Aménager des parcs pour faire bouger les jeunes

des parcs pour faire bouger les jeunes

Résumé

Les faits

  • Un tiers des jeunes Canadiens ne jouent pas dehors après l’école.
  • 61 % des jeunes Canadiens fréquentent peu ou pas du tout les parcs.
  • La sédentarité, l’excès de poids et l’obésité touchent de plus en plus les jeunes.
  • Plusieurs inventaires municipaux indiquent que les parcs sont souvent désuets.

Des pistes d’actions

  • Varier les structures, les aires de jeu et les aménagements en fonction des besoins des différents usagers et des saisons.
  • Installer des modules de jeu sécuritaires et stimulants.
  • Assurer un accès facile et sécuritaire aux parcs.
  • Aménager des espaces naturels.

Table des matières

 

Note. Cette fiche porte sur les parcs aménagés dont l’accès est gratuit. Il peut s’agir de petits parcs de proximité, de parcs de voisinage ou de quartier, de grands parcs, de parcs linéaires, d’espaces verts avec ou sans modules de jeux.

Des faits : activité physique à l’extérieur en chute libre

Au Canada, de 2000 à 2010, la proportion des enfants et des adolescents qui jouaient dehors après l'école a nettement diminué : elle est passée de 74 % à 64 %. Même tendance au chapitre des activités physiques et sportives non organisées : 68 % des jeunes en faisaient en 2000, contre 62 % en 2010[1].

Selon le bulletin 2012 de Jeunes en forme Canada[2], la tendance se maintient à la baisse :

  • La proportion des enfants canadiens qui jouent dehors (à l’extérieur de la maison) après l’école a diminué de 14 % au cours de la dernière décennie.
  • Les Canadiens de 6 à 19 ans passent 63 % de leurs temps libres (après l’école et les fins de semaine) à des activités sédentaires.
  • 46 % des enfants canadiens consacrent 3 heures ou moins au jeu actif par semaine, y compris les fins de semaine. Ce qui est très peu par rapport à la recommandation de 1 heure d’activité physique par jour.

Des jeunes pas assez actifs et à risque d’excès de poids

Sur la base des données autodéclarées, la majorité des Canadiens de 12 à 19 ans sont suffisamment actifs durant leurs loisirs[3].

Au Québec, selon les données recueillies par l’Institut national de santé publique (INSPQ), près de 60 % des jeunes de 6 à 11 ans déclarent faire chaque jour au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à élevée (APIME)[4]. Cette proportion chute à 40,5 % chez les 12 à 17 ans[5].

Cependant, lorsqu’on mesure l’activité physique avec un accéléromètre, le portrait est nettement moins reluisant : seulement 7 % des enfants et des adolescents canadiens font 60 minutes d’APIME 6 jours par semaine[6]. Un accéléromètre est un appareil de mesure qui enregistre l'accélération des mouvements de la personne qui le porte et mesure donc son activité physique.

Des faits : la fréquentation des parcs

Les données varient considérablement selon la façon dont les sondages sont faits. En voici 2 exemples.

Selon un sondage mené auprès de 3 997 parents canadiens de jeunes de 5 à 17 ans en 2010[7] :

  • 30 % des jeunes ne fréquentent pas du tout ou rarement les parcs;
  • 31 % les utilisent parfois;
  • 39 % les utilisent souvent;
  • 14 % des parents ont affirmé que les parcs ne répondent pas ou peu aux besoins de leurs enfants.
  • Les parents d'adolescents de 13 à 17 ans sont plus nombreux à indiquer que leurs enfants fréquentent rarement ou jamais ces endroits et qu'ils répondent mal ou nullement à leurs besoins.

Selon un sondage réalisé en 2008 dans l’ensemble du Québec auprès de 400 familles ayant au moins 1 enfant de 12 ans ou moins[8] :

  • 80 % des familles utilisent régulièrement en famille les aires de jeux, les terrains sportifs, les espaces verts et les plans d’eau publics;
  • parmi elles, 83 % y font des activités physiques non compétitives et de plein air;
  • le taux d’utilisation familial est plus élevé en milieu urbain.

Des faits : les types d’équipements et leur état

Le nombre d’équipements et leur état (jeux, bancs, fontaine, toilettes) ainsi que l’environnement immédiat (grandes artères, terrains vagues, bâtiments abandonnés) influent beaucoup sur la fréquentation[9].

