité alimentaire marginale (crainte de manquer de nourriture, d’être limité dans ses choix par manque d’argent)  : 5 %.

4. Les enfants à risques issus de familles à faible revenu

Les facteurs de risques de vivre de l’insécurité alimentaire sont les suivants[1],[3] :

  • les familles avec enfants davantage que les familles sans enfants;
  • les familles monoparentales dirigées par une femme;
  • les familles comptant plus de 3 enfants;
  • avoir un revenu provenant de l’aide sociale;
  • être Noir;
  • être Autochtone;
  • les personnes moins scolarisées;
  • avoir immigré récemment.

5. Les effets néfastes de l’insécurité alimentaire

L’insécurité alimentaire a des conséquences directes néfastes sur les enfants sur plusieurs plans : sur leur santé et leur bien-être, en plus de diminuer leur niveau de concentration et d’ainsi nuire à leurs résultats scolaires[7].

  • Moins de fruits et légumes. Des études ont démontré que les gens aux prises avec l’insécurité alimentaire (adultes et enfants) ont une diète moins variée, consomment moins de fruits et de légumes, souffrent de carences en vitamines, et même de malnutrition.
  • Plus de malbouffe. Ils sont plus susceptibles de consommer de la malbouffe et donc d’ingérer plus de sel, de gras trans et de sucre, ce qui conduit à des problèmes de santé comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et l’obésité.
  • Problèmes scolaires, comportementaux et émotionnels. L’insécurité alimentaire peut aussi avoir des conséquences psychosociales néfastes chez les enfants telles que des problèmes comportementaux, scolaires et émotionnels plus fréquents, et les adolescents risquent de souffrir de dépression, de troubles anxieux et de pensées suicidaires.
  • Plus de problèmes de santé physique et mentale. Les personnes en situation d'insécurité alimentaire sont plus touchées par des problèmes de santé physique et mentales que celles en situation de sécurité alimentaire.  En conséquence, elles engendrent des coûts de santé deux fois plus élevés révèle une étude récente menée en Ontario[8]:
    - 3,9 % des participants étaient en situation d’insécurité alimentaire marginale. Ces personnes coûtaient 23 % de plus au système de santé que celles en situation de sécurité alimentaire, soit 2 161 $ par an en moyenne, par rapport à 1 608 $.
    - 5,2 % étaient en situation d’insécurité alimentaire modérée et coûtaient 49 % de plus au système de santé, soit 2 806 $ par an en moyenne.
    - 3,3 % étaient en situation d’insécurité alimentaire grave et coûtaient 121 % de plus au système de santé, soit près de 4 000 $ par an en moyenne.

Surpoids et obésité. Cela peut sembler étonnant et contre-intuitif, mais de nombreuses études scientifiques ont exploré le lien potentiel entre l'insécurité alimentaire et les problèmes de poids. Une synthèse des études montre que ce lien ne vaut que pour les femmes, mais pas pour les hommes[9]. Cette même étude permet d’établir, ce qui est nouveau, une certaine corrélation entre l’insécurité alimentaire et l’obésité chez les adolescents, alors que chez les enfants les résultats sont beaucoup plus mitigés. Bref, mis à part le cas des femmes, parmi les plus récentes études, aucune n’établit une relation directe entre ces deux réalités. Les données concernant les adultes québécois vont dans le même sens[10]

  • 30 % des femmes qui vivaient dans un ménage en insécurité alimentaire présentaient de l’obésité, comparativement à 16 % des femmes qui étaient en situation de sécurité alimentaire.
  • 37 % des femmes en insécurité alimentaire grave présentaient de l’obésité.
  • Les hommes qui vivaient dans un ménage en insécurité alimentaire étaient plutôt à risque d’insuffisance de poids et moins à risque d’embonpoint. 

6. L'augmentation du prix des aliments

Au Canada, entre 2007 et 2012, l'augmentation des prix des aliments a été plus prononcée que celle de l’Indice des prix à la consommation (IPC). Dans le cas des fruits et légumes frais, cette hausse se chiffre à un peu plus de 12 %[11].

En raison de conditions météorologiques défavorables, combinées à la chute du dollar canadien, les prix des fruits et légumes qui, à plus de 80 %, proviennent de l’importation, ont explosé au Canada en 2015. Selon le Réseau pour une alimentation durable (RAD), le taux d’inflation alimentaire serait de 4,1 %, une situation sans équivalent parmi les pays industrialisés.

