Veille - Aménagement et urbanisme

Avantages et inconvénients de 4 environnements bâtis

La comparaison du bâti de 4 quartiers permet d’en savoir plus sur l’activité physique, le bien-être et les perceptions des résidents.


      1. Traditionnel                  2. Banlieue            3. Lotissement « fermé »    4. Mini-lotissement

Les auteurs de cette étude, unique en son genre, ont sélectionné 4 environnements bâtis très différents situés à Tucson en Arizona. Après avoir soumis un questionnaire détaillé à 486 résidents, ils sont arrivés aux constats suivants :

  • Les gens qui habitent dans des quartiers traditionnels qui combinent des logements et des commerces de proximité sont ceux qui marchent le plus. En revanche, ils se sentent les moins protégés contre la criminalité.
  • Les habitants des lotissements de banlieue rapportent le meilleur niveau de bien-être général.
  • Les personnes habitant des lotissements accessibles par un seul endroit (avec ou sans barrière de sécurité à l’entrée) ne se sentent pas plus à l’abri de la criminalité que les habitants des quartiers de type 2 ou 3. Comme le design de ces quartiers « fermés » nuit à la connectivité des villes dans lesquelles ils sont situés, les chercheurs recommandent que leurs avantages sécuritaires réels soient évalués.
  • Les gens qui habitent des mini-lotissements composés d’un nombre restreint de maisons rapportent avoir le plus d’interactions sociales avec leurs voisins. Les maisons de ces quartiers sont généralement construites en rangée autour d’un espace vert et peuvent disposer d’installations partagées (piscine, stationnement).

Des arbres et un bon entretien s’il-vous-plaît

Les nombreuses données colligées et croisées par les chercheurs confirment que la présence d’arbres, quel que soit le type de quartier, offre des avantages variés aux résidents comme la marche de loisir, le bien-être, le sentiment de sécurité et les interactions sociales avec les voisins. Ils soulignent aussi l’importance d’un entretien régulier des espaces naturels et urbains (graffitis, déchets, etc.).

Texte complémentaire : « Réparer » la banlieue : un défi urbanistique complexe

Sources : Futurity, Zuniga-Teran, A.A et collab. Neighborhood Design, Physical Activity, and Wellbeing: Applying the Walkability ModelInt. J. Environ. Res. Public Health 201714, 76.

Veille Action – 17 mars 2017