Agriculture et saine alimentation : les municipalités et les OBNL au coeur de l'action


En résumé

Des pistes d’action

  • Soutenir l’agriculture urbaine pratiquée par les citoyens et les institutions
  • Favoriser l’implantation de fermes et de jardins urbains commerciaux
  • Créer des liens avec les producteurs locaux et régionaux
  • Intégrer systématiquement l’agriculture urbaine aux projets d’aménagement et de développement de la municipalité
  • Soutenir la création d’un conseil de politique alimentaire

Table des matières

Les municipalités, petites, moyennes ou grandes, peuvent jouer un rôle prépondérant dans le développement et la promotion de l’agriculture urbaine et de proximité. Ce type d’agriculture s’avère un moyen porteur et polyvalent pouvant contribuer à améliorer la santé et la qualité de vie des citoyens, et à stimuler l’économie locale.

Ce secteur d’activité connaît un essor important, ici comme ailleurs, car les élus et les citoyens sont de plus en plus sensibles aux enjeux en matière de hausse des prix des aliments, d’autonomie alimentaire et de développement durable.

Cette fiche s’adresse donc tout autant aux milieux urbains et périurbains qu’aux milieux ruraux.

Les municipalités devraient s’intéresser de près à l’agriculture urbaine, car elle constitue un approvisionnement alimentaire complémentaire qui profite au mieux-être de la collectivité de multiples façons. Le développement d’une agriculture urbaine permet d’atteindre plusieurs objectifs avec une seule action.

Éric Duchemin, PhD, professeur associé, Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM[1].

Le schéma ci-dessous illustre les huit sphères touchées par l’agriculture urbaine.

Agriculture multifonctionnelle

Source : Éric Duchemin, et collab. Agriculture urbaine : aménager et nourrir la ville, Montréal, Les éditions en environnement VertigO, 2013, p. 98.

Qu’est-ce que l’agriculture urbaine? Selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), « c’est l’ensemble des activités de production d’aliments souvent, mais pas exclusivement, réalisées à petite échelle dans la ville et qui utilisent des ressources, des produits et des services qui se trouvent dans la ville. Fournissant des produits agricoles et des services pour une consommation locale, l’agriculture urbaine peut prendre différentes formes : communautaire, commerciale ou privative, etc.[2]».

Et l’agriculture de proximité? C’est l’agriculture qui se pratique à proximité des marchés qu’elle dessert. Elle fait référence à ce qu’on appelle les « circuits courts » ou encore des circuits alimentaires de proximité. Selon l’organisme Équiterre, « un circuit court de commercialisation ne comporte au plus qu’un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur ».

Le circuit court revêt diverses formes : vente à la ferme (kiosque, cueillette, etc.), vente dans les marchés publics, les restaurants, les cafétérias institutionnelles, paniers livrés par la ferme dans des lieux précis, vente en ligne.

À Montréal, on estime que 12 000 à 15 000 personnes participent au programme des jardins communautaires tandis qu’environ 2 500 personnes s’impliqueraient dans les jardins collectifs[3].

Des faits

1. Faible consommation de fruits et légumes frais

  • En 2010-2011, seulement 23 % des jeunes québécois consommaient au moins 6 portions de fruits et légumes (jus de fruits exclus) par jour[4].
  • La consommation d’aliments transformés a bondi. Par exemple, au Canada, leur part dans l’alimentation des ménages est passée de 28,7 % en 1938 à 61,7 % en 2011. Ce sont les aliments ultra-transformés qui ont connu la plus forte augmentation[5].
  • Dès 2003, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pointait les aliments transformés, généralement riches en calories et faibles en nutriments, comme un des facteurs de risque de surpoids et d’obésité[6]. Les travaux récents de plusieurs chercheurs confirment ce constat[7],[8].

2. Accessibilité géographique aux aliments sains et frais : des inégalités

  • Des inégalités subsistent dans l’accès à des fruits et légumes frais sur une distance de marche (500 mètres) dans presque tous les quartiers ou les arrondissements de la région montréalaise[9]. Ces inégalités sont encore plus aiguës dans d’autres villes canadiennes et américaines d’importance.
  • L’accès à des fruits et légumes frais est plus difficile en milieu rural qu’en milieu urbain constate une étude menée dans la grande région de Québec. D’une part, la distance à parcourir est supérieure et, d’autre part, dans les petits magasins locaux le choix est moins varié[10].
  • Dans les communautés nordiques ou éloignées, plusieurs obstacles empêchent l’achat d’aliments frais : coût élevé, piètre qualité, manque de variété, faible disponibilité, difficultés de conservation[11].

3. Insécurité alimentaire en hausse

  • Au Canada, on constate une augmentation de 25 % du nombre de personnes ayant eu recours à l’aide alimentaire entre 2008 et 2014. De plus, les enfants constituent 37 % des personnes aidées[12].

Pour en savoir plus sur les façons de lutter contre l’insécurité alimentaire, consultez notre fiche.

Des pistes d’action

1. Améliorer l’accès aux fruits et légumes frais en soutenant les jardins cultivés par les citoyens, les organismes communautaires et les entreprises

Jardiner, c’est bon pour la santé!, révèlent les études. Plusieurs études menées aux États-Unis ont établi une corrélation entre la consommation accrue de fruits et légumes et le fait de cultiver un lopin dans un jardin communautaire. Les jardiniers consomment également moins d’aliments-camelotes que les non-jardiniers[13],[14],[15]. De plus, les proches des jardiniers voient aussi leurs habitudes alimentaires s’améliorer[16]. Toutefois, la méthodologie des études ne permet pas d’établir un lien clair de causalité[17].

Aux États-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) recommandent la promotion des jardins communautaires et privés pour augmenter la consommation de fruits et légumes. Cette consommation accrue de produits frais contribue, selon les CDC, à prévenir l’obésité ainsi que les maladies chroniques comme les troubles cardiovasculaires et le cancer[18]. La preuve scientifique reste toutefois à faire, car très peu d’études ont mesuré l’effet du jardinage sur le poids des jardiniers.