Cette hausse du prix des aliments frais risque d’avoir de sérieux impacts sur les étudiants, les personnes âgées, les petits salariés et les nouveaux arrivants et cette situation pourrait s’avérer intenable pour les populations nordiques, souligne le RAD. De plus, cette augmentation a un impact important sur des organisations comme les banques alimentaires et les CPE[12]

7. Des facteurs géographiques qui contribuent à l’insécurité alimentaire

Les régions éloignées des grands centres

Dans ces régions, 2 facteurs expliqueraient principalement une forte prévalence de l’insécurité alimentaire : - des revenus de ménages relativement faibles; - un coût des aliments beaucoup plus élevé[13].

  • Les populations autochtones qui vivent en régions éloignées sont particulièrement touchées par l’insécurité alimentaire. Dans certaines communautés cries et inuites, situées plus au nord, l’insécurité alimentaire grimperait à 30 % de la population. Selon une étude ontarienne publiée en 2013, l’insécurité alimentaire chez les Premières Nations vivant dans des communautés nordiques est un problème qui demande une intervention urgente des organismes de santé publique[14].
  • Des communautés non autochtones localisées en régions plus éloignées (en Gaspésie ou sur la Côte-Nord, par exemple) sont elles aussi susceptibles d’être touchées par l’insécurité alimentaire, puisque les aliments de qualité y sont souvent vendus à un prix beaucoup plus élevé que dans les centres urbains.

Le prix du panier de provisions. En 2009, le prix d’un « panier de provisions nutritives » était évalué à 215,48 $ par famille dans la région de la Côte-Nord, comparativement à 183,96 $ pour une famille de la région de la Capitale-Nationale[15].

Des déserts et des marais alimentaires

De manière générale, 45,5 % des Québécois habiteraient des secteurs offrant un faible accès à des commerces d’alimentation tels que des supermarchés, des épiceries, des marchés publics ou des marchés de fruits et légumes[16].

Cette situation peut être un frein à la saine alimentation, notamment pour les personnes plus démunies qui ont un accès moindre à des véhicules motorisés[14].

À Montréal, par exemple, près de 40 % de la population n’aurait pas accès à des fruits et légumes frais à distance de marche, soit à l’intérieur d’un rayon de 500 mètres de distance de leur habitation[17],[18].

Des déserts alimentaires?

  • Lorsque des quartiers défavorisés offrent un faible accès à des commerces d’alimentation, ils sont parfois surnommés des « déserts alimentaires », puisqu’il y est difficile de se procurer facilement des fruits et légumes frais de qualité.
  • Ces déserts alimentaires se caractérisent par une défavorisation matérielle ainsi que par une absence d’épiceries à grande surface ou de marchés publics.
  • Les résidents de ces quartiers qui se déplacent à pied ou en transports en commun doivent souvent s’approvisionner dans des magasins de types « dépanneurs » où on constate habituellement une faible offre de produits frais, souvent vendus plus cher que dans les épiceries. À ce sujet, lire notre nouvelle : Projet « Dépanneur Fraîcheur » : 9 commerçants accrédités à Montréal et notre fiche Les dépanneurs et l’offre alimentaire santé.

Des marais alimentaires?

Depuis quelque temps, des spécialistes ont commencé à utiliser l’expression « marais alimentaires » pour désigner des régions ou des quartiers défavorisés où on observe un accès facile à des aliments peu nutritifs et riches en calories. Selon un récent rapport de Santé Canada, ces marais alimentaires influenceraient l’alimentation des résidents de façon plus importante que les déserts alimentaires[19].

Des pistes d’actions

NDLR. Les pistes d’actions pour lutter contre l’insécurité alimentaire portent sur 2 aspects importants : le premier est économique; le second se concentre sur l’approvisionnement en nourriture. Veille Action étant un portail axé sur les interventions en saines habitudes de vie, nous avons choisi d’approfondir celles qui concernent l'approvisionnement en aliments.

Il y a plusieurs interventions prometteuses qui commencent à être mises en œuvre dans différentes communautés afin de faciliter l’accès à des aliments frais à bon marché. Certaines ont été évaluées par des études scientifiques, tandis que d’autres, selon nos recherches, ne semblent pas l’avoir encore été, puisqu’il s’agit de pratiques encore relativement récentes.

