Adolescentes et activité physique: il faut agir

Adolescente actives

Résumé

Les faits

  • Au Québec, seulement 38 % des adolescentes sont suffisamment actives, contre 55 % des adolescents.
  • L’activité physique des jeunes, particulièrement des filles, chute de façon marquée au tout début de l’adolescence, puis de façon régulière par la suite.
  • Le manque d’intérêt, le regard des autres, l’image corporelle et les doutes quant à leurs capacités physiques personnelles sont des obstacles majeurs pour les adolescentes.

Pistes d’actions

  • Offrir des activités physiques qui tiennent compte des goûts des adolescentes.
  • Organiser des occasions sportives entre filles.
  • Créer un environnement accueillant, respectueux de la capacité physique des participantes.

Table des matières

Les filles sont moins actives que les garçons

Des statistiques

  • Selon les données de l’enquête Health Behaviour in School-aged Children 2009-10 de l’Organisation mondiale de la Santé, les filles, quel que soit leur âge, sont systématiquement moins actives que les garçons dans les 41 pays sondés.
  • Par exemple, à 11 ans, 19 % des filles sont suffisamment actives, contre 28 % des garçons.
  • Selon les données canadiennes de cette enquête, à cet âge, 21 % des filles sont suffisamment actives, comparativement à 31 % des garçons[1].
  • En 2010, au Canada, 70 % des filles ont pratiqué régulièrement une activité physique, par rapport à 81 % des garçons. Moins de filles (27 %) que les garçons (35 %) ont pratiqué une activité physique 4 fois et plus par semaine[2].
  • En 2010, au Canada, les femmes ne représentaient que 38 % des membres au sein des organismes nationaux de sports d’été [3].
  • Au Québec, selon des données de l’Institut national de santé publique, seulement 38 % des adolescentes sont suffisamment actives, contre 55 % des adolescents[4].
  • En France, les garçons membres d’un club sportif consacrent de 2 h 30 à 3 h 30 par semaine à l’entraînement, tandis que les filles y consacrent de 30 min. à 2 h[5].

L’insécurité perçue par les parents. Selon une récente étude menée en Australie, la perception de l’insécurité du quartier par les parents (risque d’accidents, d’agression verbale ou physique) est associée à une restriction de l’activité physique des adolescentes, mais pas des adolescents[6].

Adolescence : l’activité physique diminue

  • Une recension de 26 études constate une diminution de l’activité physique à l’adolescence, particulièrement chez les filles, de l’âge de 9 à 12 ans (en moyenne -6 % par année sur 5 ans).[7]
  • En France, la fréquentation des clubs sportifs par les jeunes diminue beaucoup de 11 ans à 18 ans passant de 65 % à 42 % respectivement. Cette diminution est plus accentuée chez les filles.[5]
  • Selon l’Étude sur l’activité physique des jeunes au Canada de 2010-11, le nombre de pas faits chaque jour diminue tout au long de l’adolescence, tant chez les garçons que chez les filles. Ces dernières font, en moyenne, 12 000 pas par jour de 5 ans à 9 ans, 10 500 de 10 à 14 ans et un peu plus de 9 000 de 15 ans à 19 ans[8].

Des enfants et des adolescents en moins bonne santé.
L’aptitude cardiorespiratoire des jeunes de 6 à 19 ans a fortement diminué partout dans le monde, plus particulièrement en Amérique du Nord[9] Au Québec, chez les jeunes de 12 à 17 ans, la prévalence de l’embonpoint et de l’obésité est passée de 11 % en 1981 à 24,4 % en 2004[10].

Les obstacles à la pratique de l’activité physique

Les freins à l’activité physique des adolescentes sont multiples. Plusieurs organismes se sont penchés sur cette question : Kino-Québec et Québec en Forme[11], l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)[12], l’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique (ACAFS)[13], le Tucker Center for Research on Girls & Women in Sport[14], le bureau européen de l’Organisation mondiale de la Santé [15] et la Women Sport and Fitness Foundation (WSFF, Royaume-Uni)[16]. Des constats communs émergent de ces différents rapports.

Le manque de confiance en soi

Les filles doutent très tôt de leurs capacités physiques et motrices. Elles se perçoivent moins habiles dans les activités physiques et sportives que les garçons. Plus elles avancent vers l’adolescence, plus le sentiment d’incompétence vis-à-vis du sexe opposé s’intensifie, ce qui les amène à délaisser ces activités.