Pour inciter les citoyens à jardiner, les municipalités peuvent entre autres :

Prendre les moyens nécessaires pour informer et former les citoyens

  • Atelier de sensibilisation. En mai 2014, la Ville de Victoriaville a organisé un atelier sur les avantages de l’agriculture urbaine et sur les notions de base du jardinage[19].
  • Atelier de formation. La Ville de Québec a organisé en septembre 2014 un atelier gratuit sur le compostage[20].
  • Cours de jardinage. En 2014, les résidants de la ville de Côte Saint-Luc ont pu suivre des cours de jardinage de base ou avancés à un coût minime[21].

Soutenir la création de jardins communautaires, collectifs et institutionnels

Jardin ou jardinet communautaire>. Il s’agit d’une parcelle de terre divisée en lopins individuels loués et cultivés par des citoyens, moyennant une cotisation annuelle minime et le respect de certains règlements. La surface des parcelles varie d’un endroit à l’autre. En France, les appellations usuelles sont « jardins familiaux » ou « jardins partagés ».

Jardin collectif. Selon Action Communiterre, le jardin collectif est une « parcelle partagée, mais non individuellement divisée. Responsabilités, connaissances, travaux et récoltes sont partagés entre les participants. En général, une journée de travail collectif par semaine permet d’instaurer une dynamique collective[22] ». Les jardins collectifs ont tous une mission sociale explicite : la réinsertion sociale ou professionnelle, par exemple. La production est partagée entre les jardiniers et les jardinières. Dans d’autres cas, elle est partiellement ou entièrement remise à des organismes communautaires œuvrant dans le domaine de la sécurité alimentaire[23].

Jardin institutionnel. Ce type de jardin est situé sur le terrain ou le toit d’une université (Concordia, Université de Sherbrooke, par exemple), d’un cégep (cégep du Vieux-Montréal, par exemple), d’une entreprise privée (hôtel, Cirque du Soleil, Aldo, par exemple) ou d’économie sociale (Santropol Roulant à Montréal, par exemple). La récolte peut être redistribuée à des banques alimentaires ou servir à approvisionner à bon prix les étudiants, les employés, le restaurant ou la cafétéria de l’institution ou de l’entreprise. C’est le cas entre autres du jardin de l’Assemblée nationale du Québec, mis en place en 2013[24].

Un jardin communautaire, c’est productif! Selon une estimation des animateurs horticoles de plusieurs arrondissements de la Ville de Montréal, un jardinet de 18 mètres carrés pourrait produire la plupart des légumes frais consommés par deux personnes durant six mois. Ils estiment également que cette production annuelle vaut entre 150 $ et 300 $ selon le jardinier, pour un investissement de 50 $ à 75 $[25].

Selon une étude menée à San Jose en Californie, un jardin communautaire produit 0,75 livre (lb) de légumes par pied carré (pi2). C’est un rendement supérieur à celui de l’agriculture industrielle (0,60 lb/pi2) et égal au rendement de la micro-agriculture bio-intensive (culture sur buttes sans engrais ou pesticides de synthèse). Les chercheurs ont calculé qu’en moyenne, les jardiniers ont économisé 435 $ US par parcelle cultivée[26].

La DSP de la Montérégie souligne que la direction du service des loisirs d’une municipalité, ainsi que celle des travaux publics et de l’urbanisme peuvent être mises à contribution pour assurer l’accès aux instruments de jardinage, à l’eau, aux bacs de compostage et aux poubelles[27].

Rendre les espaces municipaux inutilisés disponibles.

  • La Ville de Chicoutimi fournit une subvention et des locaux à l’organisme à but non lucratif Éco-Kartier, dont les réalisations incluent deux jardins collectifs situés au centre-ville et sur le terrain de l’École Nationale d’Apprentissage par la Marionnette. C’est sur le stationnement d’une école inutilisée qu’Éco-Kartier a installé, en 2009, un jardin hors terre. L’organisme plante également des courges, des tomates et des arbres fruitiers le long du sentier urbain ainsi que sur des friches inutilisées[28]. Éco-Kartier Chicoutimi
  • À New York, depuis 2011, l’organisme 596 acres soutient la transformation de terrains publics vacants en espaces communautaires. Entre 2011 et 2014, 29 sites (7 acres) ont été transformés, dont la grande majorité sont devenus des jardins communautaires ou collectifs. L’organisme travaille avec des partenaires communautaires, municipaux et des organismes sans but lucratif. Il est financé par diverses fondations, ainsi que par le Fund for the City of New York[29].

Nouveau venu : le jardin de rue. Situé sur les trottoirs ou les avancées de rues, le jardin de rue vise à reverdir des tronçons de rue dans des quartiers résidentiels où la circulation automobile le permet. L’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie est allé de l’avant dès 2011 en permettant l’enlèvement de l’asphalte des deux côtés de trois tronçons de rue. Ces tronçons ont de grands espaces rectangulaires couverts d’asphalte entre la rue et le trottoir. L’arrondissement fournit un conteneur pour y déposer l’asphalte, qui est ensuite recyclé. L’initiative s’étend maintenant à dix tronçons de rue. Dans les secteurs où les jardins de rue ne sont pas permis, les citoyens sont encouragés à aménager les carrés d’arbres de leur rue[30]. Ces deux initiatives sont encadrées par des Guides de consignes à l’intention des résidants[31],[32].

Être partie prenante des projets de jardins communautaires et collectifs

  • Sept jardins communautaires situés derrière l’hôtel de ville de Huntingdon ont vu le jour à l’été 2014. Sur ce terrain voisin de l’école primaire Héritage, les élèves ont pris soin de six bacs hors sol et les enfants du camp de jour ont pris la relève durant l’été. La Ville a été partie prenante du projet en fournissant un terrain, de la terre, du paillis, un bac de compostage ainsi qu’un espace de rangement et des outils de jardinage[33].
  • En 2010, la Ville de Boucherville a acheté une terre agricole de 52 hectares (ha). En 2012, elle a cédé 5 ha et fournit un budget de 90 990 $ à La Croisée de Longueuil. Cet OBSL est en charge de la mise en place du jardin collectif intermunicipal Boucherville-Varennes, ainsi que de l’animation et du soutien technique[34].

