Temps-écran: réduire l’exposition excessive aux écrans chez les jeunes de 0 à 17 ans

Des pistes d’action pour réduire l’exposition excessive aux écrans chez les jeunes de 0 à 17 ans

En résumé

Des pistes d’action

À l’école : des programmes de sensibilisation pour motiver les jeunes à réduire leur temps-écran

  • SMART
  • Screen Smart Schools
  • Sois futé, écran fermé!
  • Défi de la Dizaine sans télé ni jeux vidéo

Dans les garderies

  • Limiter au maximum l’usage des écrans.
  • Sensibiliser les parents.

Dans les communautés

  • Mettre en œuvre des campagnes de marketing social.
  • Offrir aux enfants des aires de jeu extérieures sécuritaires.

Table des matières

Des faits

Plus de 90 % des enfants commencent à regarder la télévision avant l’âge de 2 ans.

Les enfants d’aujourd’hui commencent à regarder la télévision de plus en plus tôt. En 1971, l’âge moyen auquel les enfants commençaient à regarder la télévision était de 4 ans. En 2007, le portrait était tout autre, comme en témoigne une étude américaine[1] :

  • l’âge moyen auquel les enfants commençaient à regarder la télévision était de 9 mois;
  • 40 % des enfants de 3 mois et 90 % des enfants de 2 ans regardaient régulièrement la télévision.

Téléphones intelligents et tablettes électroniques

  • Un bambin sur trois apprend à utiliser un téléphone intelligent ou une tablette électronique avant même de pouvoir parler.
  • Le nombre d’enfants de 0 à 8 ans qui ont accès ces appareils est passé de 52 % en 2011 à 75 % en 2013 aux États-Unis[2].

Près de 75 % des jeunes passent plus de deux heures par jour devant un écran.

Le temps-écran regroupe le temps passé à jouer à l’ordinateur ou à des jeux vidéo, à naviguer sur Internet et à regarder la télévision ou des films, en excluant les jeux vidéo actifs (comme les jeux Nintendo Wii ou Kinect)[3],[4].

Selon des données récoltées en 2010-2011 auprès de jeunes Québécois du 3e cycle du primaire (5e et 6e année), 75 % d’entre eux passent plus de deux heures par jour devant un écran[3]. Le temps-écran se répartit ainsi :

  • moins de deux heures par jour : 24,7 %;
  • deux à cinq heures par jour : 43,7 %;
  • plus de cinq heures par jour : 31,6 %.

Le portrait est similaire chez les adolescents : 68 % des jeunes du secondaire affirment passer habituellement plus de deux heures par jour à regarder la télévision, à jouer à l’ordinateur ou à des jeux vidéo[5].

Pour les enfants plus jeunes, nous ne disposons que de données recueillies à l’échelle canadienne :

  • 3 à 4 ans : 82 % passent plus d’une heure par jour devant un écran;
  • 5 à 11 ans : 69 % comptent plus de deux heures de temps-écran par jour[6].

La majorité des jeunes Québécois et Canadiens ne satisfont donc pas aux directives des autorités de santé publique canadiennes:

  • 0 à 2 ans : pas d’écran du tout
  • 3 à 4 ans : moins d’une heure par jour
  • 5 à 11 ans : maximum de deux heures par jour
  • 12 à 17 ans : maximum de deux heures par jour

Sources :  Société canadienne de pédiatrieDirectives canadiennes en matière d’activité physique et en matière de comportement sédentaire

Le Québec est l’une des provinces canadiennes où les enfants regardent le plus la télévision : le nombre de jeunes qui comptent plus de deux heures d’écran par jour est plus élevé chez les jeunes Québécois (32,5 %) et Ontariens (32,4 %), comparativement aux Britanno-Colombiens (25 %) et aux jeunes des provinces des Prairies (27,1 %)[7].