Par exemple, de 2009 à 2012, le Conseil Sport Loisir de L’Estrie a évalué 175 parcs municipaux dans 72 municipalités : sécurité des appareils, facteurs d'accessibilité et d'attractivité. L’organisme a constaté que beaucoup d'infrastructures sont en fin de vie; qu'il existe peu de complémentarité entre les différentes infrastructures disponibles dans une même municipalité (municipales, scolaires, privées); que l'entretien des espaces et des équipements est un enjeu majeur; et que les infrastructures ont besoin d'une cure de rajeunissement[10].

Un rapport sur les parcs et les espaces verts de l’arrondissement Sud-Ouest de Montréal indiquait en 2009 que dans 16 parcs sur 31, les équipements n’avaient pas été rénovés depuis la création de ces espaces, soit depuis 30 ou 40 ans[11].

Une étude indique que seulement 49 % des familles de London (Ontario) utilisent le parc le plus proche de leur résidence. Les autres familles voyagent plus de 4 km pour se rendre au parc de leur choix, c’est-à-dire celui dont les installations leur conviennent[12].

Des pistes d’actions pour aménager un parc attirant et « actif »

Bien que plusieurs études démontrent l’effet bénéfique des parcs sur la quantité et l’intensité de l’activité physique, peu d’entre elles ont fait le lien entre ce dernier point et les caractéristiques spécifiques d’un parc. Cependant, plusieurs organismes et chercheurs se sont penchés sur ces questions et proposent des pistes d’actions. Et un certain nombre de municipalités québécoises sont allées de l’avant avec des approches innovantes.

Voici les principales recommandations de 2 organismes américains[22] [15] et d’un organisme anglais[16] pour aménager des parcs attrayants favorisant l’activité physique :

  • Prévoir des installations favorisant l’activité physique d’intensité moyenne à élevée : glisser, se balancer, tourner, grimper, etc.
  • Prévoir des installations sécuritaires tout en offrant des défis et des sensations fortes aux jeunes. Les enfants ont besoin d’apprendre à gérer le risque.
  • Prévoir des espaces favorables au jeu libre et spontané, qui est une occasion importante d’activité physique pour les jeunes.
  • Disperser les modules de jeu pour que les enfants puissent courir de l’un à l’autre.
  • Diversifier les possibilités d’activité physique en offrant différents équipements adjacents répondant aux besoins de plusieurs clientèles. En aménageant des aires avec des appareils d’entraînement pour les adultes et les personnes âgées, ceux-ci peuvent être actifs lorsqu’ils accompagnent les jeunes au parc. C’est ce qu’on appelle des parcs intergénérationnels.
  • Verdir les parcs : les arbres fournissent de l’ombre en été et protègent du vent en hiver. Ils contribuent aussi à la beauté des lieux, un facteur d’attraction non négligeable.
  • Placer les modules de jeu près d’arbres à feuilles caduques, du côté nord : cela maximise l’ombre en été et permet de profiter du soleil en hiver.
  • Varier le relief en profitant des caractéristiques naturelles du parc ou en créant des buttes.
  • Tenir compte des besoins d’activité physique des enfants et des adultes handicapés ou à mobilité réduite.
  • Rénover et entretenir les équipements et les bâtiments présents dans le parc.
  • Améliorer l’éclairage pour favoriser l’activité physique en soirée tout en renforçant le sentiment de sécurité des usagers. Cela prolonge la période d’utilisation des équipements, tout en permettant de prévenir le vandalisme.
  • Interdire la circulation automobile dans les grands parcs durant les fins de semaine : cette politique, qui est peu coûteuse, attire plus de citoyens et augmente leur activité physique : vélo et patin à roues alignées dans les rues fermées, par exemple.
  • Bien baliser les grands parcs : indications claires dans les sentiers, règles de sécurité, heures d’ouverture, partage clair des différents usages (piétons, cyclistes).
  • Rénover les cours d’école pour en faire des parcs attrayants accessibles après les heures de cours et à proximité des résidences. C’est le concept du parc-école. Voir notre fiche Aménager une cour d'école pour encourager le jeu actif.

Les aménagements gagnants. Les chercheurs qui ont observé les usagers des parcs ont constaté que les aménagements suivants généraient le plus d’activité physique :

  • les sentiers pavés ou asphaltés[30];
  • les terrains de sport, les piscines et les terrains de tennis ou de basket[17];
  • dans les parcs, les terrains de jeu et les terrains de sport sont les endroits où l’activité physique des jeunes est la plus intense .

