Veille - Activité physique

Ados physiquement actifs à l’école : revue des environnements favorables

L’environnement physique, social et « politique » des écoles secondaires influence l’activité physique des adolescents, confirme une recherche de grande envergure.

L’objectif des chercheurs, qui ont scruté les résultats de 93 études, était de vérifier quels facteurs environnementaux sont les plus susceptibles d’inciter les adolescents à bouger à l’école. Pour étoffer leur travail, les auteurs ont choisi de retenir à la fois des études quantitatives (68)* et qualitatives (25)*.

L’environnement physique

Selon les auteurs de cette revue systématique, le plus important n’est pas tant le nombre ou l’accès à des installations, mais plutôt la disponibilité d’endroits spécifiques que les étudiants perçoivent comme étant adéquats pour l’activité physique et accessibles (terrain de baseball ou gymnase, par exemple).

L’accès à un espace suffisant dans le cadre des cours d’éducation physique, mais aussi dans l’ensemble de l’école est un autre facteur favorable qui ressort de cette revue systématique.

Le manque d’équipement ou des équipements de mauvaise qualité constituent un obstacle majeur à la pratique de l’activité physique à l’école, surtout pour les garçons.

L’environnement social

Les études scrutées par les chercheurs révèlent l’importance d’instaurer une « culture scolaire » qui promeut et favorise l’activité physique de tous les élèves, plutôt que de cibler uniquement ceux qui sont déjà actifs et performants.

L’attitude et le comportement de l’enseignant d’éducation physique contribuent de façon importante à la motivation des élèves. Favoriser un climat d’apprentissage des habiletés physiques plutôt qu’un contexte compétitif et encourager l’autonomie des jeunes font partie des stratégies gagnantes.

L’environnement « politique »

Plusieurs études révèlent une association positive entre l’activité physique des jeunes dans les écoles offrant des activités physiques sur place, tandis qu’une telle association n’existe pas dans le cas des écoles qui organisent des compétitions interscolaires. Les auteurs constatent aussi que la qualité des cours d’éducation physique est plus importante que le nombre de cours offerts.

Certaines règles relatives aux récréations constituent des obstacles à l’activité physique : interdiction d’utiliser de l’équipement ou d’aller au gymnase ; limitations des récréations à l’extérieur ou de l’activité physique durant la récréation.

Les auteurs concluent que les chercheurs veulent mettre au point des interventions scolaires cohérentes doivent reconnaître l’importance et la complexité des facteurs environnementaux influençant l’activité physique et les comportements sédentaires des adolescents. 

Pour lire l’étude : Morton KL, et al. The school environment and adolescent physical activity and sedentary behaviour: a mixed-studies systematic review. Obes Rev. 2015 Dec 18.

Pour en savoir plus sur les pistes d'action pour intégrer davantage d'activité physique à l'école, lire la fiche Un mode de vie physiquement actif à l’école pour favoriser la réussite éducative. 

Veille Action – 5 janvier 2016

* Ces deux types de recherches sont complémentaires. La recherche qualitative utilise des observations non numériques pour expliquer le « pourquoi » et générer des hypothèses. Les méthodes quantitatives se fondent plutôt sur des données pouvant être quantifiées pour expliquer le « comment » et vérifier des hypothèses (source : Association des facultés de médecine du Canada).