Le temps d’écran en hausse. En 1988, le temps-écran des 12 à 17 ans était de 9 heures par semaine, tandis qu’il s’élève aujourd’hui à 17,5 heures par semaine[8],[9].

Plus de la moitié des 10 à 17 ans mangent au moins trois fois par semaine devant un écran.

D’après une enquête menée par Québec en forme :

  • 56 % des jeunes de 10 à 17 ans mangent au moins trois fois par semaine devant un écran de télé ou d’ordinateur[10];
  • 34 % des familles québécoises mangent régulièrement devant la télévision[11];
  • 22 % des jeunes de 5e et 6e année consomment leurs repas devant un écran, cinq fois ou plus par semaine[12].

En 2004, 42 % des enfants de 4 ans prenaient régulièrement leur repas devant un écran de télé ou d’ordinateur[13]. Cette habitude favorise, surtout chez les garçons, la consommation d’aliments à faible valeur nutritive[14].

Quand manger rime avec télé…

Lorsque les enfants mangent en regardant la télévision, ils sont non seulement soumis à une publicité intempestive, mais aussi à des distractions qui les rendent peu attentifs aux signaux de faim et de satiété. En conséquence, l’alimentation des enfants qui mangent souvent devant la télé se caractérise souvent par les éléments suivants[15],[16],[17],[18],[19],[20],[21] :

  • plus de pizza, de collations salées, de boissons gazeuses, de sucre et de caféine;
  • moins de fruits et de légumes.

La surconsommation de télé : un phénomène mondial
En moyenne à travers le monde, 21% des enfants regarderaient trois heures et plus de télévision par jour et cette proportion atteindrait 52 % chez les adolescents[22].

Note. Ces chiffres ne tiennent pas compte des heures passées devant d’autres formes d’écran : jeux vidéo, ordinateurs, tablettes numériques, etc.

Plus de cinq heures par jour de télé pour 34,6 % des enfants issus de familles défavorisées.

Au Québec, en 2010-2011, 34,6 % des enfants issus de milieux défavorisés passaient plus de cinq heures par jour devant la télévision ou d’autres écrans, contre 24,8 % chez les enfants provenant de milieux plus aisés[23].

Pourquoi? Parce que les parents vivant en milieu défavorisé perçoivent souvent leur quartier comme étant moins sécuritaire. Ces derniers sont ainsi moins enclins à laisser leurs enfants jouer librement à l’extérieur, d’autant plus que ces quartiers comptent généralement moins de parcs et d’infrastructures sportives et récréatives dédiées aux enfants. En demeurant plus à l’intérieur, les enfants seraient ainsi plus à risque d’être confinés à des activités sédentaires telles que le visionnement de la télévision et les jeux vidéo[24],[25].

Moins de télé chez les enfants vivant à la campagne
Les enfants québécois qui grandissent en milieu rural sont plus nombreux (41,5 %) à regarder moins de deux heures de télé par jour que les enfants vivant en milieu urbain (32,8 %)[26].

Plus de deux heures d’écran par jour = 30 minutes de moins de jeu extérieur.

L’exposition excessive des enfants et des adolescents aux écrans s’inscrit dans une problématique plus large : la sédentarité. Au Canada, les jeunes consacrent la plupart de leurs heures d’éveil à des activités sédentaires, comme le visionnement de la télévision, la lecture ou les jeux vidéo, au détriment de la pratique d’activités sportives et du jeu libre à l’extérieur[27].

Des chercheurs ont d’ailleurs mesuré que les jeunes qui passent plus de deux heures par jour devant un écran jouent 30 minutes de moins à l’extérieur que les autres enfants[28].