Ce manque de confiance en leurs capacités les décourage d’essayer de nouvelles activités ou des activités qu’elles perçoivent comme trop difficiles pour elles.

Le regard des autres

Le regard des autres, la perception souvent négative de leur corps et leur lutte intérieure avec les idéaux féminins peuvent décourager les adolescentes de pratiquer une activité physique : sueur, cheveux emmêlés, changements pubertaires, etc. Elles craignent notamment d’avoir l’air trop masculin auprès des garçons. Pour plus d’information, consulter la fiche sur l’image corporelle.

Hockey féminin : les perceptions changent

Dans un article paru en avril 2012 dans La Gazette des femmes, la hockeyeuse médaillée olympique Caroline Ouellette raconte que lorsqu’elle a commencé à pratiquer son sport, elle passait pour un garçon manqué et subissait des remarques machistes.

Les mentalités ont fini par changer explique-t-elle : « de "pas cool", le hockey féminin est devenu admiré, en partie depuis qu’il est présenté aux Olympiques (1998). Maintenant, les filles jouent dans des équipes féminines, elles viennent regarder nos matchs et sont fières »[17].

La pression de la compétition

Les adolescentes sont moins compétitives que les adolescents et apprécient nettement moins la pression liée à la performance exercée par les professeurs d’éducation physique ou les entraîneurs. La compétition est toutefois bien perçue par les filles lorsqu’elle est équilibrée.

L’influence des proches

L’influence des amies et des parents est très importante : si l’activité physique n’est pas encouragée par leurs proches, les filles seront plutôt sédentaires durant leurs loisirs.

Les cours d’éducation physique et l’offre sportive

  • Les programmes d'activités à l’école ou dans les clubs sportifs fonctionnent bien pour les adolescentes qui sont actives, mais pas auprès de la majorité, particulièrement celles qui sont inactives : elles déclarent ne pas aimer les activités qui y sont proposées.
  • Les adolescentes sont gênées d’avoir à performer devant les autres, surtout les garçons, durant les cours d’éducation physique.
  • Les programmes d’éducation physique, de sport et loisirs communautaires et d’entraînement pour les athlètes favorisent souvent les adolescents au détriment des adolescentes. Par exemple, « les politiques d’attribution des installations qui sont fondées sur l’utilisation antérieure désavantagent les filles et les femmes », selon l’ACAFS[13].

Les médias et le manque de modèles féminins

  • La couverture médiatique du sport féminin est déficiente.
  • Les modèles féminins sont peu nombreux.
  • Les femmes sont nettement sous-représentées dans tous les postes clés dans le monde du sport au Canada, par exemple[13] :
    • directeur des sports au sein du sport universitaire (17 %);
    • entraîneurs d’athlètes brevetés (20 %);
    • officiels reconnus (29 %);
    • directeur d’organismes nationaux de sport (33 %).
  • La situation au Québec n’est pas meilleure, selon une étude publiée en mai 2008 : les femmes sont très nettement sous-représentées dans les postes décisionnels, tant dans les fédérations que dans les unités régionales de loisir et des municipalités[18].

Les sportives sont presque absentes du petit écran

Une étude réalisée en 2004 aux États-Unis par la LA84 Foundation a révélé que 6,3 % des nouvelles sportives télévisées concernaient des athlètes féminines, tandis que 91,4 % montraient des athlètes masculins (2,3 % étaient neutres). Le rapport est plus équilibré seulement pendant les Jeux olympiques. De plus, les sports féminins présentés à la télévision sont peu variés : en 2004, 42 % des reportages concernaient le tennis[19]

Études et sondages auprès des jeunes

  • Les moqueries peuvent freiner la pratique d’activités physiques et sportives chez les jeunes, notamment ceux et celles à risque d’un excès de poids ou ayant un excès de poids : ils cherchent ainsi à se mettre à l’abri de situations provoquant des commentaires vexants. Ces derniers causent nettement plus d’anxiété sociale chez les filles que chez les garçons[20].
  • Selon une enquête menée auprès d’adolescents aux États-Unis, les filles perçoivent les railleries des garçons au sujet de leurs capacités physiques comme le plus grand obstacle à leur pratique de l’activité physique. Viennent ensuite les responsabilités (devoirs, tâches à la maison) puis elles-mêmes (manque de motivation ou d’intérêt, faible estime de soi, timidité)[21].
  • Selon une enquête réalisée au Royaume-Uni auprès de 1 500 jeunes, la moitié des filles interrogées ont eu des expériences négatives lors des cours d’éducation physique et de l’activité sportive à l’école. La même proportion juge que transpirer n’est pas très féminin. Un tiers des garçons pensent que les filles sportives ne sont pas très féminines[16].