Permettre aux citoyens de cultiver les terrains vacants et de récolter les fruits urbains

  • Le projet citoyen Incredible Edibles Todmorden (IET) a fait le tour du monde. Le mouvement a pris naissance dans la petite ville anglaise de Todmorden (West Yorkshire, 17 000 habitants) en 2008. Un groupe de citoyens a pris possession des espaces publics inutilisés, les a cultivés et… a laissé les passants se servir[35].

 Nourriture à partagerNourriture à partager

Le mouvement « Incroyables Comestibles » a essaimé au Québec, comme en témoigne une vidéo de 16 minutes, réalisée en 2013 par Michel Beauchamp (le propriétaire du premier jardin de façade à Drummondville). On y voit, par exemple, un jardin sur toit en plein centre-ville de Trois-Rivières, des jardins à Saint-Élie-de-Caxton, les jardins de la Butineuse de Vanier et le jardin d’une école de Salaberry-de-Valleyfield : voir en haut à droite de cette fiche pour visionner cette vidéo.

Les arbres fruitiers urbains : un potentiel nourricier exceptionnel

La récolte de bon nombre d’arbres et arbustes fruitiers pourrit au sol, faute de quelqu’un pour en profiter. Quelques groupes sont nés au Québec afin de remédier à cette situation et de sensibiliser les citoyens à la ville nourricière.

  • À Montréal, le collectif Les Fruits Défendus compte 100 lieux de récolte et 150 bénévoles qui se déplacent à vélo. Un tiers de la récolte va au propriétaire de l’arbre, un autre est partagé entre les cueilleurs bénévoles, et un dernier est offert à un organisme sans but lucratif qui favorise la sécurité alimentaire (tel que le Santropol Roulant). Depuis 2011, c’est plus de 4 tonnes de cerises, poires, pommes, prunes et amélanchiers qui ont trouvé le chemin des assiettes, plutôt que celui des poubelles ou du compost. Dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal, Les Vergers de chez nous prévoyaient récolter 550 kilos de fruits en 2014[36].
  • Le potentiel est énorme. Par exemple, à Toronto, en 2013, 10 tonnes de fruits ont été récoltées par 1 100 volontaires au cours de 266 cueillettes : pommes, raisins, pêches, poires, cerises, noix de Grenoble, abricots et prunes font partie des fruits ramassés grâce au travail de l’organisme Not Far from the Tree, créé en 2008[37].

Protéger les terrains consacrés à l’agriculture urbaine et de proximité des pressions immobilières

La protection des terrains occupés par les jardins communautaires, les fermes urbaines et péri-urbaines est une préoccupation constante des acteurs du monde agricole de proximité, car les pressions immobilières sont très fortes.

  • Surtaxer les friches agricoles. Les Villes de Laval (depuis 1997) et de Longueuil (depuis 2007) ont surtaxé les friches agricoles morcelées par la spéculation foncière afin de financer leur remembrement et de créer une banque de terres. Celles-ci sont cédées à des producteurs agricoles pour qu’ils les remettent en culture[38].
  • Réserver des terrains pour l’agriculture urbaine. En 2013, Chicago a lancé le programme Farmers for Chicago. Cinq acres de terrains vacants appartenant à la Ville sont destinées à soutenir les initiatives agricoles d’organismes communautaires de réinsertion sociale[39].
  • Faire pousser une forêt nourricière. À quatre kilomètres du centre-ville de Seattle, une forêt nourricière est en développement depuis 2009 dans un espace public de trois hectares. La culture et l’entretien de la Beacon Food Forest sont assurés par des citoyens bénévoles. Les récoltes sont accessibles à tous depuis 2012. Cette initiative citoyenne est notamment soutenue par le Seattle Department of Neighborhoods[40]. Des projets nourriciers semblables ont récemment vu le jour à Québec (Au coin de ma rue, une forêt qui nourrit[41]) et à Saint-Ubalde (voir la section 5 plus bas).

La forêt nourricière est une technique qui consiste à recréer un écosystème forestier en imitant la composition et la diversité d’une forêt naturelle. Elle est composée d’arbres fruitiers (fruits et noix), d’arbustes à petits fruits ainsi que de plantes vivaces et annuelles comestibles.

  • Préserver les terrains des jardins communautaires et collectifs. À Montréal, les espaces de jardins communautaires et collectifs sont zonés « espaces verts », ce qui les protège de tout développement immobilier rapide et sans consultation. Le zonage Nj (zone naturelle d’activités de jardin) est utilisé par de nombreuses municipalités françaises, petites ou grandes, pour pérenniser les espaces de jardins communautaires[42],[43],[44].
  • Consentir un bail à long terme pour une ferme de proximité. La municipalité française de La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes, a tranché en 2010 : 26 ha de terres ont été classés à vocation agricole, même si cet emplacement était convoité par une chaîne de magasins de rénovation. Un bail de 10 ans permet à un couple d’agriculteurs d’y produire œufs, volailles de chair et une soixantaine de légumes[45].

2. Favoriser l’implantation de fermes et de jardins urbains commerciaux

Plusieurs villes nord-américaines, souhaitant augmenter leur autonomie alimentaire, se penchent sérieusement sur leurs règlements de zonage afin de faciliter la création de fermes urbaines sur leur territoire.

Offrir une réduction de l’impôt foncier fait aussi partie des mesures envisagées, mais reste une initiative rarissime pour le moment.