La démarche

  • Penser globalement

    Selon Juan Torres, professeur adjoint à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal, quand une municipalité se penche sur ses parcs, elle doit prendre en considération la diversité des besoins, actuels et futurs, de sa population. La mise en réseau de ces équipements est alors à privilégier afin de susciter à la fois la diversité et la complémentarité des espaces et de leur mobilier. Cette diversité est nécessaire pour répondre aux besoins de différents groupes d’âge (enfants, adolescents, adultes, etc.), dans le cadre de différentes activités (sport, découverte, jeu libre, etc.).

    Les aménagements qui tirent profit des changements saisonniers, en particulier de l’hiver, font aussi partie des points à prévoir dans notre contexte nordique. De plus, parents et enfants accordent beaucoup d’importance à la sécurité routière aux abords des parcs, car ce facteur détermine la possibilité que les jeunes s’y rendent de manière autonome, à pied ou à vélo, selon Juan Torres[13]. Plusieurs de ces points sont abordés dans les sections ci-dessous.
  •  

  • Penser consultation, concertation et collaboration

    Au Québec, les unités régionales de loisir et de sport (URLS) ont été créées pour stimuler le développement régional en loisir et en sport. Elles contribuent activement à la concertation et à l’accompagnement des acteurs du milieu. N’hésitez pas à demander leur soutien : www.mels.gouv.qc.ca.

    Dans les régions rurales, la concertation régionale est un levier intéressant. Par exemple, le Conseil Sport Loisir de l’Estrie prévoit fournir des bilans et des lignes directrices aux MRC de son territoire afin de favoriser des projets régionaux permettant des achats d’équipements en commun et des demandes de subvention[18].
  • Comment s’y prendre pour consulter les jeunes? Le Carrefour action municipale et famille (CAMF) a mis en ligne en novembre 2012 un guide intitulé Municipalité Amie des enfants : établir une démarche participative avec les jeunes. Cet outil est issu d’un projet de recherche, réalisé auprès des villes de Sainte-Julie et de Victoriaville. Il propose des outils, des pistes de réflexion et une liste des pièges à éviter lorsqu’on veut entreprendre une démarche fructueuse et non pas simplement symbolique ou « décorative » : www.amiedesenfants.ca.

     

  • Penser besoins des résidents

    La meilleure façon d’aménager un parc consiste à bien cerner les besoins de la population qui le fréquente ainsi que ceux des personnes qui n’y vont pas. Bref, de satisfaire les visiteurs réguliers et d’en attirer d’autres. Par exemple, dans certains quartiers urbains défavorisés, les piscines extérieures sont très peu utilisées, mais dès que des jeux d'eau sont installés, les résidents les apprécient beaucoup[44].

    Les besoins doivent aussi être évalués en fonction de l’évolution démographique d’un quartier à moyen et long terme. La polyvalence et l’adaptabilité des équipements sont donc des points importants à considérer dans la planification[13]. Parmi les approches innovatrices, l’utilisation de modules mobiles plutôt qu’ancrés de façon définitive est une avenue intéressante selon Luc Toupin, directeur général de l’Association québécoise du loisir municipal[19].
  •  

  • Penser diagnostic et plan d’action

    Faire l’inventaire des parcs et de l’état de leurs équipements, puis établir un plan d’action global constituent des étapes incontournables.

    Par exemple, en 2012, le Conseil Sports Loisir de l’Estrie a évalué l’état de 175 parcs dans 72 municipalités. Pour chaque lieu, les recommandations pour améliorer les lieux sont listées de façon succincte : matériel amortisseur à ajouter sous et autour des modules, améliorer l’éclairage, remplacer certains modules désuets, établir les besoins de la population, etc[20] .

    L’organisme Loisir Sport Centre-du-Québec a mis au point une application web appelée Parc-o-mètre. Cet outil permet de faire l’inventaire complet des sites, des infrastructures, des espaces et des équipements récréatifs et sportifs situés sur un territoire. Il sert également à effectuer des inspections générales et à gérer les travaux de réparation et d’entretien. Pour en savoir plus : https://notyss.com.

    Inventaire montréalais. En 2010, l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal a publié une étude géomatique de l’accessibilité aux parcs à Montréal. Après un inventaire exhaustif de tous les parcs et installations sportives, des cartes ont été créées pour mieux visualiser l’offre et permettre ainsi aux élus de mieux planifier l’aménagement de parcs[21].