Je n’ai pas le temps!
Le fait de manquer de temps est le principal obstacle à l’activité physique chez les jeunes de 11 à 13 ans qui sont moins actifs, selon une enquête faite en 2011 par Québec en Forme. Viennent ensuite les travaux scolaires, le transport et le coût des activités. Dans ce sondage, 43 % des filles, comparativement à 30 % des garçons, ont mentionné leurs aptitudes physiques comme un obstacle à la pratique d’activités physiques[22].

La pub : des messages peu stimulants.
Avant l’âge de 17 ans, les filles reçoivent au-delà de 250 000 messages de différents médias leur disant quoi manger et à quel type de femme ressembler. La grande majorité de ces messages ne les encourage pas à être physiquement actives[23].

Pistes d’actions pour faire bouger les adolescentes

Bien comprendre les adolescentes

  • L’ACAFS recommande que les gestionnaires, les entraîneurs et les bénévoles soient formés de façon à mieux comprendre les facteurs psychosociaux qui entravent ou favorisent la participation des filles à l’activité physique[13].
  • La WSFF, recommande que les écoles offrent aux jeunes des occasions d’échanger au sujet de la perception des capacités physiques et des normes concernant la féminité et la masculinité[16].

En Mouvement. Cette formation est offerte par Égale Action, en partenariat avec Québec en Forme. Elle s'adresse aux hommes et aux femmes qui oeuvrent dans les domaines du sport, de l'activité physique, du loisir, de l'éducation et de la santé et qui souhaitent augmenter la pratique de l’activité physique des filles inactives de 9 à 18 ans[24].

  • Les adolescentes des minorités visibles : mêmes obstacles. Le taux de participation à des activités physiques ou sportives des adolescentes des minorités visibles est généralement inférieur à celui des jeunes femmes non racialisées. Voilà pourquoi l’Association canadienne pour l’avancement des femmes du sport et de l’activité physique a réalisé une enquête en Ontario auprès de jeunes filles et adolescentes de 8 à 18 ans membres de communautés ethniques[25].
  • Les préoccupations des 150 participantes se sont révélées très similaires à celles de leurs consoeurs. Pour favoriser leur participation, les recommandations sont donc les mêmes, mais comportent un point spécifique : une formation des intervenants afin qu’ils soient bien outillés pour offrir des services inclusifs et éviter les préjugés et les stéréotypes au sujet des adolescentes des minorités visibles. Pour lire le rapport dans son intégralité : http://caaws.ca/onthemove.

Pour que ça fonctionne bien. Le programme En Mouvement! a relevé 10 facteurs de réussite pour la mise en place de programmes d’activités physiques parascolaires pour les filles et les jeunes femmes : plaisir, diversité et consultation sont des priorités[26]. Pour consulter la liste complète en ligne : http://www.caaws.ca/onthemove.

Miser sur leurs intérêts et le plaisir

  • Tous les experts s’entendent sur l’importance de consulter les adolescentes et de leur permettre de prendre des décisions dans la planification d’activités et la mise sur pied de programmes. Cette étape stimule leur intérêt et contribue à le maintenir.

Consulter les filles . Une école du comté de Devon, au Royaume-Uni, a mené un sondage auprès de filles de 11 à 16 ans faisant peu d’activités parascolaires. Cette consultation a mené à l’organisation de 4 nouvelles activités qui ont eu beaucoup de succès : aérobie, auto-défense, danse Bollywood et mise en forme réservée aux filles[27].

  • Il est très important d’offrir un éventail d’activités. La claque (cheerleading), la danse, la zumba, le plein air et le soccer sont populaires actuellement chez les filles[11]. Notez toutefois que les effets de mode peuvent modifier ces préférences.
  • Favoriser l’accès à des activités sportives plus récréatives que compétitives et offrant un aspect artistique (arts du cirque, danse, par exemple)[11]. Le plaisir est un élément-clé pour motiver les adolescentes à être actives[14].
  • Organiser des ateliers d’essai pour que les adolescentes puissent vérifier leur intérêt pour telle ou telle activité avant de s’inscrire à une série de cours.