Modifier la réglementation municipale

  • Modifier la réglementation d’urbanisme au cas par cas. Pour permettre l’exploitation commerciale d’immenses serres sur toits dans un secteur industriel, les villes de Montréal (2011) et de Laval (2014) ont modifié leur réglementation. Dans le cas de Montréal, le projet de l’entreprise Les Fermes Lufa inc.[46] a été évalué et autorisé selon la procédure établie dans le Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble, car il dérogeait à plusieurs dispositions de la réglementation d’urbanisme[47].
  • Autoriser explicitement l’agriculture urbaine. La Ville de Drummondville, pointée du doigt en 2012, pour avoir déclaré un jardin potager en façade non conforme, a réagi de façon constructive en 2013. Elle adopté une réglementation autorisant explicitement l’agriculture urbaine et encadrant l’aménagement de potagers en façade des résidences. Ces potagers sont permis pour tous les usages, qu’ils soient résidentiels, commerciaux, industriels ou communautaires[48].
  • Autoriser explicitement les fermes urbaines commerciales
    • L’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie a modifié son règlement d’urbanisme en novembre 2014 : depuis le 21 janvier 2015, la production agricole maraîchère et horticole dans les secteurs commerciaux et industriels est permise. L’aquaculture (élevage de poissons) est autorisée dans les secteurs industriels seulement[49].
    • Seattle a révisé en profondeur ses règlements de zonage en 2010. Les fermes urbaines sont définies, encadrées et expressément permises dans les zones résidentielles, industrielles et commerciales, moyennant certaines restrictions. Chicago a pris des dispositions similaires en 2011[50], ainsi que Boston(règlment 89) en 2013[51].
L’agriculture urbaine devient ainsi un outil de développement économique créateur d’emplois, tout en diminuant la distance entre les lieux de production et de consommation.

Arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, communiqué du 4 novembre 2014[52].

Lots vacants, toits potagers et terrains publics : un potentiel de production à développer

Dans la publication Villes nourricières, l’organisme Vivre en Ville énonce, entre autres, les recommandations suivantes pour reconnaître la production alimentaire comme une fonction urbaine[53] :

  • réaliser un inventaire des parcelles vacantes à l'intérieur du périmètre d'urbanisation et évaluer leur potentiel pour l’agriculture urbaine;
  • évaluer le potentiel productif des toitures en particulier dans dans les secteurs à forte densité résidentielle;
  • élaborer des lignes directrices pour l’utilisation des terrains publics à des fins de production alimentaire;
  • mettre en place des programmes de soutien au démarrage et à la pérennisation de projets d’agriculture urbaine, en particulier dans les secteurs défavorisés.

Offrir des incitatifs fiscaux aux producteurs agricoles urbains

L’impôt foncier étant très élevé en milieu urbain, certaines municipalités ayant des terrains inutilisés peuvent attirer des producteurs agricoles en leur offrant des réductions fiscales.

Réduire les taxes foncières. En septembre 2014, San Francisco est devenue la première ville américaine à offrir un rabais de taxes municipales aux propriétaires qui dédient leur terrain à l’agriculture urbaine pendant au moins 5 ans.

Les citoyens doivent formuler une demande à la ville et répondre à un certain nombre de critères pour bénéficier de cette réduction. Par exemple, le jardin d’un particulier n’est admissible que si la récolte est partagée avec la communauté. Les jardins éducatifs et les fermes commerciales revendant leurs produits à San Francisco sont admissibles[54].

San Francisco est par ailleurs la première ville à appliquer une loi de l’État de la Californie, l’Urban Agriculture Incentive Zones Act. Celle-ci permet aux municipalités de 250 000 habitants et plus de définir des zones agricoles pouvant bénéficier d’une réduction de taxes[55].

Rembourser la hausse de la taxe foncière. En 2012, Montréal a ajouté les serres sur toits aux critères d’admissibilité de son Programme en soutien à la vitalité économique de Montréal (PRaM-Industrie). Ce programme « offre aux propriétaires la possibilité d’obtenir, chaque année pendant cinq ans, une subvention correspondant à la hausse de la taxe foncière générale reliée à la construction, la reconversion ou l’agrandissement d’un bâtiment admissible [56]».

3. Créer des liens avec les producteurs locaux et régionaux

Actuellement, l’agriculture urbaine ne permet pas à une ville, quelle que soit sa taille, de s’autosuffire en matière de consommation de fruits et de légumes. Toutefois, de plus en plus de municipalités, par la voie des conférences régionales des élus (CRÉ) ou de leur municipalité régionale de comté (MRC), sont engagées dans des projets visant à s’approvisionner de façon plus locale (zone urbaine et périurbaine) et régionale. Ce mouvement est plus développé ailleurs au Canada et aux États-Unis.

L’agriculture soutenue par la communauté (ASC)

Les premières initiatives d’ASC ont été lancées en Suisse, en Allemagne et au Japon. Au Québec, c’est l’organisme Équiterre qui, depuis 1995, développe ce type de réseau. Maintenant appelé « Paniers bio », le réseau compte 100 fermes à dimension humaine, 460 points de chute et plus de 35 000 abonnés. Présent dans la grande majorité des régions du Québec, il génère 4,2 millions $ de retombées par année. Des points de chute ont « poussé » en milieu de travail, dans les supermarchés, les écoles et les organismes communautaires[57],[58].

Soutenir la création de marchés publics, mobiles et solidaires

Marché solidaire. Halte maraichères AhuntsicCe type de marché est généralement issu d’une initiative communautaire ou citoyenne visant à améliorer l’offre en aliments sains et frais dans un quartier défavorisé ou un désert alimentaire. Composé d’un ou de quelques kiosques, il est installé dans un endroit fréquenté (près d’un métro, d’un lieu de passage obligé) et offre des produits locaux ou régionaux à bon prix.

Marché mobile. Un marché mobile est généralement un marché solidaire. Des étals de fruits et légumes sont transportés dans divers quartiers, soit en vélos triporteurs (Limoilou, Fruixi à Montréal), en camionnette (Ahuntsic-Cartierville, Saint-Léonard), ou en autobus (Ottawa).

Plus de marchés, moins d’obésité. Une étude menée dans l’ensemble des États-Unis a établi une corrélation entre la présence de marchés publics et une prévalence moindre de l’obésité, particulièrement dans les comtés périurbains et ruraux[59]. Le lien de causalité n’est toutefois pas démontré.

C’est moins cher au marché. Les personnes à faible revenu consomment souvent peu de fruits et légumes, parce que ces derniers sont chers. Donner accès à un marché à ces personnes peut contribuer à augmenter leur consommation de produits frais et sains. C’est ce que concluent les chercheurs ayant mené une enquête comparative dans 12 comtés de la Caroline du Nord[60]. En effet, les produits vendus au marché permettaient, en moyenne, une économie de 18 %. Au Québec, l’économie peut être encore plus importante dans un marché solidaire où les fruits et légumes sont offerts au prix coûtant ou à un prix inférieur à celui des marchés publics.