    Aux États-Unis, l’organisme Trust for Public Land a conçu ParkScore, un outil statistique permettant d’évaluer la performance d’une ville au chapitre de ses parcs. La note globale tient compte des données suivantes[22] : la superficie médiane des parcs et la superficie totale des parcs par rapport à la superficie de la ville; les dépenses (services et investissements) par résident et le nombre de terrains de jeu par 10 000 habitants; et le pourcentage de la population vivant à 10 minutes ou moins d’un parc.

    Parmi les 40 plus grandes villes des États-Unis, les notes s’échelonnent de 21,5 % (Fresno) à 74 % (San Francisco).

    Pour avoir plus de détail sur la méthodologie :http://parkscore.tpl.org.

    Il est important d’évaluer les effets des interventions. Par exemple en mesurant la fréquentation et les activités des usagers avant et après l’installation des nouveaux aménagements ou avant et après les travaux d’aménagement visant à sécuriser l’accès aux parcs (apaisement de la circulation notamment). Si cette étape importante est trop coûteuse pour la municipalité, un partenariat avec une université dans le cadre d’un projet de recherche constitue une avenue à explorer[23].

Recommandations supplémentaires

  • Penser modules de jeu sécuritaires ET stimulants

    « Lorsqu’on aménage des aires de jeux, l’objectif n’est pas d’éliminer les risques, mais de trouver l’équilibre entre le risque et les bénéfices qu’en retirent les jeunes dans leur développement. Les enfants ne peuvent apprendre à gérer le risque s’ils sont gardés dans l'ouate. » - Health and Safety Executive, Royaume-Uni, 2012[24].

    La norme canadienne Aires et équipement de jeu (CAN/CSA Z614 – 07) concerne les équipements de jeu utilisés dans les lieux publics et conçus pour les enfants âgés de 18 mois à 5 ans et de 5 à 12 ans[25].

    Cette norme, qui est régulièrement mise à jour, vise à promouvoir l'aménagement et l'utilisation d'aires de jeux sécuritaires et bien conçues, bien entretenues, innovatrices et stimulantes. Sylvie Melsbach, directrice technique de l’Institut québécois de la sécurité dans les aires de jeu (IQSAJ), confirme que cette norme est conçue pour favoriser le mouvement et non pas pour l’empêcher. Il s’agit de réduire les risques de blessures graves ou mortelles (coincement de la tête, strangulation, chutes) tout en stimulant l’activité physique. La 5e édition de la norme devrait être publiée au printemps 2014. Elle permettra l’installation d’équipements offrant d’importants et nouveaux défis aux jeunes[44].

    Cette norme est volontaire. Certaines municipalités l’ont toutefois rendue obligatoire par voie de règlement. Sachez qu’en cas de poursuite judiciaire, les juges se basent systématiquement sur l’existence de cette norme pour trancher, comme nous l’a expliqué Sylvie Melsbach. Mieux vaut donc s’y conformer.
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  • Penser hiver actif

    La campagne Plaisirs d’hiver, pilotée par Kino-Québec, vise à donner ou à redonner « aux jeunes et aux moins jeunes le goût de pratiquer des activités physiques à l’extérieur en saison hivernale ». Les municipalités qui y participent mettent en valeur leurs installations hivernales favorisant l’activité physique, en facilitent l’accès et maximisent leur utilisation : patinoires, sentiers de glace, buttes, sentiers pédestres hivernaux, etc.[26]

    En 2011, près de 650 municipalités, arrondissements et organismes communautaires ont organisé des activités dans le cadre de ce programme[27]. Pour une liste des activités suggérées : www.mels.gouv.qc.ca

    Pour en savoir plus sur les bons coups des municipalités qui participent à Plaisirs d’hiver : www.mels.gouv.qc.ca/plaisirshiver/index.asp?page=coups.
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  • Penser lieux inutilisés ou désaffectés

    Les municipalités qui n’ont pas suffisamment d’espace pour de nouveaux parcs peuvent utiliser des terrains vacants, des stationnements inutilisés, d’anciens parcs industriels ou commerciaux ou des ruelles, augmentant ainsi les lieux pour faire de l’activité physique.