Risque plus élevé de surpoids et d’obésité. Plus les jeunes passent de temps devant un écran, surtout la télévision, plus ils sont à risque de souffrir d’embonpoint ou d’obésité :

  • La télévision est l’écran dont l’usage entraîne la plus forte augmentation de l’indice de masse corporelle chez les adolescents de 9 à 19 ans en raison, entre autres, de la publicité qui encourage à consommer des aliments néfastes pour la santé[29].
  • Les adolescentes qui regardent la télévision plus de cinq heures par jour présenteraient 45 % plus de risque d’avoir un surplus de poids ou de devenir obèses[30].
  • Les jeunes qui ont un téléviseur dans leur chambre affichent un gain de poids supérieur à celui des autres jeunes : en moyenne une livre de plus par année[31],[32].

En quoi les écrans favorisent-ils l’obésité ?

Selon l’organisme Edupax, qui offre des programmes de prévention de la violence et d’éducation aux médias, l’exposition excessive aux écrans encouragerait l’obésité de quatre manières bien distinctes[33],[34] :

  • en gardant les enfants assis souvent et longtemps;
  • en exposant les enfants à une importante quantité de publicités qui, trois fois sur quatre, font la promotion d’aliments qui font grossir (trop gras et trop sucrés);
  • en incitant les enfants à grignoter, fort souvent des calories vides;
  • en nuisant au sommeil : le manque de sommeil entraîné par la consommation excessive de technologies de communication favoriserait une prise alimentaire accrue.

Trop d’écrans = retards de développement moteur.

En 2014, un sondage réalisé dans 10 pays a révélé que les enfants de 2 à 5 ans présentent davantage d’habiletés virtuelles que d’habiletés motrices :

  • 66 % savent jouer à des jeux simples à l’ordinateur, contre 58 % qui savent pédaler sur une bicyclette.
  • 47 % sont en mesure de naviguer sur un téléphone intelligent, tandis que seulement 38 % savent écrire leur nom en entier[35].

Dans le cas des écrans tactiles, comme les tablettes et les téléphones intelligents, certains spécialistes soutiennent qu’un usage excessif peut affaiblir les muscles oculaires, en plus de générer de la fatigue et des maux de tête. Une mauvaise posture lors de l’usage de ces appareils peut également contribuer à causer des problèmes musculosquelettiques[36],[37].

Selon certains spécialistes, les écrans tactiles auraient également des effets néfastes sur le développement des mains et des doigts des très jeunes enfants : il semble que ceux qui utilisent excessivement ces écrans ne développent pas suffisamment les muscles indispensables à l’apprentissage de l’écriture[38].

L’exposition excessive des enfants aux différents types d’écrans peut aussi contribuer au développement d’autres problèmes tels que[39],[40],[41],[42],[43],[44],[45],[46],[47] :

Enfants et écrans

  • la réduction de la capacité cardiorespiratoire;
  • la mauvaise nutrition;
  • la consommation de tabac, d’alcool et d’autres substances;
  • l’agressivité et les problèmes psychosociaux;
  • l’adoption hâtive de comportements sexuels à risque;
  • les troubles cognitifs;
  • la diminution du rendement scolaire (lecture, vocabulaire, mathématiques…);
  • l’altération du sommeil;
  • la faible estime de soi;
  • les problèmes de santé mentale;
  • la haute pression artérielle;
  • le retard de langage.

Enfants et écrans

Plus de 2 heures de télé chez les tout-petits = des impacts sur la réussite éducative

Linda Pagani, chercheure à l’Université de Montréal, a mené une grande étude sur l’impact des habitudes télévisuelle chez les enfants.

Sa conclusion : les tout-petits qui ont l’habitude d’écouter plus de 2 heures de télévision par jour sont moins bien outillés pour entamer leurs parcours scolaire lorsqu’ils arrivent à la maternelle.

Le magazine Le Code Chastenay de Télé-Québec a consacré un reportage à cette étude. Pour le visionner : http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=168 

Des pistes d'action

L’exposition excessive des enfants aux écrans est une problématique qui préoccupe les différentes instances de santé publique. Voici un condensé de leurs recommandations :

Le temps-écran des enfants : recommandations des autorités de santé publique

TRANCHE D’ÂGETEMPS-ÉCRAN RECOMMANDÉ

0-2 ans

Aucun

2-5 ans

1 heure par jour maximum

5-11 ans

2 heures par jour maximum

12-17 ans

2 heures par jour maximum

Source : Société canadienne de pédiatrie, Direction de la santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal et Fondation des maladies du cœur.