Réduction des déserts alimentaires : des chiffres. Entre 2011 et 2013, grâce à un bouquet d’interventions visant à contrer l’insécurité alimentaire, la Ville de Chicago et ses partenaires ont réussi à réduire de 21 % le nombre des citoyens vivant dans des déserts alimentaires. Parmi les diverses initiatives mises sur pied[61] :

  • l’ouverture de 5 marchés fermiers et de 14 kiosques de produits frais dans des quartiers de type « déserts alimentaires »;
  • la transformation de 2 autobus municipaux en marchés publics ambulants permettant 32 arrêts hebdomadaires dans 7 quartiers de type « déserts alimentaire »;
  • l’exploitation de 15 acres par des fermes urbaines, assurant ainsi la production de 115 000 kilos de fruits et légumes;
  • l’approvisionnement en fruits et légumes des restaurants, des banques alimentaires, des supermarchés, des marchés fermiers et des citoyens, par ces mêmes fermes urbaines.

Les municipalités peuvent contribuer à la mise en œuvre d’actions concrètes :

  • Accès à la voie publique. À Montréal, les marchés mobiles solidaires ont accès à la voie publique, grâce à des ententes de gré à gré avec les fonctionnaires des arrondissements concernés, car cet accès est réglementé[62]. Même scénario à Québec où la ville a accepté la formule des triporteurs de l’initiative Se mobiliser pour bien manger dans le quartier de Limoilou[63]. Selon Éric Duchemin, pour faciliter le fonctionnement des marchés mobiles, cet accès à la voie publique devrait devenir statutaire et non pas faire l’objet d’ententes non formelles. 
  • Marché public Cœur de Carotte. Ce marché a vu le jour en juin 2014 à Cowansville, à la suite d’un projet pilote. Près de 20 producteurs et marchands y ont proposé leurs produits. Ce marché est financé en partie par la municipalité et piloté par un comité de la Table de développement des communautés de Cowansville et région[64]
  • Marché public de Baie-Comeau. Ce marché a aussi été instauré en 2014 à la suite d’un projet pilote mené en 2013. Tout comme les marchés publics de Tadoussac, Baie-Comeau, Sept-Îles et Longue-Pointe-de-Mingan, il est le fruit d’une collaboration entre plusieurs organismes régionaux et locaux. Les municipalités ont contribué à titre d’agents facilitateurs. Une collaboration des acteurs du développement agroalimentaire et touristique a permis de regrouper ces 4 marchés pour mettre en commun certaines ressources[65]Les marchés publics de la côte-nord
  • Facilitation d’accès pour les piétons et les cyclistes aux lieux de vente de produits frais. Pour créer un environnement favorable à la saine alimentation,il est important de s’assurer que les aliments sains sont réellement accessibles, physiquement, géographiquement et financièrement, particulièrement dans les déserts alimentaires et les milieux défavorisés[66] ».

Les municipalités ont les pouvoirs nécessaires pour mettre en vigueur les mesures suivantes près des points de ventes de produits frais :

  • apaisement de la circulation;
  • amélioration du service de transport en commun;
  • aménagement de voies piétonnières et de pistes cyclables sécuritaires et bien éclairées;
  • installation de supports à vélo.

Pour en savoir plus sur l’environnement bâti et la saine alimentation, consultez notre fiche.

4. Intégrer systématiquement la production d’aliments frais aux plans d’aménagement et aux projets de développement

Avoir le réflexe de penser « production alimentaire saine et locale » dans tout projet municipal est recommandé par de nombreux acteurs du milieu de l’agriculture urbaine et de développement durable.

À côté du logement et du transport, l’alimentation et l’usage productif des territoires urbains et périurbains sont en voie de devenir un incontournable dans les processus de planification et d’aménagement des villes.

Projet de recherche Manger local Québec, Université Laval[67].

L’urbanisme alimentaire est une approche novatrice qui va plus loin que l’agriculture urbaine, car elle vise à « intégrer l’ensemble de l’activité agricole dans la planification territoriale afin d’optimiser l’approvisionnement alimentaire[68] ». L’urbanisme agricole est encore très peu pratiqué dans le monde.

  • La Ville de Gatineau est une pionnière au Québec. Elle a amorcé, en 2012, une réflexion globale sur l’inclusion de l’agriculture urbaine dans son futur schéma d’aménagement et de développement (SAD). L’agriculture urbaine devient alors un outil stratégique pour développer une ville viable, car elle touche des enjeux majeurs et variés : santé publique, gestion de l’eau, accroissement de la biodiversité, etc.[69]
En 2051, Gatineau est un modèle d’agriculture écosystémique. L’agriculture urbaine permet d’offrir à tous la possibilité de se nourrir avec les aliments produits à proximité. Gatineau a intégré les cycles de production alimentaire et développé des soutiens financiers pour créer des espaces verts comestibles.

Vision proposée par la collectivité gatinoise, lors de l’atelier de vision tenu le 12 mars 2012.

  • En décembre 2011, la Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ) a commencé à élaborer un plan de développement d’un système alimentaire durable (SAM), en partenariat avec la DSP de Montréal, la Ville de Montréal et la Commission scolaire de Montréal. En 2014, la CRÉ a dévoilé les 5 orientations du SAM 2025. L’une d’elles prévoit « enrichir l’offre alimentaire montréalaise, notamment en développant le potentiel de production alimentaire de l’agglomération[70] ».

En attendant que l’urbanisme agricole devienne une pratique plus courante, les municipalités peuvent tout de même agir. La DSP de la Montérégie leur suggère d’utiliser leur Politique familiale, leur Politique de développement durable ou le projet Municipalité amie des aînés (MADA) pour « inscrire leur volonté de soutenir le développement des jardins communautaires et collectifs et en assurer la pérennité[71] ».

Politique de la famille et des aînés

La municipalité de Saint-Ubalde, dans la région de Portneuf, s’est appuyée sur sa Politique de la famille et des aînés, pour mettre sur pied, au cœur du village, un projet de forêt nourricière. On voit à la fois à court et long terme, car, en plus des bacs à légumes productifs dès cette année, 86 arbres fruitiers ont été plantés. Leurs fruits pourront être récoltés d’ici 2 à 20 ans[72].