N.B. Conséquence de l'augmentation de l'insécurité alimentaire, les banques alimentaires sont en augmentation au Canada (800 en 2012, contre 94 en 1985) et il demeure indéniable qu'elles répondent à un réel besoin. Elles sont toutefois considérées comme des services alimentaires d’urgence et non pas comme des pistes d’actions prometteuses pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Lutter contre la pauvreté par des mesures économiques

Un nombre croissant de scientifiques et d’intervenants conceptualisent l’insécurité alimentaire comme un problème complexe et multifactoriel. Mais certains soutiennent qu’il faut être prudent et se rappeler que l’insécurité alimentaire est d’abord et avant tout un problème causé par la pauvreté et la précarité résultant d’un système politique et économique qui ne permet pas à tous les individus de se développer équitablement.

C’est tout spécialement la position soutenue par la Dre Lynn McIntyre, médecin et professeure au Département de santé communautaire et directrice scientifique adjointe de l’Institute for Public Health de l’Université de Calgary. Également présidente de l’Association canadienne de santé publique, Mme McIntyre soutient que 2 approches coexistent en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire :

  • des solutions basées sur l’apport en nourriture (food-based solutions)
  • des solutions basées sur le revenu (income-based solutions).

La véritable clé réside selon elle dans les solutions basées sur le revenu, par exemple par l’augmentation des prestations de sécurité du revenu ou l’implantation d’une mesure de revenu minimum garanti[20].

Dans son rapport Bilan-Faim 2015, l’organisme Banques alimentaires Canada fait les recommandations suivantes pour réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire au pays[5]:

  • Mise en place d’un revenu de base pour remplacer les programmes provinciaux d’aide sociale.
  • Augmentation du nombre de logements abordables.
  • Remise en vigueur et amélioration d’initiatives de soutien à l’emploi et à la formation à l’intention des Canadiens peu alphabétisés.
  • Augmentation de l’accès aux aliments traditionnels et la réduction du coût des aliments achetés en magasin dans les collectivités du Nord.

Les pistes de solutions basées sur l'approvisionnement en nourriture

Les centres alimentaires communautaires

Dans certaines communautés, des marchés communautaires ont pris de l’ampleur et sont devenus des centres alimentaires communautaires. On y retrouve :

  • des kiosques de vente d’aliments frais saisonniers
  • des activités de jardinage collectif
  • des ateliers et des cours de cuisine
  • toute autre activité visant à lutter contre l’insécurité alimentaire (engagement communautaire, défense des droits des démunis, banque alimentaire d’urgence, etc.).
  • des kiosques de vente d’aliments frais saisonniers

Le modèle de The Stop Community Food : une approche globale

J’ai voyagé un peu partout dans le monde et je n’ai jamais rien vu de tel que The Stop. Toutes les villes devraient en avoir un! 

Jamie Oliver chef britannique très engagé dans la lutte contre la malbouffe et l’insécurité alimentaire[21].

The StopÀ Toronto, l’organisation The Stop fait figure de pionnière avec le Stop Community Food qui s’est donné pour mission de lutter contre l’insécurité alimentaire avec une approche globale. Au départ simple banque de dépannage alimentaire, The Stop est devenu avec le temps un véritable carrefour communautaire. Les citoyens des quartiers défavorisés qu’il dessert peuvent :

  • s’y approvisionner en produits frais vendus à bon marché;
  • suivre des cours de cuisine;
  • participer à des activités d’agriculture urbaine;
  • recevoir des services de santé communautaires (clinique de santé périnatale, par exemple);
  • suivre des activités éducatives sur l’alimentation pour les enfants et les adultes.

Pour en savoir plus : www.thestop.org

Pas d’étude, mais un sondage

Jusqu’ici, les réalisations du centre alimentaire communautaire The Stop s’avèrent extrêmement positives. Voici à cet effet les résultats d’un sondage annuel mené auprès des utilisateurs[22]:

  • 94 % des répondants indiquent que The Stop a joué un rôle important pour les aider à affronter l’insécurité alimentaire
  • 75 % de ces répondants disent manger plus de fruits et de légumes
  • plus de la moitié d’entre eux rapportent un meilleur état de santé
  • 77 % des répondants disent s’être fait de nouveaux amis
  • 87 % des répondants visités par des « peer advocacy » ont trouvé une aide utile à leurs problèmes
  • 40 % des répondants sont devenus des bénévoles au sein des programmes The Stop.

Ces résultats ne proviennent pas d’une étude scientifique rigoureuse. Plusieurs questions restent en suspens. Est-ce que l’expérience de Stop a permis aux répondants de se sortir définitivement d’une situation d’insécurité alimentaire ou simplement de mieux endurer cette situation? Impossible pour le moment de répondre à la question à partir des résultats de ce sondage. C’est pourquoi d’autres études plus rigoureuses seraient souhaitables.