    Par exemple, à Saint-Hyacinthe, un terrain abandonné situé entre des terres agricoles et un secteur industriel, et coincé entre 2 voies ferrées, a été transformé en réserve naturelle. Cette initiative, amorcée par des citoyens en 1995, a donné naissance au Boisé-des-douze. Depuis 2007, grâce à la contribution de nombreux partenaires, cette réserve donne accès à 2,5 km de sentier 12 mois par année[28].

Les effets bénéfiques des parcs

Note. La recherche portant sur les liens entre les parcs et une meilleure santé des citoyens (activité physique et poids corporel, notamment) est en émergence depuis une dizaine d’années. Les chercheurs ont constaté des liens intéressants, mais pas toujours statistiquement convaincants, car les études présentent des faiblesses méthodologiques et le sujet est complexe[29]. Ci-dessous, vous trouverez un aperçu des synthèses et des études les plus récentes à ce chapitre.

Activité physique à la hausse

« Soutenir et encourager les occasions de jeu sécuritaire, libre et non structuré, particulièrement en plein air, représente une des solutions les plus prometteuses, accessibles et rentables pour accroître l’activité physique des enfants et des jeunes au Canada[2]. »

La plupart des études confirment qu’il existe un lien robuste entre la proximité d’un parc, d’un terrain de jeu ou d’une aire de loisirs et une plus grande activité physique chez les enfants [30] [31] [32] et, dans une moindre mesure chez les citoyens en général[19] [22] [33] [34].

Selon une étude menée à London, en Ontario, les enfants qui ont accès à au moins 2 installations extérieures de jeu (parc, terrain de soccer ou de basket-ball, par exemple) dans leur quartier font en moyenne près de 17 minutes d’activité physique supplémentaire après l’école[35].

Aux États-Unis, des chercheurs ont constaté que les personnes vivant à moins de 1,6 km d’un parc, soit à moins de 20 minutes à pied, sont 4 fois plus susceptibles de le fréquenter au moins 1 fois par semaine et font en moyenne 38 % plus d’activité physique [19].

Espaces verts et santé : bénéfices nombreux et variés. Une synthèse de la recherche effectuée par l’Institut national de santé publique du Québec conclut que la présence d’espaces verts en ville est associée à de nombreux avantages : réduction de la pollution, du bruit, des îlots de chaleur; plus grande activité physique; meilleure santé physique et mentale, etc. De plus, selon certaines études, cette association est encore plus claire dans le cas des groupes de citoyens défavorisés[40].

Les espaces verts publics font marcher les jeunes et les adultes

  • Les résultats préliminaires d’une étude menée au Québec indiquent que chaque parc additionnel dans un rayon de 750 m d’un domicile fait doubler la probabilité que les filles marchent pour aller à l’école et augmente de 60 % la probabilité que les garçons marchent pour se détendre[36].
  • Un sondage auprès de 6 800 adultes vivant à Bristol (Grande-Bretagne) a établi une corrélation forte entre la proximité d’un espace vert avec sentier et 2 points : une plus grande activité physique et un risque moindre de surpoids[37].

Pour en savoir plus sur l’influence de l’environnement bâti sur l’activité physique des jeunes, consultez notre fiche Environnement bâti et mode de vie actif.

Surpoids : constat mitigé pour les jeunes

Quelques études, mais pas toutes[38] [39], ont constaté un lien entre l’accès à un parc de proximité et un risque moindre de surpoids ou d’obésité chez les jeunes[40] [41] [42]. Selon l’INSPQ, les causes de l’obésité étant multiples, l’influence spécifique des parcs est difficile à cerner[43].

En revanche, une étude menée dans 13 parcs de Waterloo (100 000 habitants), en Ontario, a révélé un point intéressant : les enfants habitant à 1 km ou moins d’un parc avec un terrain de jeu étaient près de 5 fois plus susceptibles d’avoir un poids santé que leurs pairs ne disposant pas de terrain de jeu à proximité[44].

Selon une récente étude menée aux États-Unis : moins il y a de parcs dans les grandes villes, plus le risque de surpoids est élevé chez les adultes[45].

Avantages économiques pour les municipalités. Plusieurs études et rapports indiquent que la proximité d’un parc fait augmenter la valeur foncière d’une propriété, notamment en milieu urbain. D’autre part, des aménagements ambitieux en région (aménagement de parcs linéaires ou riverains, vélo-route, par exemple) sont susceptibles d’attirer des visiteurs et des touristes, ainsi que de favoriser la revitalisation de vieux quartiers[46].