Politique familiale municipale

Au printemps 2014, la municipalité de Sainte-Martine a fourni un terrain, délimité et labouré 14 lopins (2 mètres sur 6 mètres) et assuré la livraison de compost et d’eau[73]. Ce projet a été proposé par un citoyen au moment de la préparation de la Politique familiale municipale de Sainte-Martine.

Plan de développement durable

En 2012, Vancouver s’est dotée d’un plan intitulé Greenest City 2020. Un des axes de cet ambitieux projet consiste à augmenter la production d’aliments sur le territoire de la ville. Le développement de jardins communautaires, de marchés fermiers et de fermes urbaines fait partie des objectifs[74]. Chaque année, la ville suit la progression de ce plan.

Des cartes interactives pour trouver les jardins

Carte des aliments locaux à Québec. De nombreux partenaires du milieu, dont la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), prennent part aux travaux du projet de recherche Manger local Québec, qui compte plusieurs volets. L’un d’entre eux a permis la création d’une carte interactive grâce à laquelle les citoyens peuvent localiser rapidement ce qu’ils cherchent : ferme, jardin collectif, communautaire, marché public, etc. Elle est accessible à l’adresse suivante : http://www.mangerlocalquebec.info/recherche/sur-la-carte

Carte des jardins de Montréal. Le portail Agriculture urbaine Montréal a aussi créé une carte interactive des multiples types de jardins que compte la métropole. On peut y chercher les jardins communautaires, collectifs, individuels, institutionnels, d’entreprises, à partager, les ruchers (367 ruches), les producteurs : http://agriculturemontreal.com/carte

5. Soutenir la création d’un conseil de politique alimentaire

Un conseil de politique alimentaire (CPA) est une organisation bénévole qui rassemble tous les acteurs du système alimentaire (milieu public, des affaires et communautaire). Sa mission : fournir des idées, des moyens et des recommandations sur la façon d’améliorer ce système[75].

Inexistants au Québec pour le moment, les conseils de politique alimentaire sont nombreux aux États-Unis, en plein essor au Royaume-Uni[76], et actifs dans une trentaine de villes et régions du Canada[77]. Pour en savoir plus sur les CPA et leur financement, consultez notre fiche Vers un système alimentaire local, durable et axé sur la santé

En 2013, la ville de Côte Saint-Luc s’est dotée d’une charte alimentaire qui comprend les objectifs suivants :

  • s’assurer que tous les résidants ont accès à des aliments sains et abordables;
  • initier les résidants de tous les âges au plaisir du jardinage;
  • soutenir les cultivateurs locaux;
  • réduire la quantité de déchets alimentaires de toutes sortes;
  • instaurer une culture alimentaire axée sur l’autosuffisance et la durabilité;
  • optimiser l’utilisation durable des terrains de la ville.

La Ville de Montréal a créé le Comité de travail permanent de la collectivité montréalaise en agriculture urbaine en 2013. Ce comité a pour mandat d’éclairer les décideurs municipaux au sujet des meilleures pratiques en agriculture urbaine[78].

Des effets positifs multiples

On constate ainsi que le secteur le plus efficace en termes d’emplois pour Bruxelles est celui de la production agricole urbaine, puisque plus de 6 000 emplois pourraient être créés selon nos hypothèses.

Système d’alimentation durable : Potentiel d’emplois en Région de Bruxelles-Capitale, rapport final, 2012[79].

De nombreuses sources font état des avantages avérés et potentiels de l’agriculture urbaine, villageoise et de proximité. C’est pourquoi les experts mentionnent souvent l’aspect multifonctionnel de cette activité, qu’elle soit individuelle, collective ou commerciale.

Deux chercheures du département de santé publique de l’Université Johns Hopkins ont publié en juillet 2014, un document contenant des recommandations pour renforcer le lien entre les fermes urbaines et les communautés locales[80]. Nous reproduisons ci-dessous un tableau synthèse contenu dans ce rapport : pour chacun de ces points, les chercheures ont recensé des études qui se sont penchées sur les différents avantages potentiels de l’agriculture urbaine, du jardinage et du verdissement des espaces publics.

Effets bénéfiques potentiels associés à l’agriculture urbaine

Effets sur la santé

Accès à des aliments sains et sécurité alimentaire

Meilleur accès à des aliments frais, nutritifs, biologiques et ethniquement diversifiés.

Meilleur accès à des aliments frais pour la communauté (grâce à des dons des jardiniers, par exemple).

Économies sur le coût du panier d’épicerie et accès à des aliments autrement inabordables au supermarché.

Augmentation de la consommation
de fruits et légumes

Plus grande consommation de fruits et légumes par les ménages qui jardinent.

Plus grande préférence, consommation ou désir d’essayer de nouveaux fruits et légumes chez les jeunes qui participent à des programmes de jardinage.

Santé et bien-être général

Occasion d’activité physique extérieure et de contact avec la nature.

Effets thérapeutiques bénéfiques, dont : réduction du stress, amélioration de la santé émotionnelle, stimulation cognitive, sentiment de fierté et d’accomplissement.

Effets sociaux

Développement des
communautés

Possibilités d’interactions sociales, de renforcement des liens sociaux et facilitation de la création de nouveaux contacts sociaux.

Éducation et développement des jeunes

Possibilités d’apprendre à connaître la provenance des aliments, les techniques agricoles et la nutrition et de développer de nouvelles compétences.

Possibilités d’activités constructives qui favorisent le développement des jeunes et qui offrent aux jeunes délinquants potentiels des occasions de gagner de l’argent.

Intégration culturelle et
préservation du patrimoine

Stimulation des interactions entre voisins.

Pour les immigrants : création de liens sociaux, augmentation des compétences culturelles et développement d’un sentiment d’appartenance.

Occasions d’exprimer et de préserver le patrimoine culturel.

Occasions de renforcer les liens intergénérationnels.

Effets économiques

Création d’emplois

Possibilités d’emplois, particulièrement pour les personnes défavorisées ou souffrant d’exclusion sociale (ex-détenus, par exemple).

Augmentation de la valeur
foncière des propriétés

Augmentation de la valeur foncière de résidences situées près de jardins communautaires.