À l’école : des programmes de sensibilisation pour motiver les jeunes à réduire leur temps-écran.

Parmi les approches les plus porteuses pour réduire l’exposition excessive des enfants aux écrans, on trouve certains programmes visant à conscientiser les jeunes au temps qu’ils consacrent aux écrans. L’efficacité de plusieurs de ces programmes scolaires a d’ailleurs été confirmée par une revue de la littérature publiée par des chercheurs brésiliens en 2013[48].

Les programmes rejoignent certaines recommandations émises par l’Académie des sciences, en France, qui insiste elle aussi sur le rôle crucial des parents et de l’école en matière de sensibilisation des jeunes à l’égard du temps-écran[49].

Le programme SMART : une pratique exemplaire

Développé à la fin des années 1990 aux États-Unis, le programme SMART (Student Media Awareness to Reduce Television viewing) vise à diminuer la masse adipeuse chez les jeunes par la réduction du temps-écran.

Divisé en 18 leçons en classe, dont la durée varie de 30 à 50 minutes, ce programme vise à aider les jeunes à développer un esprit critique afin d’évaluer la place qu’occupent les médias dans leur vie et de diminuer le temps qu’ils consacrent aux écrans à la maison.

Les participants sont également conviés à participer à un défi de 10 jours sans télévision et, par la suite, à respecter un budget–télé de sept heures par semaine.

Plusieurs études ont confirmé les bénéfices de cette approche qui est d’ailleurs qualifiée de pratique exemplaire par l’Agence de santé publique du Canada[50],[51]. (Pour connaître les critères utilisés par l’Agence de santé publique du Canada pour qualifier une pratique d’« exemplaire », voir ici )

Effets bénéfiques du programme Smart[52],[53],[54],[55] :

  • une réduction de l’écoute de la télévision chez les enfants participants (environ du tiers);
  • de meilleures habitudes alimentaires;
  • une cessation de la consommation de nourriture devant l’écran;
  • une prise d’aliments moins gras.

Les programmes Screen Smart/Sois futé, écran fermé!

D’abord élaboré par la Société de pédiatrie de la Colombie-Britannique, le programme Screen Smart a été adapté pour le Québec par la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, et promu sous le nom de Sois futé, écran fermé!.

Le programme Screen Smart a été évalué une première fois par une équipe de recherche de l’Université de Victoria. Les résultats ont révélé que cette intervention a exercé un impact significatif sur le temps d’écoute de la télévision (une heure de télévision de moins par semaine), mais n’a eu aucun effet sur la durée et le niveau d’activité physique après l’école[56].

Dans le programme Sois futé, écran fermé!, les élèves se font proposer de troquer 30 minutes d’écran contre 30 minutes d’une autre activité récréative, et à limiter le temps-écran à moins d’une heure par jour. La trousse est offerte au personnel des écoles québécoises depuis l’automne 2013. Le programme Sois futé, écran fermé! n’a pas encore été évalué. Il vise l’atteinte des mêmes objectifs que le programme initial, mais les outils pédagogiques sont différents[57],[58].

Pour en savoir plus sur les programmes ScreenSmart et Sois futé, écran fermé! :

Le Défi 10 jours sans écrans

Au Québec, l’organisme Edupax propose le programme Défi 10 jours sans écrans. Ce programme reprend un des éléments de la stratégie d’intervention scolaire SMART : l’objectif est de réduire le temps-écran à zéro durant 10 jours.

Ce programme, d’une durée de trois mois, vise à préparer les enfants à relever ce défi. Lancé en 2003, il s’est répandu dans plus d’une centaine d’écoles québécoises[59].