Parcs et « justice sociale » Une chercheuse québécoise a analysé 28 parcs dans 6 quartiers montréalais. Son étude montre un lien entre la santé des résidents et la qualité des parcs de leur quartier : moins les parcs sont entretenus, sécuritaires et équipés d’installations adéquates, moins la santé des gens est bonne. Ce problème entraîne un cercle vicieux, car ce sont les gens en santé précaire qui auraient le plus besoin d’avoir accès à des parcs leur permettant d’être physiquement actif dans de bonnes conditions[47].

Les programmes et les moyens de financement

Voici des programmes de financement dont les municipalités peuvent bénéficier pour aménager un parc, si leur projet répond aux critères d’admissibilité.

Au Québec, selon la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, une municipalité peut exiger qu’un promoteur cède jusqu’à 10 % de son terrain pour l’aménagement d’un parc ou d’un espace vert. Elle peut aussi demander une somme correspondant à 10 % de la valeur du site ou une combinaison des 2 possibilités.

En 2011, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire du Québec a analysé la réglementation de 93 municipalités situées dans 12 régions administratives différentes[48] : 52 % des municipalités demandent aux promoteurs de céder 10 % de leur superficie, 14 % en demande 5 % et 18 % n’exige rien.

Des réalisations inspirantes

Regrouper les loisirs actifs et les rendre gratuits. Saint-Donat, dans les Laurentides, a créé un pôle de loisirs actifs et gratuits au Parc des pionniers, au bord du lac Archambault. L’accès à la plage, à la patinoire de hockey et aux sentiers de randonnée était déjà gratuit, mais pas l’accès aux pistes de ski de fond et de raquettes en hiver. C’est maintenant chose faite, ainsi que l’aménagement d’un sentier de patinage en forêt et de glissades, auparavant situées dans un autre secteur de la municipalité. Cette variété d’activités, ainsi que l’ajout récent d’un vaste pavillon d’accueil, crée un pôle d’attraction familial ou chacun peut trouver son compte d’activité physique tout au long de l’année[49].

Relier et bonifier des parcs existants. Au centre-ville de Saint-Georges, en Beauce, le Domaine de la Seigneurie relie 3 parcs offrant une superficie totale de 80 hectares. On y trouve des équipements permettant à tous les groupes d’âge d’être actifs, dont une trentaine de modules de jeux pour les 2 à 12 ans, une piste asphaltée de 800 m autour d’un lac pour les amateurs de patin à roues alignées et de marche rapide, un parcours kinésiologique prioritairement dédié aux aînés, 200 acres de forêt aménagée, 15 km de sentiers pédestres, une piscine, des terrains de volleyball de plage, des sentiers de raquettes et de ski de fond. Un ingénieux barrage rétractable permet la création d’un plan d’eau pendant la belle saison. Cet aménagement a été réalisé sur une période de 10 ans[50].

Attirer les jeunes dehors grâce à la technologie. À Verdun, Côte-Saint-Luc et Laval, des parcs sont munis d’éléments électroniques conçus pour attirer dehors les jeunes amateurs de technologie et les faire bouger.

Un hiver plus actif. Dans l’arrondissement de Saint-Laurent, comme presque partout au Québec, il y a des patinoires de hockey et de patin libre. Cependant, l’arrondissement a innové il y a quelques années en aménageant un sentier de glace dans le parc Beaudet. Résultat : ce petit parc, qui n’est pas doté de modules de jeu, permet plus d’activité physique l’hiver que l’été. De plus, un professeur d’éducation physique d’une école située à proximité l’utilise en hiver pour initier les jeunes au patin à glace. Cet arrondissement entretient aussi un grand anneau de glace au parc Saint-Laurent, autour d’un terrain de football.

La Ville de Sainte-Marguerite-du Lac-Masson entretient une patinoire de 8 km (aller-retour), dont l’anneau central est éclairé en tout temps[51]. Le pavillon Violette-Gauthier permet d’enfiler ses patins au chaud.

Consultation des jeunes. Depuis 2008, Lévis a investi 250 000 $ pour bonifier et sécuriser ses parcs de planches à roulettes. En août 2012, à la suite d’une collaboration avec le Comité des skateboarders et l’organisme Amalgame Maison des jeunes, le parc Turcotte a été rénové au coût de 25 000 $[52].

Inauguré en 2007, le Skateplaza de Ville-Sainte -Catherine a été aménagé dans un espace restreint de 300 m2. La ville a consulté un skater professionnel et formé un comité comprenant 7 jeunes de 12 à 16 ans afin qu’ils s’approprient le projet Skateplaza[53].