Les activités favorisées par les adolescentes de 12 à 17 ans. En 2005, les adolescentes québécoises pratiquaient nettement plus les activités suivantes que les adolescents : marche pour l’exercice, natation, danse moderne ou sociale, volley-ball, cours d’exercices ou d’aérobie[11].

Favoriser l’acquisition progressive de compétences

  • Les activités et un encadrement qui permettent une acquisition progressive des aptitudes et des compétences donnent l’occasion aux adolescentes d’accumuler des réussites et de persévérer dans leur pratique[11] [13].
  • Permettre aux adolescentes de devenir des leaders dans l’organisation d’activités sportives, afin d’inciter d’autres filles à être actives. Les soutenir en leur offrant une formation[11][27].

Mentore active. Offerte par Égale Action, en partenariat avec Québec en Forme, la formation Mentore active s’adresse aux filles de 15 à 17 ans. Elle vise à donner confiance aux adolescentes pour qu’elles prennent en charge leur activité sportive et qu’elles organisent des activités pour l’ensemble des filles intéressées[28].

Encourager les adolescentes

  • Les professeurs d’éducation physique, les entraîneurs et les bénévoles ont un grand rôle à jouer pour inciter les filles à persévérer quelle que soit leur capacité de départ : accueil chaleureux, fixation d’objectifs réalistes et encouragements fréquents soutiennent la motivation lorsqu’elles doutent d’elles-mêmes[11][12][27].

Tenir compte des différences biologiques. Il faut adapter les programmes d’entraînement sportif en fonction des différences entre les filles et les garçons au chapitre de la croissance, de la maturation et du développement[29].

  • En soulignant autant le taux de participation aux activités physiques que les succès en compétition, les directions d’école contribuent à faire de l’activité physique l’affaire de toutes les filles, pas seulement des adolescentes déjà très actives[16].

Conférences gratuites pour motiver les filles. L’organisme Filleactive offre des conférences gratuites animées par des athlètes et des personnalités afin d’inspirer, de motiver et de renseigner les adolescentes de 13 à 17 ans. Pour en savoir plus : www.fillactive.ca/conferences.

  • Tous les rapports et études[30] consultés confirment que l’attitude et le soutien des parents sont primordiaux pour favoriser l’activité des filles : encourager, féliciter, aller assister aux répétitions ou aux parties, faire de l’activité physique avec elles, etc.[23]
  • L’importance des amies et amis. Plusieurs études et recensions ont également montré une corrélation entre une plus grande motivation à être et rester actif chez les jeunes, lorsque leurs amis le sont aussi et participent avec eux aux activités[30][31][32][33][34][35].

Qui sont-elles et comment les cibler? Dans le cadre d’une vaste étude d’intervention menée aux États-Unis (Trial of Activity for Adolescent Girls –TAAG), des chercheurs ont établi une typologie dans le but de cibler adéquatement les messages[36]. Dans son plus récent avis scientifique, Kino-Québec reprend ainsi ces 6 portraits types : les sportives, les « bon chic bon genre », les introverties, les rebelles, les intellectuelles et les marginales[37]. Voici l’orientation des messages à concevoir à leur intention pour favoriser l’activité physique.

  • Sportives : faire la promotion de tous les types d’activités et de compétitions.
  • Bon chic bon genre : présenter des filles à la mode et des occasions de socialiser.
  • Introverties : mettre l’accent sur le confort et sur la capacité à être active seule ou en petit groupe.
  • Rebelles : messages montrant la possibilité d’être active sans joindre une équipe.
  • Intellectuelles : associer l’activité à une réalisation ou à quelque chose d’important pour l’école.
  • Marginales : associer l’activité physique au choix, à l’indépendance et à la possibilité d’établir ses propres règlements.

Pour consulter le tableau complet, voir l’annexe IV de l’avis scientifique de Kino-Québec.

Créer des environnements favorables

Voici quelques-unes des nombreuses façons de tenir compte des adolescentes dans la promotion, l’offre et l’organisation d’activités physiques et sportives[11][13][16].