Le Community Food Centers Canada

L’équipe du Stop a créé l’organisation Community Food Centers Canada (CFCC) et s’est donné pour mission de contribuer à la mise sur pied de 15 nouveaux centres alimentaires communautaires à travers le Canada d’ici 2017. Le CFCC offre du soutien aux organisations locales désireuses de mettre sur pied des initiatives semblables à celle du Stop, ainsi qu’un réseau de formation et d’échange d’information en ligne.

Pour en savoir plus sur les ressources et services offerts par le CFCC : http://cfccanada.ca

À Montréal, le Carrefour alimentaire Centre-Sud

Dans le quartier Centre-Sud de Montréal, sur le même modèle que The Stop, le Carrefour alimentaire Centre-Sud a mis sur pied en 2007 le Marché solidaire Frontenac qui chapeaute toute une gamme d’initiatives visant à lutter contre l’insécurité alimentaire.

  • un marché public 4 demi-journées par semaine du mois de juillet jusqu’à la fin du mois d’octobre
  • des activités éducatives pour les jeunes
  • des ateliers de cuisine collective
  • des ateliers d’agriculture urbaine
  • plusieurs autres initiatives visant à diminuer l’insécurité alimentaire.

Le marché solidaire Frontenac dessert plus de 20 000 personnes annuellement.

Pour en savoir plus sur le marché Frontenac : http://www.carrefouralimentaire.org/

Insécurité alimentaire des enfants : pour un programme d’alimentation scolaire universel?

L’objectif est de lutter contre l’insécurité alimentaire, sans ostraciser davantage les enfants démunis, tout en améliorant la valeur nutritive des repas offerts à l’ensemble des élèves.

Certains organismes militent en faveur de l’implantation d’un programme d’alimentation scolaire universel : ce type de programme offrirait un repas nutritif (ou une collation) gratuitement à tous les élèves, peu importe le revenu de leur famille. L'INSPQ a analysé de telles mesures en vigueur en France, en Finlande, en Angleterre et aux États-Unis, afin de dégager des perspectives pour le Québec.

Le bilan général des études menées dans ces quatre pays est mitigé et leur véritable impact sur la qualité de l’alimentation des jeunes est difficile à évaluer. Toutefois, dans l’ensemble, les données analysées suggèrent tout de même que les repas subventionnés contribuent à la saine alimentation des élèves, en particulier pour ceux issus de milieux défavorisés. Est-ce qu’un programme de repas scolaires subventionnés serait pertinent, faisable et acceptable au Québec? Les auteurs concluent que, pour en juger adéquatement, il faudrait documenter davantage la situation de l’alimentation scolaire au Québec.

Le rapport de l'INSPQ identifie également les conditions de succès qui maximisent le potentiel d’efficacité de ces mesures, notamment[23]:

  • l’accessibilité économique au repas scolaire pour tous doit être assurée;
  • la mesure doit être mise en œuvre de façon à limiter la stigmatisation;
  • l’environnement alimentaire autour de l’école doit être pris en compte;
  • la qualité des repas doit être assurée tout en tenant compte des coûts pour le gouvernement et les capacités des milieux.

Pour en savoir plus sur le programme de repas scolaires subventionnés mis en place en 2014, par la Grande-Bretagne, lire notre nouvelle

Mises à part quelques initiatives locales, habituellement financées par des fonds privés, il n’existe actuellement pas de programme semblable à large échelle au Canada. Le Canada est le seul pays de l’OCDE dont le gouvernement fédéral ne soutient aucun programme d’alimentation scolaire[24].

Les marchés publics, marchés communautaires, kiosques ambulants...

Les marchés communautaires ont pour objectif de faciliter l’accès des communautés locales à des produits alimentaires frais et nutritifs à un prix inférieur au prix usuel.

Réduction des déserts alimentaires à Chicago : des chiffres

Grâce à un bouquet d’interventions visant à contrer l’insécurité alimentaire, la Ville de Chicago a réussi à réduire de 20 % le nombre de ses citoyens vivant dans des déserts alimentaires, passant d’environ 100 000 à 80 000 en 2 ans. Parmi les diverses initiatives mises sur pied[25]:

  • l’ouverture de 5 marchés fermiers et de 14 kiosques de produits frais dans des quartiers de type « déserts alimentaires »;
  • 2 autobus municipaux ont également été transformés en marchés publics ambulants;
  • 15 nouveaux supermarchés ont aussi été inaugurés.