Le concept du parc-école. En 2011, la municipalité de Salaberry-de-Valleyfield a inauguré le Parc-école quartier Champlain. La cour asphaltée est devenue un parc municipal muni de nouveaux modules de jeux, d’arbres, de tables de pique-nique et d’un abri. L’entretien est assuré conjointement par la commission scolaire et la Ville[54].

À l’automne 2012, la cour de l’école Saint-Rosaire, à Gaspé, est devenue un parc communautaire accessible en dehors des heures de classe. Un projet d’envergure a mené à un réaménagement complet : verdissement, asphaltage, modules de jeux, sentier pédestre, amphithéâtre, terrain de pétanque, surface synthétique pour la pratique de différents sports. Toute la communauté y trouve désormais son compte. La Fondation de l’école a coordonné la campagne de financement qui a permis de récolter plus de 500 000 $ auprès de multiples partenaires publics et privés[55].

Accessibilité aux enfants et adultes handicapés. En 2009, Victoriaville a aménagé un sentier nature de 1,5 km accessible aux personnes souffrant de différents handicaps. D’une largeur minimale de 1,5 m, ce sentier permet aux personnes en fauteuil roulant ou en quadriporteur de faire facilement demi-tour. Une main courante est aménagée sur une portion du sentier pour les personnes marchant avec une canne. Une bordure latérale de protection indique très visiblement le parcours à suivre et permet aux personnes malvoyantes ou aveugles d’emprunter le sentier en toute sécurité. Cet endroit est aussi équipé d’un parc avec modules de jeux, dont certains sont accessibles aux enfants handicapés[56].

Gymnases en plein air. Quelques villes ont aménagé des appareils d'exercice axés sur les besoins des personnes de 50 ans et plus, mais qui peuvent être utilisés par les grands adolescents et les adultes. Ces équipements, dont certains sont semblables à ceux des centres d’entraînement, résistent aux intempéries.

Le parc des Aînés de Joliette est doté de 12 modules[57], le parc Hamilton de Rosemère compte 6 appareils[58], le parc de la Paix à Drummondville offre 5 modules[59], tout comme le parc Bon pasteur à Charlesbourg[60]. Ce dernier est aussi qualifié de parc intergénérationnel UMQ[61], car les modules ont été installés à côté du terrain de baseball, des jeux d'eau et des balançoires.

 

Rédaction : Veille Action

Révision terrain : Kim Lalanne, conseillère en activité physique, Québec en Forme

Révision scientifique : Juan Torres, Ph.D., OUQ, professeur adjoint, Institut d'urbanisme, Université de Montréal

Fiche créée le : 6 mai 2013

Références

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Bibliographie

Notes

1.
Bulletin 04 : Activités non sédentaires des enfants et des adolescents après l'école. Sondage indicateur de l'activité physique en 2010. Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie (2011). [Consulté le 23 janvier 2013] www.cflri.ca 
2.
« Le jeu actif est-il en voie d’extinction? », Bulletin de l’activité physique chez les jeunes. Jeunes en forme Canada. 2012. [Consulté le 10 octobre 2012] http://dvqdas9jty7g6.cloudfront.net 
3.
Activité physique durant les loisirs. Statistique Canada, 2011. [Consulté le 10 octobre 2012] www.statcan.gc.ca/pub/82-625-x/2012001/article/11667-fra.htm 
4.
« Répartition des jeunes de 6 à 11 ans selon le niveau d’activité physique de loisir et selon le sexe, Québec, 2009-2010 ». Santéscope. Institut national de santé publique du Québec. [Consulté le 10 octobre 2012] www.inspq.qc.ca/Santescope/element.asp?NoEle=882 
5.
« Proportion de jeunes actifs durant les loisirs, population de 12 à 17 ans, Québec, provinces canadiennes et Canada, 2009-2010 ». Santéscope. Institut national de santé publique du Québec. [Consulté le 10 octobre 2012] www.cmhc-schl.gc.ca/odpub/pdf/66338.pdf 
6.
Activité physique des enfants et des jeunes au Canada : résultats d’accélérométrie de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé de 2007-2009. Statistique Canada (2011). [Consulté le 10 octobre 2012] www.statcan.gc.ca/pub/82-003-x/2011001/article/11397-fra.pdf 
7.
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