Effets environnementaux

Soutien des écosystèmes

Amélioration de la biodiversité, notamment par la création d’habitats favorables aux pollinisateurs.

Réduction de la pollution de l’air grâce à la filtration des particules par la végétation.

Régulation du microclimat, grâce, par exemple à réduction des îlots de chaleur.

Meilleur drainage des eaux de pluie : réduction des risques d’inondation de pollution des nappes phréatiques; meilleure préservation du niveau des nappes phréatiques.

Recyclage des déchets organiques (compostage, par exemple).

Réduction du bruit (grâce à la présence accrue de sols non asphaltés ou bétonnés).- Restauration des paysages naturels (cours d’eau, par exemple).

Atténuation des effets des
changements climatiques

- Réduction des émissions de gaz à effet de serre causées par le transport des aliments, grâce au développement d’un système alimentaire local.

Amélioration de
l’environnement bâti

Transformation de terrains vagues en espaces productifs.

Embellissement des quartiers.

Création d’espaces verts sécuritaires pour les citoyens urbains.

Éducation à la protection de
l’environnement

Amélioration de l’attitude des citoyens face à l’environnement.- Occasions concrètes d’apprentissage de techniques écologiques de culture.

Adapté de : Melissa N. Poulsen, MPH & Marie L. Spiker, MSPH, RD. « Integrating Urban Farms into the Social Landscape of Cities. Recommendations for Strengthening the Relationship between Urban Farms and Local Communities », Center for a Livable Future, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, juillet 2014. Reproduit avec l’autorisation de l’auteure.

Ressources en ligne

Plusieurs organismes ont créé des sites Internet qui regorgent d’information sur l’agriculture urbaine. Certains offrent aussi des formations en agriculture urbaine. En voici quelques-uns :

Agriculture urbaine MTL

La vitrine interactive AgricultureMontreal.com est un carrefour d’information sur les activités en agriculture urbaine à Montréal, porté par le Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD) et le Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB, voir ci-dessous). On peut notamment y consulter une carte modulable des jardins sur l’île de Montréal, qu’ils soient individuels, partagés, collectifs, communautaires, institutionnels, d’entreprises. http://agriculturemontreal.com/

Manger local Québec. Plusieurs organisations, dont l’Université Laval, soutiennent ce projet de recherche sur l’alimentation de proximité dans la Communauté métropolitaine de Québec : https://www.mangerlocalquebec.info/. L’Université Laval offre aussi une formation de trois ou cinq jours chaque été à ceux qui veulent « parfaire leur expertise et leadership en agriculture urbaine durable pour améliorer la qualité de vie des citoyens et embellir les habitats urbains ». http://www.fsaa.ulaval.ca/ecole-ete.html

Le Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB). Ce laboratoire de recherche, d’innovation et d’intervention en agriculture urbaine aux services de la collectivité est un lieu de recherche, de réflexion, de formation et d’intervention sur l’urbanité et l’alimentation. Réel « Living Lab » connecté à de multiples acteurs à travers le monde, AU/LAB offre des formations et des services d’accompagnement aux municipalités et aux institutions voulant intégrer l’agriculture urbaine dans leur planification urbaine. http://www.aulab.uqam.ca/

Le Réseau d’agriculture urbaine de Québec (RAUQ). Le RAUQ regroupe les personnes et les organisations intéressées par l’agriculture urbaine et son développement à Québec. Sa mission : favoriser le développement de l’agriculture urbaine à Québec par le réseautage des acteurs du milieu, l’organisation d’activités promotionnelles et éducatives et le plaidoyer auprès des instances décisionnelles. http://www.agricultureurbaine.net/

Le Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable. Mieux connu sous son acronyme, le CRAPAUD est hébergé par l’UQAM. Sa mission consiste à « développer et promouvoir une agriculture urbaine plurielle, accessible, créative et viable par l’expérimentation, la pratique, l’autogestion, la recherche, la diffusion et l’action politique ». Cet organisme organise chaque année, l’École d’été sur l’agriculture urbaine. Il s’agit de cinq jours de formation, d’échanges, de débats et de réseautage qui s’adressent, entre autres, aux citoyens, aux professionnels des organismes communautaires et de la sphère publique (gouvernements, villes, municipalités). http://www.crapaud.uqam.ca/

Les Urbainculteurs. Cet organisme sans but lucratif (OSBL) œuvre depuis 2009 au développement d’une agriculture urbaine productive, innovante et humaine à Québec et Montréal, plus particulièrement sur les toits ou les terrasses des bâtiments, mais également en plein sol. Les Urbainculteurs réalisent des projets dans tous les milieux : restaurants, hôtels, bars, écoles, organismes communautaires, etc. http://urbainculteurs.org/

Craque-Bitume. Ce collectif, situé à Québec, a pour mission de « développer et promouvoir des actions écoresponsables favorisant l’engagement citoyen et l’adoption d’un mode de vie durable ». Il offre plusieurs formations à l’intention des entreprises, des organismes, des milieux de vie, des écoles et des centres de la petite enfance (CPE). http://www.craquebitume.org/

AgriUrbain est une veille scientifique sur l’ensemble des recherches et projets en agriculture urbaine dans le monde. http://agriurbain.hypotheses.org/

Guides pratiques

Au cœur de notre quartier : Un guide pratique pour le démarrage et l’animation d’un jardin collectif, Martha Stiegman, Action Communiterre, pour la Coalition montréalaise pour la promotion du jardinage collectif, 2004.

Le cahier de gestion du programme des jardins communautaires, Arrondissement de Ville-Marie, 2005.