En 2012, une cinquantaine d’écoles en France avaient adopté ce programme québécois[60]. Dans le cadre d’un sondage réalisé par l’association française Éco-conseil auprès des parents des élèves participants pour évaluer les effets du programme six mois plus tard, ainsi que deux ans après, dans des écoles de Strasbourg, les auteurs notent les effets suivants :

  • Les enfants passent moins de temps devant les écrans.
  • Les enfants consacrent plus de temps à la lecture et à leurs devoirs.
  • Une amélioration de la vie de famille s’est manifestée, faisant place à plus de sorties familiales et à plus d’échanges et de discussions[61].

Dans les services éducatifs à l’enfance : limiter l’usage des écrans et sensibiliser les parents.

Limiter l’usage des écrans. L’utilisation d’un téléviseur ou d’autres types d’écran n’est pas interdite par la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance. Mais dans le cadre de référence Gazelle et Potiron publié en février 2014, le ministère de la Famille encourage le personnel œuvrant en milieu de garde à éviter d’utiliser un téléviseur avec les tout-petits, « car, en empiétant sur le temps pendant lequel l’enfant devrait être physiquement actif, le petit écran nuit à l’activité exploratrice du milieu, si essentielle au développement des tout-petits ». L’utilisation d’autres écrans ou équipement audiovisuel est également déconseillée[62].

Sensibiliser les parents. Les milieux de garde constituent également un lieu propice à la sensibilisation des parents à l’importance de limiter le temps-écran de leurs enfants à la maison (à ce sujet, voir la piste d’action suivante)[63].

Dans les communautés : des campagnes de marketing social auprès des parents et des jeunes pour offrir des aires de jeu extérieures sécuritaires.

Mettre en œuvre des campagnes de marketing social auprès des parents. Les parents exercent un rôle de premier plan auprès des enfants et des adolescents. Dans une récente étude américaine, des chercheurs ont montré que l’encadrement du temps-écran des enfants par les parents génère d’importants bénéfices :

  • une amélioration de la qualité du sommeil;
  • une meilleure réussite scolaire;
  • une diminution des comportements agressifs[64].

Dans un rapport commandé par le ministère de la Santé de la province de Wales, en Australie, des chercheurs australiens citent comme approche prometteuse le « marketing social » auprès des parents, afin de sensibiliser et informer ceux-ci sur les recommandations officielles en matière de temps-écran pour les enfants de 0 à 5 ans et de 5 à 12 ans. Les auteurs soulignent notamment que les parents représentent une cible d’intervention importante pour changer les comportements des très jeunes enfants, puisqu’à cet âge, les parents exercent encore un contrôle serré sur leurs habitudes de vie et peuvent ainsi limiter plus facilement les activités sédentaires[65].

À titre d’exemple, l’organisme pancanadien ParticipAction lance chaque année sa campagne Débranche et joue, au cours de laquelle elle invite les familles à prendre l’engagement, pour une durée d’une semaine, à troquer la télévision, les jeux vidéo et l’ordinateur contre des sorties et des jeux à l’extérieur. En Saskatchewan, l’organisme Sask in motion offre également des conseils aux familles pour réduire le temps-écran des enfants.

Guide pour une saine utilisation des écrans chez les tout-petits
En 2014, la Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal a formé un comité d’experts afin d’émettre des recommandations pour favoriser une saine utilisation des écrans chez les tout-petits de 0 à 5 ans.

Voici les grandes lignes de ces recommandations :

  • aucun temps-écran pour les 0-2 ans
  • maximum 1 heure par jour pour les 2-5 ans
  • ne pas exposer les enfants à du contenu à caractère violent
  • privilégier un contenu à caractère éducatif
  • placer les écrans dans une pièce commune et éviter de les placer dans la chambre de l’enfant
Écrans dans les chambres

Sortir les téléviseurs des chambres des enfants : l’une des mesures les plus porteuses pour réduire le temps-écran des enfants.

