Veille - Activité physique

Let’s Move, 5 ans plus tard : une campagne qui ne s’essouffle pas

La campagne Let’s Move, lancée il y a 5 ans par la première dame des États-Unis, Michelle Obama, ne cesse de prendre de l’ampleur, bien que ses impacts semblent mitigés.

Cette campagne de sensibilisation avait pour objectif d’offrir des repas plus sains dans les écoles et de donner aux jeunes plus d’occasions d’être actifs physiquement au moins 60 minutes par jour.

En janvier 2015, le Département de l’agriculture des États-Unis (USDA) annonçait que 7 022 écoles, dans les 50 États du pays, avaient relevé, sur une base volontaire, le défi HealthierUS School Challenge : Smarter Lunchrooms (HUSSC: SL) afin d’offrir des repas santé à leurs élèves.

Dans la foulée de Let’s Move, le Presidential Youth Fitness Program était créé, en 2012, afin de promouvoir l’activité physique en milieu scolaire. Ce programme, auquel les écoles adhèrent sur une base volontaire, fournit des outils d’évaluation de la condition physique des élèves et les moyens de suivre leurs progrès. Toutefois, en 2014, moins de 10 % des écoles primaires et secondaires programmaient, au quotidien, des activités physiques.

Une campagne de sensibilisation qui influence aussi l’industrie alimentaire

Dans la foulée de cette campagne, des géants de l’alimentation se sont engagés à ouvrir 1 500 marchés d’alimentation auprès de communautés ayant un accès limité à des aliments sains.

Les plus grands fabricants d’aliments transformés ont promis, pour 2015, d’alléger leurs produits d’un total de 1 500 milliards de calories.

La compagnie Disney, dès 2015, va exiger de ses annonceurs que les aliments dont ils veulent faire la promotion respectent les directives de la USDA en matière de saine alimentation. Bref, plus de fruits et légumes et moins de sel, de sucre et de gras.

Ces quelques exemples, parmi d’autres, illustrent une véritable tendance de fond. Par contre, les résultats se font toujours attendre puisque, selon le Center for Disease Control and Prevention (CDC), le taux d’obésité, chez les moins de 19 ans, n’avait pas varié en 2012.

Seule exception, notent les chercheurs qui ont compilé ces données, le taux d’obésité chez les 2 à 5 ans est passé de 12 %, en 2009-2010, à 8 % en 2011-2012. Les auteurs en ignorent les causes exactes, mais ils soulignent que, entre temps, les garderies et les maternelles ont grandement amélioré leur offre alimentaire tout en visant des niveaux d’activité physique plus élevés pour les jeunes.

Sources : Bilan sommaire de Let’s Move, Données compilées par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Communiqué de presse des CDC, Communiqué de presse du (HUSSC : SL), Retour sur le Presidential Youth Fitness Program

Veille Action – 23 mars 2015