Des initiatives à Montréal

Fruixi Triporteur Fruixi.  Depuis l’été 2012,le Carrefour alimentaire Centre-sud a étendu son réseau de distribution pour rejoindre les citoyens directement dans leurs quartiers et leurs ruelles grâce au service Fruixi. Des triporteurs chargés de fruits et légumes frais, offerts à prix modique, parcourent les rues de l’Est de Montréal pour rendre ces produits encore plus accessibles aux consommateurs.

Marché mobile

Les arrondissements Saint-Léonard et Saint-Laurent bénéficient eux aussi d’un service de « marché mobile », mais avec des véhicules différents : un petit autobus réfrigéré pour le marché ambulant de Saint-Léonard et un camion réfrigéré pour le Relais mobile de Saint-Laurent.

Les épiceries solidaires ou communautaires et les coopératives alimentaires

Les épiceries solidaires offrent des aliments à une fraction du prix usuel aux personnes en situation d’insécurité alimentaire. Bien implantées en France depuis la fin des années 1990, elles sont physiquement aménagées comme des épiceries conventionnelles, mais elles offrent des aliments à un prix vraiment très réduit : environ 20 % du prix régulier. Ces épiceries sont réservées aux ménages dont le revenu se situe sous le seuil de pauvreté, quoique le niveau de revenu ne constitue pas le seul critère de sélection pour être autorisé à s’approvisionner dans ces commerces[26].

Depuis 2000, les épiceries solidaires françaises sont maintenant regroupées par le réseau A.N.D.E.S (Association Nationale de Développement des Épiceries Solidaires). Parmi leurs diverses réalisations, ces épiceries solidaires ont notamment mis en place un système de récupération de légumes invendus ou achetés auprès de grossistes afin d’accroître l’offre de légumes dans les épiceries solidaires. Les résultats d’une enquête réalisée en 2008 ont permis de constater que l'offre supplémentaire permet d’accroître significativement la consommation de fruits et légumes chez les usagers des épiceries solidaires[27].

Même si elles demeurent encore marginales, il existe également des épiceries solidaires ou communautaires au Québec. On en trouve quelques-unes à Montréal (le RELAIS Laurentien, par exemple) et à Québec, mais également en régions, comme à Dolbeau-Mistassini (Le Garde-Manger). Elles ne sont toutefois pas regroupées en associations, mis à part les Magasins-partage, ouverts lors de la période des Fêtes et de la rentrée scolaire : http://magasinpartage.org. Il existe également quelques magasins de solidarité visant à desservir des milieux très défavorisés, comme c’est le cas de l’épicerie solidaire du Plateau Mont-Royal rattaché au Resto-Plateau et au Regroupement d’Achats des Organismes Communautaires. À l’heure actuelle, cette épicerie solidaire n’est toutefois ouverte que quelques journées par année[28].

Des coopératives alimentaires

Il existe également des coopératives alimentaires qui visent à donner accès aux consommateurs à des produits frais et locaux, à moindre coût. Le type de produits offerts et le prix demandé diffèrent toutefois grandement selon les milieux et les clientèles desservies.

Dans certains cas, les coopératives alimentaires peuvent également offrir des services communautaires. C'est notamment le cas du marché d’alimentation de la Coopérative de solidarité de Wabak qui a ouvert ses portes en juillet 2014 dans la réserve indienne algonquine de Lac-Simon en Abitibi-Témiscamingue. Il s’agit d’une nouvelle importante pour les résidents de cette petite communauté qui doivent parcourir plus de 40 km pour faire leur épicerie. 

Pour connaître les démarches à suivre pour constituer une coopérative, consulter le site web de La Fédération des coopératives d’alimentations du Québec : www.mdeie.gouv.qc.ca/objectifs/informer/cooperatives/

Il existe également une Fédération des coopératives du Nouveau-Québec : www.fcnq.ca/webconcepteur/web/fcnq/fr/nav/federation.html

Les groupes d’achats collectifs

Souvent issus du milieu communautaire, les groupes d’achats peuvent se définir de la manière suivante : « Des citoyennes et citoyens qui mettent en commun leurs ressources pour améliorer leurs conditions de vie, bien s'alimenter et promouvoir la coopération et la citoyenneté. » En réunissant leurs pouvoirs d'achat respectifs, les membres d’un groupe d’achats collectifs peuvent avoir accès à des aliments de qualité à prix réduit.

En mars 2015, Moisson Québec a publié le Guide de soutien au démarrage et à l'accompagnement des groupes d'achats.