Les jeunes qui ont un téléviseur dans leur chambre affichent un gain de poids supérieur à celui des autres jeunes : en moyenne une livre de plus par année[66],[67],[68]. (Voir notre nouvelle Un téléviseur dans la chambre : 1 livre de plus par année... )

Dans un rapport de recommandations visant à prévenir l’obésité chez les jeunes enfants, l’Institute of Medicine of the National Academies (États-Unis) encourage le personnel œuvrant auprès des jeunes enfants ainsi que le personnel de la santé intervenant auprès des familles à encourager les parents à limiter le temps-écran des enfants et à retirer les téléviseurs des chambres d’enfants[69].

Mettre en œuvre des campagnes de marketing social auprès des jeunes. Des campagnes de marketing social peuvent aider à inciter les jeunes à faire davantage d’activités physiques (et indirectement à délaisser les activités sédentaires liées aux écrans). C’est l’objectif poursuivi par la campagne sociétale Wixx, qui vise spécifiquement les préadolescents et qui est étendue à travers le Québec depuis 2012. Une telle approche a déjà fait ses preuves aux États-Unis, notamment avec la campagne VERB, déployée par les Centers for Disease Control entre 2002 et 2006, afin de lutter contre la sédentarité chez les 9 à 13 ans[70],[71].

Est-ce que les jeux vidéo dits « actifs » sont utiles pour faire bouger les jeunes ?

Selon l’organisme Jeunes en forme Canada (JEFC), la réponse est non.

« À la lumière des données disponibles, JEFC ne recommande pas les jeux vidéo dits actifs (JVA) comme stratégie pour aider les enfants à faire plus d’activité physique. Cependant, les JVA peuvent transformer un comportement sédentaire en une activité physique d’intensité légère à modérée, et dans certaines situations, les JVA peuvent se révéler bénéfiques (par exemple, développement de la motricité dans des populations ayant des besoins particuliers et dans un cadre de réadaptation)[72]. »

Offrir des aires de jeu extérieures sécuritaires. 89 % des jeunes préfèrent jouer avec leurs amis plutôt que de regarder la télévision. Mais pour inciter les jeunes à sortir jouer dehors, il importe de leur offrir des aires de jeu sécuritaires. De nombreuses études confirment qu’il existe un lien solide entre la proximité d’un parc, d’un terrain de jeu ou d’une aire de loisirs et une plus grande activité physique chez les enfants. Selon une étude menée à London, en Ontario, les enfants qui ont accès à au moins deux installations extérieures de jeu (parc, terrain de soccer ou de basket-ball, par exemple) dans leur quartier font en moyenne près de 17 minutes d’activité physique supplémentaires après l’école[73].

Pour en savoir plus sur cette piste d’action, voir nos fiches :
Aménager les quartiers pour encourager le jeu libre des enfants à l’extérieur
Aménager des parcs pour faire bouger les jeunes

Réduction du temps-écran : le succès de la Norvège

Préoccupées par la montée de l’obésité chez les jeunes et dans la population en général, les autorités de santé publique norvégiennes ont mis en place, au début des années 2000, un vaste plan d’action pour lutter contre la sédentarité et faire la promotion d’un mode de vie actif. Même s’il ne visait pas spécifiquement la réduction du temps-écran, ce plan d’action a eu un impact sur cette facette du problème puisqu’il visait à diminuer les activités sédentaires et à encourager les jeunes à bouger davantage. Le résultat est éloquent, comme en témoigne une étude scientifique réalisée auprès de 1 488 enfants de 6e et 7e année : entre 2001 et 2008, le temps-écran des enfants a diminué de manière très significative, passant de 55 % à 45 %[74].

Projets dans la communauté


Projet Description Groupe d'âge Région Thèmes

Le Défi 10 jours sans écran

Programme développé par l’organisme Édupax qui propose aux élèves du primaire de relever un défi : réduire le temps-écran à zéro pour une période de 10 jours.

