Veille - Activité physique

L’école : un lieu d’apprentissage qui favorise l’obésité chez les jeunes?

L’environnement scolaire représente un lieu-clé d’intervention pour lutter contre l’obésité chez les jeunes, conclut un éditorial publié dans le Canadian Medical Association Journal (CAMJ).

Dans cet éditorial, la Dre Diane Kelsall, qui est aussi la rédactrice en chef adjointe du CAMJ, affirme que, au-delà des seuls cours d’éducation physique, l’école dispose de plusieurs leviers pour faire la promotion de saines habitudes de vie. À ce titre, il importe de revoir le déroulement des journées que nos jeunes passent à l’école.

Petit rappel des faits

Au Canada, 85 % des enfants de 3 à 4 ans atteignent les niveaux d’activité physique recommandés. Par contre, souligne Diane Kelsall, seulement 4 % des adolescents respectent ces recommandations.

En outre, le tiers des jeunes sont en surpoids ou obèses. Cette condition accroît leur risque de développer des maladies d’adultes qui vont miner leur santé pour le reste de la vie.

Diane Kelsall reconnaît que l’obésité est un problème complexe et qu’il faut donc recourir à un ensemble de mesures diverses pour le résoudre. C’est pourquoi, insiste-t-elle, les interventions en milieu scolaire doivent être tout aussi multiples que variées.

Quelques pistes d’action

  • L’éducation physique devrait être obligatoire, tout au long du secondaire, et conçue pour inciter les jeunes à pratiquer des activités physiques soutenues.
  • Le transport par autobus scolaire ne devrait être accordé qu’à partir d’une distance minimale de quelques kilomètres dans le but de favoriser le transport actif.
  • Les heures passées en classe, assis sur une chaise, sont trop longues et devraient être ventilées par des moments où les jeunes ont l’occasion de bouger.
  • Les cantines scolaires qui offrent des menus exemplaires ne suffisent pas. Il est aussi nécessaire que l’école offre une éducation culinaire à tous les enfants.
  • Les cours auraient avantage à commencer plus tard le matin, au niveau secondaire. Cette mesure permettrait de compenser la tendance des adolescents à se coucher tard. De la sorte, on leur offre la possibilité d’allonger leurs heures de sommeil.

De tels changements représentent de nombreux défis, tant pour les responsables scolaires que pour les enseignants et les parents. Mais, de conclure la docteure Kelsall, ces changements sont essentiels à l’acquisition, par nos jeunes, de saines habitudes de vie. À nous de choisir ce qui est le meilleur pour eux.

Source : Canadian Medical Association Journal

Conseil québécois sur le poids et la santé et Veille Action - 1er avril 2015