L’agriculture urbaine

Dans un mémoire publié en 2012, la Direction de santé publique de Montréal mentionne que l’agriculture urbaine peut contribuer à la sécurité alimentaire grâce à la récolte d’une quantité souvent appréciable de fruits et de légumes frais, ce qui constitue un revenu en nature qui augmente le budget familial[29].

Pour en savoir plus sur l'agriculture urbaine, consulter notre fiche Agriculture et saine alimentation : les municipalités et les OBNL au coeur de l'action.

Les cuisines collectives

Les cuisines collectives visent le développement de l’autonomie alimentaire. Dans cette optique, les cuisines collectives ne s’adressent pas à une clientèle particulière, mais bien à l’ensemble des personnes intéressées, qu’elles soient démunies ou non. Les cuisines collectives sont un milieu de vie dans lequel évoluent les participants.

Les avantages sont nombreux : économies d’argent, et même de temps, alimentation plus saine, acquisition de compétences pour une meilleure autonomie culinaire, socialisation.

Selon nos recherches, la littérature scientifique sur le sujet ne serait toutefois pas abondante. Des études québécoises et canadiennes publiées à la fin des années 1990 et au début des années 2000 démontraient de nombreux effets bénéfiques pour les personnes qui adhéraient à cette pratique, non seulement sur la qualité de leur alimentation, mais également sur leur santé physique et morale ainsi que sur leur sentiment d’empowerment.

Pour en savoir plus sur la mission des cuisines collectives, consultez le site du Regroupement des cuisines collectives du Québec.

Les cuisines communautaires

vélostations

Les cuisines communautaires regroupent des bénévoles pour cuisiner des repas qui seront par la suite offerts, par exemple, dans des soupes populaires, écoles ou hôpitaux. Le but recherché diffère toutefois de l’objectif des cuisines collectives, puisqu’elles visent avant tout à répondre à des besoins urgents et non pas à développer une véritable autonomie alimentaire.

Des approches qui ne réussissent pas à toujours à rejoindre leur clientèle cible

Aussi intéressantes soient-elles, ces interventions voient leur efficacité remise en question par une étude canadienne[30] qui signale un bas taux de participation des familles à faible revenu aux cuisines communautaires, jardins communautaires et groupes d'achats.

Les auteurs soutiennent que ce type de programmes, pour différentes raisons avancées par les participants, ne répondent pas bien à leurs besoins et risquent de renforcer leur sentiment d'exclusion. Ces initiatives ne seraient pas vraiment adaptées aux conditions d’existence des ménages les plus pauvres et ne représenteraient donc pas un moyen efficace de lutter contre l’insécurité alimentaire chez ceux qui en souffrent le plus. Le problème serait d’ailleurs le même pour d’autres initiatives pour lutter contre l’insécurité alimentaire, telles que les jardins communautaires et les groupes d’achats.

Pour les auteurs de cette étude, la conclusion est la suivante : le vrai problème, c’est la lutte contre la pauvreté[31].

Des ateliers culinaires pour les enfants et les adolescents

Pour contrer cette perte de savoir et l’érosion des compétences culinaires, certains organismes communautaires offrent des cours de cuisines ou des activités culinaires aux enfants ou adolescents. Cela représente un enjeu important dans la lutte contre l’insécurité alimentaire[32].

L’approche d’éducation culinaire communautaire s’avérerait très prometteuse, selon les résultats d’une étude réalisée par des chercheurs ontariens. En évaluant les effets d’un programme Cook it up!, offert à un groupe d’adolescents en difficultés (at risk youth) dans la région de London, en Ontario, les chercheurs ont constaté, après un suivi de 18 mois, que les impacts bénéfiques étaient notables relativement au comportement et à l’attitude chez les jeunes.

En plus de constater que les compétences culinaires des jeunes s’étaient accrues, les chercheurs ont également démontré que leur alimentation était plus saine (consommation d’une plus grande quantité de fruits et de légumes). Ils adoptaient aussi des comportements plus sécuritaires, cuisinaient plus souvent, amélioraient leurs compétences nutritionnelles, devenaient plus efficaces, plus autonomes et réalisaient des économies.

Dans un contexte où les cours de cuisine ont disparu du cursus scolaire, les auteurs affirment que de tels programmes s’avèrent tout particulièrement efficaces auprès des adolescents, un âge critique où se prennent des habitudes alimentaires déterminantes sur l’état de santé futur des personnes[33].