 Ce programme reprend un des éléments de la stratégie d’intervention scolaire américaine SMART : l’objectif est de réduire le temps-écran à zéro durant 10 jours. Le programme propose des outils pour préparer les enfants à relever ce défi.

+-

Lancé en 2003, ce programme s’est répandu dans plus d’une centaine d’écoles québécoises. En 2012, une cinquantaine d’écoles en France avaient elles aussi adopté ce programme québécois

Même si ce projet se déroule en milieu scolaire, les municipalités peuvent également jouer un rôle pour aider les élèves à surmonter ce défi en augmentant l’offre de loisirs aux familles. À ce sujet, voir l’exemple des 3 petites municipalités du Saguenay qui ont participé à l’organisation de ce défi, en collaboration avec le regroupement Grouille-toi le fjord.

Pour en savoir plus http://www.edupax.org

Personne contact : Jacques Brodeur, jbrodeur@edupax.org

6-12 ans
Toutes les régions
Temps-écran

Sois futé, écran fermé

 Programme développé par l’organisme Édupax qui propose aux élèves du primaire de relever un défi : réduire le temps-écran à zéro pour une période de 10 jours.

 

 

+-

Ce programme reprend un des éléments de la stratégie d’intervention scolaire américaine SMART : l’objectif est de réduire le temps-écran à zéro durant 10 jours. Le programme propose des outils pour préparer les enfants à relever ce défi.

Lancé en 2003, ce programme s’est répandu dans plus d’une centaine d’écoles québécoises. En 2012, une cinquantaine d’écoles en France avaient elles aussi adopté ce programme québécois

Même si ce projet se déroule principalement en milieu scolaire, les municipalités peuvent également jouer un rôle pour aider les élèves à surmonter ce défi en augmentant l’offre de loisirs aux familles. À ce sujet, voir l’exemple des 3 petites municipalités du Saguenay qui ont participé à l’organisation de ce défi, en collaboration avec le regroupement Grouille-toi le fjord.

Pour en savoir plus http://www.edupax.org

Personne contact : Jacques Brodeur, jbrodeur@edupax.org

6-12 ans
Toutes les régions
temps-écran

Rédaction : Veille Action

Révision terrain : Nicole Michaud, conseillère en alimentation, Québec en Forme

Révision scientifique : Jean-Philippe Chaput, PhD, professeur-chercheur, Département de pédiatrie, Université d’Ottawa.

Fiche créée le : 7 octobre 2014

Références

Médiagraphie

BACH, Jean-François, et collab. L’enfant et les écrans, Avis de l’Académie des Sciences, Paris, Le Pommier, 2013, 267 p.

BRODEUR, Jacques. « Pour la prise en compte de l’environnement temps-écran dans la promotion des saines habitudes de vie chez les enfants et les adolescents », Edupax, Bulletin de l’Association pour la santé publique du Québec, octobre 2013, vol. 37, n° 1.

CHAPUT, Jean-Philippe, et collab. « La position de Jeunes en forme Canada sur les jeux vidéo actifs pour les enfants et les adolescents », Journal de la Société canadienne de pédiatrie, 2013, vol. 18, n° 10, p. 529-532.

HECTOR D., et collab. Evidence update on obesity prevention; Across the life-course, Sydney, Physical Activity Nutrition Obesity Research Group, mars 2012, 62 p.

JEUNES EN FORME CANADA. « Conduisons-nous nos enfants à adopter des habitudes malsaines ? », Bulletin de l’activité physique chez les jeunes, 2013.

JEUNES EN FORME CANADA. Le jeu actif est-il en voie d’extinction ? Bulletin de l’activité physique chez les jeunes, 2012.

LEATHERDALE Scott T., et R. AHMED. « Screen-based sedentary behaviours among a nationally représentative sample of youth : are Canadian kids couch potatoes? », Chronic Diseases and Injuries in Canada, septembre 2011, vol. 31, no 4.