  • Modifier les politiques d’attribution pour assurer un accès équitable aux installations pour les filles et les femmes.
  • Augmenter la présence de modèles féminins significatifs en favorisant notamment la présence de femmes aux postes de responsabilités dans les organismes de loisirs actifs et de sport. La Fédération québécoise des sports cyclistes a notamment mis sur pied un programme de ce type auquel ont participé 52 femmes. La Fédération Plongeon Québec a amorcé un programme semblable en collaboration avec Égale Action.
  • Inciter les médias à augmenter la proportion des reportages consacrés aux sports féminins.
  • Offrir des occasions d’activités physiques et sportives entre adolescentes seulement. Par exemple, l’organisme Filleactive organise, à la demande des écoles, des événements intitulés « Activité spéciale entre filles ».
  • S’assurer que les vestiaires des installations sportives sont propres et accueillants.
  • Assurer la sécurité des lieux de pratique et des trajets pour s’y rendre (éclairage des rues, par exemple).

Pour faire une différence auprès des filles. Égale Action offre une formation sur mesure aux femmes travaillant ou oeuvrant bénévolement dans les milieux du sport, du loisir, de la santé, de l'éducation ou de l'activité physique. Bien communiquer, résoudre les conflits, concilier vie professionnelle et personnelle et comment influencer le changement sont les 4 thèmes abordés au cours des ateliers[38].

Des activités pour les filles et par les filles

  • Fillactive dans les Laurentides. En mai 2012, près de 350 filles de 5 écoles des Laurentides ont participé à une course de 5 km. Pour relever ce défi, elles ont suivi un programme d’entraînement de 6 à 8 semaines. Elles ont été accompagnées par une équipe de kinésiologues, nutritionnistes et mentors de l’organisme Filleactive[39].
  • Le Défi des neiges à Stoneham. En 2011, 350 filles ont participé au Défi des neiges organisé par Fillactive[40][41]. Débutante, super bonne ou prête à essayer, quel que soit le niveau de l’adolescente, le Défi des neiges est ouvert à toutes et a lieu dans un espace réservé. En 2013, il aura lieu à la station touristique Stoneham (18 janvier 2013) et Mont Avila (15 février 2013). Voir la vidéo du Défi des neiges 2011.
  • École Paul-Chagnon à Longueuil : l’innovation, ça marche! Deux nouvelles disciplines ont eu beaucoup de succès auprès des adolescentes : la claque (cheerleading) et la corde acrobatique. Ces activités leur donnent un sentiment d’appartenance à l’école et leur permettent de se dépasser[11].
  • Récréations dansantes à l’école Sainte-Louise-de-Marillac. Récréations dansantes à l’école Sainte-Louise-de-Marillac. Trois fois par semaine, environ 35 filles répètent au gymnase durant les récréations. Leurs chorégraphies sont ensuite présentées à l’école à l’occasion d’événements spéciaux[11].
  • Activités spéciales entre filles. Andréanne Éthier-Chiasson, spécialiste du wakeboard, a initié plusieurs débutantes à ce sport extrême en juillet 2012 à Pointe-Calumet.

Fit for Girls (Écosse). Ce programme qui encourage les filles à être actives rejoint 85 % des écoles en Écosse[42]. Par exemple, l’école Arran High dans le comté North Ayrshire, en collaboration avec un hôtel équipé d’une piscine, a organisé un club de natation exclusivement réservé aux filles[43].

GoGirlGo! (États-Unis). Créé par la Women Sport Foundation, le programme GoGirlGo![44] est présent à Atlanta depuis 2004 et à New York depuis 2011. Objectif : faire bouger les filles de 8 à 18 ans. À Atlanta, le programme a créé un réseau de près de 400 organismes communautaires dédiés à cette cause.

Projets dans la communauté


Projet Description Groupe d'âge Région Thèmes

Camps Odyssée

Les Camps Odyssée encouragent un mode de vie physiquement actif chez les jeunes.

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Les Camps Odyssée visent à augmenter la qualité de l’animation des activités physiques et à créer des conditions favorables à l’adoption de comportements alimentaires sains et d’un mode de vie physiquement actif chez les jeunes.

 

Cela passe par des activités de formation, d’éducation, de sensibilisation et de promotion, en partenariat avec les milieux locaux et des organismes nationaux dans une perspective de déploiement des mesures dans l’ensemble des camps certifiés du Québec.