Projets dans la communauté

Alternatives – Nourrir la citoyenneté. Depuis 2003, le projet Nourrir la citoyenneté explore de nouvelles façons d’interagir avec le cadre bâti, l’environnement urbain et le cycle alimentaire afin de rendre la ville plus verte et les communautés plus en santé. Ce projet encourage la participation citoyenne dans la création de nouveaux espaces verts, comestibles et communautaires. L’organisme contribue ainsi à former des communautés de jardiniers informés en assistant à l’entretien, au design et à la gestion des jardins collectifs urbains. Il développe également des techniques de culture productive faciles d’utilisation et adaptées aux populations urbaines. http://www.lesjardins.alternatives.ca/, jardins@alternatives.ca

Aménager des espaces publics nourriciers. Sept municipalités de la Montérégie participent au projet De l’entretien durable aux Paysages CO2mestibles piloté par l’organisme sans but lucratif Reconstruction Harmonieuse de l’Agriculture (RHA). La création de sites de démonstration sur sept terrains municipaux gazonnés inclut : la réduction des surfaces gazonnées, l’implantation de plates-bandes nécessitant beaucoup moins d’entretien et d’arrosage par l’utilisation de paillis végétal et de plantes vivaces comestibles (fines herbes, fleurs comestibles, fraisiers, groseilliers, framboisiers, etc.)[81],[82].

Rédaction : Veille Action

Révision terrain : Rotem Ayalon, conseillère en alimentation et en aménagement, Québec en Forme

Révision scientifique : Éric Duchemin, PhD, professeur associé, Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM.

Fiche créée le : 27 janvier 2015

Références

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VIVRE EN VILLE. Villes nourricières. Mettre l'alimentation au coeur des collectivités, 2014, 142 pages (coll. Outiller le Québec ; 6).

Notes

Notes

1.
Entrevue téléphonique avec Éric Duchemin, PhD, professeur associé, Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM et spécialiste de l’agriculture urbaine, le 24 octobre 2014. 
2.
Marie‐Élaine BOILY. L’agriculture périurbaine et urbaine au Québec, Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, 2012, p. 8. [Consulté le 28 octobre 2014]. 
3.
E. DUCHEMIN, F. WEGMULLER et A.-M. LEGAULT. « Urban agriculture: multi-dimensional tools for social development in poor neighbourhoods », Field Actions Science Reports, vol. 1., 2008. 
5.
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7.
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8.
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9.
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10.
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12.
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13.
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17.
L. A. McCORMACK, et collab. « Review of the nutritional implications of farmers’ markets and community gardens: a call for evaluation and research efforts », J Am Diet Assoc., mars 2010 , vol. 110, no 3, p. 399-408. Review. 
18.
CENTERS FOR DISEASE CONTROL AND PREVENTION. Strategies to Prevent Obesity and Other Chronic Diseases : The CDC Guide to Strategies to increase the Consumption of Fruits and Vegetables, Atlanta : U. S. Department of Health and Human Services, 2010. 
19.
SERVICE DE L’ENVIRONNEMENT DE LA VILLE DE VICTORIAVILLE. Atelier d’agriculture urbaine : « J’embellis ma ville en pot »
20.
VILLE DE QUÉBEC. Communiqués. Formation gratuite sur le compostage domestique, le lundi 15 septembre. 
21.
BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE ELEANOR LONDON – CÔTE SAINT-LUC. Des ateliers sur les jardins potagers tout au long de l’été à la bibliothèque!, 28 avril 2014. 
23.
CENTRE DE RECHERCHE, D’INFORMATION ET DE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCONOMIE SOLIDAIRE DE QUÉBEC. Répertoire des jardins partagés des régions de Québec et Chaudière-Appalaches, 2009, p. 10. 
24.
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26.
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27.
AGENCE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DE LA MONTÉRÉGIE. Environnement alimentaire sain. Jardins communautaires et collectifs
28.
Entrevue téléphonique avec Émilie Simard, de l’Éco-Kartier du centre-ville de Chicoutimi, le 9 octobre 2014. 
30.
VILLE DE MONTRÉAL. Rosemont–La Petite-Patrie – Jardins de rue et aménagement des carrés d’arbre 
31.
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44.
GRAND LYON – COMMUNAUTÉ URBAINE. Délégation Générale au Développement Urbain Territoires et Planification. Plan local d’urbanisme, Saint-Fons, 2013, p. 23. [Consulté le 5 novembre 2014] 
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VIVRE EN VILLE. Villes nourricières. Mettre l'alimentation au coeur des collectivités, 2014, p. 58. (coll. Outiller le Québec ; 6). 
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56.
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57.
ÉQUITERRE. Réseau des fermiers de famille. [Consulté le 5 novembre 2014] 
58.
Entretien téléphonique avec Isabelle Joncas, chargée de projet « Paniers bio » chez Équiterre, le 16 octobre. 
60.
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61.
CITY OF CHICAGO. Emanuel Administration Food Desert Update: Two Years Of Progress, 2013. [Consulté le 5 novembre 2014] 
62.
Entrevue téléphonique avec Maxime St-Denis, coordonnateur des marchés solidaires du Marché Frontenac, le 16 octobre 2014. 
63.
Daphné DION-VIENS. « Un marché mobile à vélo dans Limoilou », Le Soleil, 18 juillet 2014. 
64.
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65.
TABLE BIOALIMENTAIRE CÔTE-NORD. Les Marchés publics de la Côte-Nord se dotent d’une image commune!, 20 juin 2014. [Consulté le 5 novembre 2014] 
66.
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67.
Manger local Québec. Résumé du projet de recherche
68.
VIVRE EN VILLE. Villes nourricières. Mettre l'alimentation au coeur des collectivités, 2014. (coll. Outiller le Québec ; 6). 
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AGENCE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DE LA MONTÉRÉGIE. Environnement alimentaire sain. Jardins communautaires et collectifs
72.
Johanne MARTIN. « Une forêt nourricière à Saint-Ubalde », Le Soleil, 6 octobre 2014. 
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Magali VERDONCK, et collab. Système d’alimentation durable, Potentiel d’emplois en Région de Bruxelles-Capitale, Centre d’études régionales bruxelloises des Facultés Universitaires Saint-Louis, 2012, p. 75. 
80.
Melissa N. Poulsen, MPH & Marie L. Spiker, MSPH, RD. « Integrating Urban Farms into the Social Landscape of Cities. Recommendations for Strengthening the Relationship between Urban Farms and Local Communities », Center for a Livable Future, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, juillet 2014. 
81.
RECONSTRUCTION HARMONIEUSE DE L’AGRICULTURE. De l’entretien durable aux paysages CO2mestibles
82.
RECONSTRUCTION HARMONIEUSE DE L’AGRICULTURE. De l’entretien durable aux paysages CO2mestibles, bulletin de septembre 2013.