QUÉBEC. MINISTÈRE DE LA FAMILLE. Gazelle et Potiron. Cadre de référence : pour créer des environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur en services de garde éducatifs à l’enfance, 2014, 116 p.

QUÉBEC EN FORME. État de la situation 2010-2011 : Collecte de données auprès des jeunes du 3e cycle du primaire – Activité physique, Alimentation, Image corporelle – Rapport provincial, 2013.

THIVEL, David, et Jean-Philippe CHAPUT. « Impact des activités sédentaires sur la prise alimentaire des jeunes », Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique, 2013, vol. 61, p. 399-405.

Notes

1.
Frederick J. ZIMMERMAN, Dimitri A. CHRISTAKIS et Andrew N. MELTZOFF. « Television and DVD/Vidéo Viewing in Children Younger Than 2 Years », Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, 2007, vol. 161, p. 473-479. 
2.
Common Sense Media, « Zero to Eight: Children’s Media Use in America 2013. A Common Sense Media Research Study », automne 2013. [page consultée le 6 août 2014] 
5.
QUÉBEC EN FORME. État de la situation 2010-2011, 2011. Document inédit. 
6.
JEUNES EN FORME CANADA. « Conduisons-nous nos enfants à adopter des habitudes malsaines ? » Bulletin de l’activité physique chez les jeunes, mai 2013, p. 33. [page consultée le 6 août 2014] 
7.
Scott T. LEATHERDALE, et R. AHMED, « Screen-based sedentary behaviours among a nationally représentative sample of youth: are Canadian kids couch potatoes? », Chronic Diseases and Injuries in Canada, septembre 2011, vol. 31, n°4. [page consultée le 7 février 2014] 
8.
QUÉBEC. MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DU LOISIR ET DU SPORT. Pour un virage santé à l’école – Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif, 2007, p. 11. [consulté le 15 septembre 2014] 
10.
QUÉBEC EN FORME. État de la situation 2010-2011. Document inédit, 2011. 
11.
EXTENSO. Tout le monde à table : rapport national, août 2012. 
13.
Hélène DESROSIERS, et collab. Enquête de nutrition auprès des enfants de 4 ans, Institut de la statistique du Québec, 2005, p. 121. 
14.
Marie MARQUIS, Yves P. FILION et Fannie DAGENAIS. « Does eating while watching television influence children’s food-related behaviours? », Revue canadienne de la pratique et de la recherche en diététique, printemps 2005, vol. 66, n° 1, p. 12-18. 
15.
David THIVEL, et Jean-Philippe CHAPUT. « Impact des activités sédentaires sur la prise alimentaire des jeunes », Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique, 2013, vol. 61, p. 399-405. 
16.
Mekdes K. GEBREMARIAM, et collab. « Are screen-based sedentary behaviors longitudinally associated with dietary behaviors and leisure-time physical activity in the transition into adolescence? », International Journal of Behavorial Nutrition and Physicial Activity, 2013, vol. 10, n° 9. 
17.
Natalie PEARSON, et Stuart J.H. BIDDLE. « Sedentary Behavior and Dietary Intake in Children, Adolescents, and Adults: A Systematic Review », American Journal of Preventive Medicine, août 2011, vol. 42, no 2, p. 178-188. 
20.
EXTENSO. Tout le monde à table : rapport national, août 2012. 
21.
« Television Viewing is Top of Screen Time for European Children and Increases Risk of Higher BMI and Consumption of Sugary Drinks », I Family – Investigating the determinants of food choice, lifestyle and health in European children, adolescents and their parents, I Family Project, 2013. [page consultée le 28 août 2014] 
25.
Valerie CARSON, et Ian JANSSEN. « Neighborhood disorder and screen time among 10-16 year old Canadian youth: A cross-sectional study », International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2012, vol. 9, n° 66. 
27.
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