 

Info

Site web : www.camps-odyssee.com

Téléphone : 418 529-5323 ou 1 888 699-9091

Courriel : info@camps-odyssee.com

Tous
Toutes les régions
Adolescentes, Activité physique

Diplôme d’aptitude aux fonctions d’animateur (DAFA)

Le Conseil québécois du loisir propose le diplôme d’aptitude aux fonctions d’animateur (DAFA) aux jeunes pour assurer la sécurité en animation.

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Le diplôme d’aptitude aux fonctions d’animateur (DAFA) est une formation de base en animation qui s’adresse aux animateurs de camps de jour, de camps de vacances et de centres communautaires.

 

La création du DAFA vise à offrir un standard de qualité et de sécurité en animation, à valoriser le travail des animateurs et à encourager la relève dans le milieu du loisir. Cette formation comprend les volets « Saines habitudes de vie » et « Développement moteur », en plus de donner accès aux banques de jeux développées au fil des ans par Québec en Forme.

 

La formation théorique dure 33 heures et le diplômé doit également participer à une formation pratique de 35 heures.

 

Le Conseil québécois du loisir croit que le DAFA est un excellent moyen pour contrer les difficultés de recrutement, de formation et de rétention de personnel.

 

Info

Site web : www.formation-animation.qc.ca

Téléphone : 514 252-3132, poste 3918

Courriel : info@formation-animation.qc.ca

13-17 ans
Toutes les régions
Adolescentes, Activité physique

Égale Action : Les filles dans la mire !

Le projet Les filles dans la mire ! de l'organisme Égale Action fait la promotion de la participation des femmes de tous âges en sport et en activité physique.

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Les filles dans la mire! est une stratégie en trois temps permettant :

  • la valorisation de la place et des réalisations des filles en activité physique et en sport.
  • Le développement de l’autonomie des filles de 9 à 17 ans dans l’acquisition de saines habitudes de vie.
  • La formation des intervenants appelés à travailler auprès des filles en sport et en activité physique.

La phase 1 de Mentore Active vise le développement du leadership chez les adolescentes.

La phase 2 propose la tenue d’ateliers En Mouvement pour sensibiliser partenaires, gestionnaires, coordonnateurs et responsables à la réalité des filles en matière d'activité physique et sportive. 

Info

Site web : www.egaleaction.com

Téléphone : 514 252-3114, poste 3615

Courriel : info@egaleaction.com

9-17 ans
Toutes les régions
Adolescentes, Activité physique

En forme au secondaire

Le programme En forme au secondaire du RSEQ propose des outils d’intervention pour aider les enseignants en éducation physique à évaluer et à suivre l’évolution de la condition physique des adolescents.

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Les épreuves et le système de notation ont été élaborés par le Centre de recherche interdisciplinaire sur la qualité et les saines habitudes de vie de l’Université du Québec à Chicoutimi. Ces tests permettent aux éducateurs physiques de déterminer avec précision les forces et les faiblesses des élèves.

 L’inscription au programme comprend :

  • une trousse d’intervention, qui inclut tout le matériel nécessaire pour l’organisation des épreuves avec les élèves
  • une plateforme virtuelle En forme, qui permet de créer facilement une fiche de résultats évolutive pour chacun des élèves et de produire pour eux des certificats de pointage stimulants.
13-17 ans
Toutes les régions
Adolescentes, Activité physique

Fillactive : découvrir l'activité physique par le plaisir

Fillactive fait la promotion de l’activité physique pour le plaisir chez les adolescentes au Québec.

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Fillactive est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de faire découvrir aux adolescentes les avantages et le plaisir qui découlent de la pratique d’activités physiques dans un environnement positif, valorisant et ouvert à toutes.

 

Pour réaliser son mandat, l’organisme propose 3 types d’activités : le FitClub (course à pied), les sorties de filles et le Défi des neiges (surf et ski).

 

Depuis 2007, Fillactive parcourt les écoles, les camps et les événements au Québec et en Ontario afin de sensibiliser les jeunes filles à l’activité physique tout en leur proposant plusieurs moyens d'en faire.

 

Les 3 valeurs Fillactive sont :

  • la découverte du plaisir que procure la pratique d’activité physique;
  • la saine alimentation;
  • l’importance de la bonne estime de soi.

 

Info

Site web : www.fillactive.ca

Courriel : info@fillactive.ca

Téléphone : 450 430-5322

13-17ans
Toutes les régions
Adolescentes, Activité physique

Inter’Actions Jeunesse Gaspésie–Les Îles

Inter’Actions Jeunesse Gaspésie–Les Îles participe à offrir aux jeunes de 5 à 17 ans des activités physiques appropriées et structurées.