Projets dans la communauté


Projet Description Groupe d'âge Région Thèmes

Bonne boîte, bonne bouffe (BBBB)

Grâce au projet Bonne boîte, bonne bouffe, les citoyens ont accès à des boîtes de fruits et de légumes à prix abordable.

+-

Le regroupement d’achats Bonne boîte, bonne bouffe offre à ses membres des paniers de légumes frais à juste prix, directement achetés de producteurs maraîchers locaux.

Créé en 2003 dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce de Montréal, ce réseau de distribution dessert aujourd’hui plus de 70 000 personnes grâce à 20 points de chute répartis dans plus de 28 arrondissements et villes liés à Montréal, Laval et Roussillon/Rive-Sud.

Info

Site web : www.bonneboitebonnebouffe.org

Courriel : bbbb@tpdsl.org

Tous
Montréal, Laval, Roussillon
Aménagement et urbanisme, Défavorisation

Carrefour alimentaire Centre-Sud

Dans le quartier Centre-Sud de Montréal, le Carrefour alimentaire Centre-Sud a mis sur pieds le Marché solidaire Frontenac qui chapeaute toute une gamme d’initiatives visant à lutter contre l’insécurité alimentaire.

+-

En plus d'un marché public quatre demi-journées par semaine, du mois de juillet jusqu’à la fin du mois d’octobre, le Carrefour alimentaire Centre-Sud propose également des activités éducatives pour les jeunes, des ateliers de cuisine collective, des ateliers d’agriculture urbaine et plusieurs autres initiatives visant à diminuer l’insécurité alimentaire.

Info

Site web : www.marchefrontenac.com

Tous
Défavorisation

Club des petits déjeuners

Fondé à Longueuil en 1994 et officiellement reconnu par le Programme alimentaire mondial, le Club des Petits déjeuners offre des petits déjeunes nutritifs aux enfants la possibilité de manger un déjeuner nutritif avant d’aller en classe.

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Après s’être établi dans toutes les régions du Québec, le Club a commencé à étendre ses services dans l’ensemble du Canada. Il offre maintenant des petits déjeuners à près de 130 000 enfants canadiens dans 1 266 établissements scolaires répartis dans 10 provinces et 2 territoires.

Info

Site web : www.clubdejeuner.org

6-12 ans
Toutes les régions
Défavorisation

Fruixi-Jeunesse

Fruixi-Jeunesse est un volet du Marché Frontenac du Carrefour alimentaire Centre-sud  qui vise à promouvoir et sensibiliser les jeunes à l’importance d’une saine alimentation pour la santé et l’environnement.

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Le volet Fruixi Jeunesse du Marché Frontenac du Carrefour alimentaire Centre-sud propose plusieurs activités qui permettent aux jeunes de se familiariser avec les différents volets de l’alimentation, de la transformation et de la distribution alimentaire. 

Info

Site web

info@carrefouralimentaire.org

514 525-6611

 

0-17 ans
Montréal (06)
Défavorisation

La Mosaïque

L’organisme La Mosaïque offre le programme Jeunes cuistots aux pré-adolescents de 10 à 13 ans

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L’organisme La Mosaïque situé dans la ville de Lemoyne, sur la Rive-Sud de Montréal, offre le programme Jeunes cuistots aux pré-adolescents de 10 à 13 ans, afin de leur transmettre les rudiments du savoir culinaire.

Objectifs :

  • contrer l'obésité et le diabète
  • former les jeunes à une bonne alimentation
  • faire prendre conscience de leur autonomie et du pouvoir qu'ils ont sur leur santé.

Info

Site web : www.lamosaique.org/jeunes-cuistots.php

10-13 ans
Défavorisation

Petits cuistots - Parents en réseaux

Conçu par les Ateliers cinq épices, le projet Petits cuistots - Parents en réseaux offre une série d'ateliers de cuisine-nutrition spécialement conçus pour les écoles et les services de garde éducatifs à l'enfance.

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Le projet Petits cuistots – Parents en réseau (PC-PR) a pour objectif de promouvoir l’éducation nutritionnelle et culinaire et de favoriser le développement social par l’alimentation auprès de la clientèle scolaire et étudiante, de leur famille et des adultes en général, principalement en milieux défavorisés.

2 formats d'ateliers sont offerts :

- atelier de cuisine-découverte : pour les enfants de 2 à 5 ans en services de garde éducatifs à l'enfance.

- ateliers de cuisine-nutrition : pour les écoliers de 4 à 12 ans.

Conçus et animés par des nutritionnistes, ces ateliers se déroulent avec la collaboration de l’enseignant (ou de l'éducatrice) et bénéficient de l’appui de quelques parents bénévoles qui participent à l’animation.

Info

www.cinqepices.org

info@cinqepices.org 

514 931-5031  

0-12 ans
Toutes les régions
Alimentation, Défavorisation

Rédaction : Veille Action

Révision terrain: Chantal De Montigny, conseillère en alimentation, Québec en Forme

Révision scientifique : Sherri Bisset, PhD, Agente de planification, de programmation et de recherche, Secteur Planification, évaluation et recherche, Direction de santé publique. Professeure associée, Faculté des sciences infirmières, Université Laval.

Fiche créée le : 24 mars 2014

Fiche mise à jour le : 29 juin 2016

 

Références

Photos

Photos utilisées avec la permission du Carrefour alimentaire Centre-Sud.

Bibliographie

Notes

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2.
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3.
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4.
Tarasuk, V, Mitchell, A, Dachner, N. (2016). Household food insecurity in Canada, 2014. Toronto: Research to identify policy options to reduce food insecurity (PROOF) [consulté le 28 juin 2016] 
5.
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6.
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7.
Hedge et Howard. Enough for All : Household Food Security in Canada Conference Board of Canada. Août 2013. www.conferenceboard.ca/e-library/abstract.aspx?did=5723 
9.
Exploring Mediators of Food Insecurity and Obesity: a Review of Recent Literature, J Community Health. Feb 2012; 37(1): 253–264. doi: 10.1007/s10900-011-9420-4 
10.
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11.
Hausse cumulée en pourcentage des prix à la consommation des aliments au Canada entre 2007 et 2012 pour l'ensemble des catégories, groupes et sous-groupes de la composante principale « Aliments » de l’Indice des prix à la consommation (IPC). www.statcan.gc.ca/pub/11-626-x/2013027/tbl/tbl01-fra.htm 
12.
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13.
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Duquette, Demmers et al. Étude sur la détermination du coût du panier à provisions nutritif dans trois régions du Québec. Rapport du projet. Dispensaire diététique de Montréal. Octobre 2011 www.dispensaire.ca/autres-activites/recherche/securite-alimentaire [consulté le 18 février 2014] 
17.
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18.
Montpetit, Caroline. Des déserts alimentaires au coeur de Montréal - Plusieurs quartiers manquent de fruits et légumes frais. Le Devoir. 10 septembre 2010. www.ledevoir.com/art-de-vivre/alimentation/295892/des-deserts-alimentaires-au-coeur-de-montreal-plusieurs-quartiers-manquent-de-fruits-et-legumes-frais [consulté le 22 octobre 2013] 
19.
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20.
Policy framing of household food insecurity in Canada : Why getting the problem wrong leads to faulty solutions. Conférence de Lynn McIntyre présentée à la Direction de santé publique de Montréal le 12 décembre 2013 www.irpp.org/en/po/agri-food-policy/food-insecurity-policy-is-not-the-flipside-of-food-security-policy/ 
21.
22.
Community Food Centers Canada. 2012/2013 Progress Report. http://cfccanada.ca/documents/CFCC%20Progress%20Report%202012-13.pdf [consulté en ligne le 15 octobre] 
24.
 LA COALITION POUR UNE SAINE ALIMENTATION SCOLAIRE http://foodsecurecanada.org/fr/coalitionsainealimentationscolaire?page=8 
26.
A.N.D.E.S le réseau des épiceries solidaires Qu'est-ce qu'une épicerie solidaire ou sociale? www.epiceries-solidaires.org/news/qu-est-ce-qu-une-epicerie-solidaire-ou-sociale 
27.
Impacts de la mise à disposition de fruits et de légumes frais auprès de populations ayant recours à l’aide alimentaire. Haut Commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté. Octobre 2009. www.epiceries-solidaires.org/files//Impacts_de_la_mise_a_disposition_de_fruits_et_de_legumes_frais_aupres_de_populations_ayant_recours_a_l_aide_alimentaire.pdf [consulté en ligne le 21 octobre 2013] 
29.
Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Mémoire sur l’agriculture urbaine à Montréal, Semer pour la santé, 2012. www.dsp.santemontreal.qc.ca/publications/publications_resume.html?tx_wfqbe_pi1[uid]=1507 
31.
Furber, Quine et al. The role of a community kitchen for clients in a socio-economically disadvantaged neighbourhood. Health Promotion Journal of Australia 21(2) 143 – 145. Août 2010 www.publish.csiro.au/?paper=HE10143 
33.
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