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L'objectif du projet Inter’Actions Jeunesse Gaspésie–Les Îles est de favoriser un mode de vie physiquement actif et de rendre les milieux de la région plus dynamiques et ouverts pour les jeunes de 5 à 17 ans et leurs familles.

 

L’Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (URLS) veut ainsi offrir aux jeunes plus de loisirs structurés et une plus large gamme d’activités physiques organisées.

Info

Site web : /www.urlsgim.com

Téléphone : 418 388-2121

Courriel : informations@urlsgim.com

Tous
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (11)
Adolescentes, Activité physique

Rédaction: Veille Action

Révision terrain: Geneviève Gagné, conseillère en activité physique, Québec en Forme

Révision scientifique: Suzanne Laberge, PhD, professeure titulaire, directrice adjointe, Laboratoire de sociologie du sport et de promotion de l’activité physique, Département de kinésiologie, Université de Montréal

Fiche créée le: 22 novembre 2012

Références

Bibliographie

Notes

1.
Currie C et al. eds. Social determinants of health and well-being among young people. Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) study: international report from the 2009/2010 survey. Copenhagen, WHO Regional Office for Europe, 2012 (Health Policy for Children and Adolescents, No. 6). 
2.
Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie (ICRCP ). Sondage indicateur de l'activité physique en 2010. Bulletin 02 : Activités sportives des enfants et des adolescents. [Consulté le 1er novembre 2012] 
3.
Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique (ACAFS).Engagement actif des femmes et des filles : Aborder les facteurs psychosociaux 2012.[Consulté le 30 octobre 2012] 
5.
Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (France).  Promouvoir l’activité physique des jeunes. Élaborer et développer un projet de type Icaps 2011. [Consulté le 3 novembre 2012] 
7.
Dumith SC, Gigante DP, Domingues MR, Kohl HW 3rd Physical activity change during adolescence: a systematic review and a pooled analysis. Int J Epidemiol. 2011 Jun;40(3):685-98. 
8.
Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie.Bulletin 02: Niveaux d’activité physique des enfants et des jeunes. Étude sur l’activité physique des jeunes au Canada de 2010-11.[Consulté le 3 novembre 2012] 
9.
Secular changes in pediatric aerobic fitness test performance: the global picture. Tomkinson GR, Olds TS. Med Sport Sci. 2007;50:46-66. 
11.
Kino-Québec et Québec en Forme (2012). L'activité physique et sportive des adolescentes : bilan, perspectives et pistes d'action [Consulté le 30 octobre 2012] 
13.
Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique (ACAFS). Engagement actif des femmes et des filles : Aborder les facteurs psychosociaux, 2012. [Consulté le 30 octobre 2012] 
14.
The Tucker Center for Research on Girls & Women in Sport (2007). Executive Summary.  The 2007 Tucker Center Research Report, Developing physically active girls: An evidence-based multidisciplinary approach. University of Minnesota, Minneapolis, MN. [Consulté le 30 octobre 2012] 
15.
World Health Organization. Regional Office for Europe.  Young and physically active: a blueprint for making physical activity appealing to youth. [Consulté le 30 octobre 2012] 
16.
Women Sport and Fitness Foundation (Royaume-Uni). Changing the Game, for Girls, 2011. [Consulté le 3 novembre 2012] 
17.
Guillemette, Mélissa.  Athlètes féminines en remontée. Gazette des femmes, 10 avril 2012. Consulté le 3 novembre 2012] 
19.
Amateur Athletic Foundation of Los Angeles, July 2005. Gender in televised Sports : News and Highlights shows, 1989 – 2004. [Consulté le 3 novembre 2012] 
20.
Peer victimization, psychosocial adjustment, and physical activity in overweight and at-risk-for-overweight youth. Storch EA, Milsom VA, Debraganza N, Lewin AB, Geffken GR, Silverstein JH. J Pediatr Psychol, Août 2012. Vol. 102 (8) [Consulté le 22 octobre 2012] 
21.
Listening to Girls and Boys Talk About Girls’ Physical Activity Behaviors. Maihan B. Vu, Dale Murrie, Vivian Gonzalez, Jared B. Jobe Health Educ Behav. 2006 February; 33(1): 81–96 
22.
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